« Il est besoin d’un lecteur d’un geste de papier
D’un miroir Tu es visage ma feuille mon échancrure
Je suis le tissu pour que tu sois ton vide La surface
Pour que froisse la main L’aber où l’eau s’aiguise
Racine où le sol tressaille Ton blanc mon noir
Le creux pour ma difficulté le blanc pour que je sois
Ce dessin que je ne serais pas Tu es peau pour
Mon alphabet J’étais l’air pour que tu m’engorges
Alvéole pour que tu fusses arcade »

Michel Deguy, Donnant donnant, Poèmes 1960-1980,
Paris, Gallimard, coll. « Poésie », 2006, p. 158.



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Une réponse à « Citation du jour — Michel Deguy »

  1. […] encore Coeur élégie rouge de James Sacré ou encore À ce qui n’en finit pas, thrène de Michel Deguy. Sans oublier, bien sûr, les sublimes ouvrages que sont Leçons et Chants d’en bas de […]

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