« J’écris à voix basse comme parle le lilas dans la nuit profonde et qu’il donne les dernières gouttes de son sang mauve. J’écris comme les étoiles qui planent en ignorant les dormeurs dans leur lit, les puissants à leur whisky, les morts à leurs soupirs. J’écris comme on rêve. Qu’est-ce que tu as, qu’est-ce qui t’arrive, on dirait que ton visage rompt les amarres, qu’il prend le large, pourquoi, étant avec nous, n’es-tu pas avec nous ? »
Christian BOBIN, Le murmure, Paris, Gallimard, 2024, coll. « Folio », p. 17-18.


Laisser un commentaire