Je suis tombé, il y a quelque temps, sur La Métaphysique des tubes, d’Amélie Nothomb. Je l’ai lu, et je l’ai trouvé agréable et sympathique.
C’est une autobiographie.
Mais, bien sûr, impossible d’écrire aujourd’hui une autobiographie comme l’aurait fait Jean-Jacques Rousseau : trop conventionnel, trop grandiloquent. Raconter sa vie, sa propre vie, c’est quand même un projet hyper égocentrique. Alors, on peut trouver diverses stratégies. Celle d’Amélie Nothomb, c’est d’en jouer.
Dès les premières lignes, la narratrice se prend pour Dieu. Rien que ça. Et, d’ailleurs, ce n’est pas sans justification : l’enfant qu’elle était, raconte-t-elle, est comme un enfant-Dieu.
L’histoire se passe au Japon, et elle est racontée à travers le regard d’une enfant. Ce choix de point de vue permet de sortir de l’autobiographie traditionnelle. Dès lors, il ne s’agit plus tant de savoir ce qui relève de la réalité, et ce qui appartient à la fiction. Les deux sont indissociables.
Je n’ai pas pu ne pas penser au Journal d’un enfant sage de Jean-Michel Maulpoix : comme le poète, Amélie Nothomb se place dans la peau d’une enfant. On a l’impression, dans les deux ouvrages, que ce choix énonciatif vient revivifier des genres anciens, et leur apporter une belle fraîcheur.
Amis lecteurs, si vous avez lu l’ouvrage en question, qu’en avez-vous pensé ?

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