Depuis trois jours je l’ai perdu,
Depuis trois jours je me lamente,
Je pleure un ami disparu.
Mon cœur portera plaie béante.
Grande fête fut donnée au château.
Chevaliers paradaient sur leurs chevaux
Sous les applaudissements de leurs dames,
Les clameurs des cors et le bruit des lames.
Les bannières brandies flottaient dans le vent.
Moult seigneurs du comté vinrent céans
Pour participer à la grande chasse.
Les meilleurs oiseaux de proie en la place
Avaient été choisis pour l’occasion.
A ce point je vis mon meilleur faucon
Arriver royalement dans le ciel
Il attendait alentour mon appel.
Quand il se percha dessus mon poignet,
Sans faire détour et sans rechigner,
Je contemplai ses yeux vifs et sombres,
Qui observaient là-haut une colombe,
Ses pattes fauves de brun tachetées,
Son air impérial plein de majesté.
Son plumage semblait cape d’un roi.
L’oiseau fut lancé qui força sa proie,
La poursuivit longtemps, et l’attrapa.
Vint le soir et l’oiseau ne rentra pas.
Depuis trois jours je l’ai perdu,
Depuis trois jours je me lamente,
Je pleure un ami disparu.
Mon cœur portera plaie béante.
Gabriel Grossi
Texte personnel.
Je viens de retrouver ce poème parmi mes anciens écrits. J’avais rédigé ce poème quand j’étais en Cinquième, pour un concours de poésie qui s’était tenu dans le cadre de la Fête Médiévale de la ville de Cagnes-sur-Mer, et j’avais été heureux de recevoir le premier prix. Je remercie mon professeur de français de l’époque, Mme Sylvia Storaï, de m’avoir incité à participer à ce concours.
Ecouter ce poème mis en musique par l’IA :

Image d’en-tête par Capri23auto de Pixabay


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