Depuis trois jours je l’ai perdu,
Depuis trois jours je me lamente,
Je pleure un ami disparu.
Mon cœur portera plaie béante.

Grande fête fut donnée au château.
Chevaliers paradaient sur leurs chevaux
Sous les applaudissements de leurs dames,
Les clameurs des cors et le bruit des lames.
Les bannières brandies flottaient dans le vent.
Moult seigneurs du comté vinrent céans
Pour participer à la grande chasse.
Les meilleurs oiseaux de proie en la place
Avaient été choisis pour l’occasion.
A ce point je vis mon meilleur faucon
Arriver royalement dans le ciel
Il attendait alentour mon appel.
Quand il se percha dessus mon poignet,
Sans faire détour et sans rechigner,
Je contemplai ses yeux vifs et sombres,
Qui observaient là-haut une colombe,
Ses pattes fauves de brun tachetées,
Son air impérial plein de majesté.
Son plumage semblait cape d’un roi.
L’oiseau fut lancé qui força sa proie,
La poursuivit longtemps, et l’attrapa.
Vint le soir et l’oiseau ne rentra pas.

            Depuis trois jours je l’ai perdu,
            Depuis trois jours je me lamente,
            Je pleure un ami disparu.
Mon cœur portera plaie béante.

Gabriel Grossi
Texte personnel.

Je viens de retrouver ce poème parmi mes anciens écrits. J’avais rédigé ce poème quand j’étais en Cinquième, pour un concours de poésie qui s’était tenu dans le cadre de la Fête Médiévale de la ville de Cagnes-sur-Mer, et j’avais été heureux de recevoir le premier prix. Je remercie mon professeur de français de l’époque, Mme Sylvia Storaï, de m’avoir incité à participer à ce concours.

Ecouter ce poème mis en musique par l’IA :

Image d’en-tête par Capri23auto de Pixabay



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12 réponses à « Un ami disparu »

  1. tatianapanaitescu

    le motif du faucon vous a determine- bien a lage d adolescent, d ecrire sur un evenement reel portant aux traditions du monde mediterane. L enfant au faucon vise aussi l apprentissage des jeuns arabes, sou le ciel libre, apprentissage donne par leur pere, pour les rendre conscients qu ils sortent dun age pour devenir de veritables guerriers. les rituels chevaleresques en Provence, le sonnet, le douce style nouveau se melangent dans un poeme personnel – ayant le motif de la memoire/ familiale – avec la culture de votre pays.
    Le faucon et la colombe blance/ dans un danse rituel de vie et de mort/ d amour fatal et farouche a la fois – representent d une facon allegorique/ une mise en scene/ en abyme des experiences a venir, pour l adolescent.
    Le langage/ tres applique sur les models linguistique dume epoque revolue, chevaleresque/ impriment le charme a part de cet ouvrage !
    Les jours de la Francophonie approchent ! Bon succes a vous !

    Aimé par 1 personne

    1. tatianapanaitescu

      ./ vous a determine, a l age de l adolescence/ ils cortent d un age…/..les models ling uistiques d une epoque revolue…

      ( j aimerai bien y introduire les accents…, pour rendre accessible le texte-ci).T./ lecteur.

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  2. Bravo, c’est un joli poème.

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  3. Très beau poème ! Et déjà un talent prometteur.

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  4. Mais on a eu la même prof de français au collège alors !!

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  5. C’était un avenir déjà tout tracé. Bravo

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  6. Bravo, tu étais déjà très doué 👏 bien dans l’esprit médiéval

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  7. Nobile Bernard

    Pas un talent prometteur, un vrai talent !!!!

    Aimé par 1 personne

    1. Oh merci beaucoup !

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  8. Béatrice Fontvieille

    l’oiseau est-il jamais revenu ?

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  9. Paule ROMEYER DHERBEY

    très charmant poème :j aurai bien aimé avoir un tel élève ! ou..un tel condisciple ! ?……

    Aimé par 1 personne

  10. […] Un ami disparu […]

    Aimé par 1 personne

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