Citation du jour — Alfred de Musset

« Que j’aime le premier frisson d’hiver ! le chaume,
Sous le pied du chasseur, refusant de ployer !
Quand vient la pie aux champs que le foin vert embaume,
Au fond du vieux château s’éveille le foyer ;

C’est le temps de la ville. — Oh ! lorsque l’an dernier
J’y revins, que je vis ce bon Louvre et son dôme,
Paris et sa fumée, et tout ce beau royaume
(J’entends encore au vent les postillons crier),

Que j’aimais ce temps gris, ces passants et la Seine
Sous ses mille falots assise en souveraine !
J’allais revoir l’hiver. — Et toi, ma vie, et toi !

Oh ! dans tes longs regards j’allais tremper mon âme ;
Je saluais tes murs. — Car, qui m’eût dit, madame,
Que votre cœur sitôt avait changé pour moi ? »

Alfred de Musset, « Sonnet », Premières poésies 1829-1835,
Paris, Charpentier, 1890.



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3 réponses à « Citation du jour — Alfred de Musset »

  1. […] cadre scolaire ou universitaire, mais suffisamment sobre pour laisser résonner les mots. Prévert, Musset, La Fontaine, Hugo, Baudelaire et Lamartine sont ainsi successivement convoqués, avant de terminer […]

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  2. […] Dans l’un de ses sonnets, Alfred de Musset s’écrie : « Que j’aime le premier frisson d’hiver !«  On voit ainsi que l’hiver est loin d’être une saison dépréciée…• Dans le […]

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  3. […] Le « premier frisson d’hiver » d’Alfred de Musset […]

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