Julien Gracq affirmait dans Lettrines :
« Quand il n’est pas songe, et, comme tel, parfaitement établi dans sa vérité, le roman est mensonge, quoi qu’on fasse, ne serait-ce que par omission et d’autant plus mensonge qu’il cherche à se donner pour image authentique de ce qui est. »
Et c’est cette célèbre citation qui m’est venue à l’esprit lorsque Filomena Iooss, présidente de l’association Brasil Azur, a présenté, hier, à l’occasion du dernier « Chocolat littéraire » proposé par l’association, le dernier livre de Patrick Mottard, intitulé Baie des songes, en présence de l’auteur, également professeur de droit à l’Université de Nice, homme politique et blogueur, qui était présent pour parler de son livre et répondre aux questions des convives.

Baie des songes est un recueil de nouvelles. Leur point commun est l’ambiance niçoise dans laquelle évoluent les personnages : ici la Promenade des Anglais, là le Mont Chauve, apparaissent au fil des pages. Et en effet, ces nouvelles sont autant de « songes ». Y affleure, au-delà du réalisme, une certaine forme de fantastique qui a permis à Filomena Iooss de comparer l’ouvrage au mouvement latino-américain du « réalisme magique ». Il y a également une rafraîchissante fantaisie dans ce recueil où, non sans humour, l’auteur imagine, par exemple, un amusant programme d’échange de monuments en vue d’attirer les touristes. C’est ainsi que le fameux Christ Rédempteur du Corcovado, à Rio de Janeiro, aurait été transféré au sommet de la colline de Rauba Capeù, au-dessus du Monument aux Morts…
(Image d’en-tête : la Promenade des Anglais, Wikimedia Commons, libre de réutilisation)


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