Aujourd’hui, un vieux rêve devient réalité : mon premier recueil de poésie est né ! J’ai rassemblé dans un livre un grand nombre de mes poèmes, et ce recueil s’appelle Concordance.
Le temps long de l’écriture
Si j’écris depuis l’enfance, je ne me suis vraiment tourné vers la poésie que lors de mes études supérieures. Mes recherches sur la poésie contemporaine, et ma participation à un petit groupe d’étudiants passionnés d’écriture à la fac, m’ont donné envie d’écrire des poèmes. Le recueil qui vient de paraître rassemble ainsi des poèmes écrits entre 2008 et 2022. Il s’agit d’une plage temporelle assez longue, marquée par une recherche poétique au long cours.
J’ai fait le choix de dater ces poèmes, par une indication en bas de page. Il m’a semblé intéressant de permettre au lecteur de distinguer ainsi les poèmes écrits pendant mes études et les poèmes plus récents, en donnant ainsi une idée du temps long de l’écriture.
« Concordance »

Ce recueil s’intitule Concordance, et ce titre en annonce l’enjeu, qui est celui d’une quête d’harmonie et de sérénité. On y entend à la fois la concorde et la danse, dans l’idée d’un équilibre dynamique, capable de prendre le contre-pied du malaise et de l’inquiétude trop souvent ressassés, non seulement par l’air du temps, mais aussi par la poésie contemporaine elle-même.
Un trait saillant de la poésie moderne et contemporaine est en effet la prégnance d’une vive inquiétude, qui se traduit dans les textes par différentes formes de dissonance : doutes, inquiétudes, souffrance, douleur, deuil…
Une quête d’apaisement
Je voulais, a contrario, pour mon premier recueil, écrire des poèmes qui fassent du bien, qui évoquent des instants sereins, ou qui puissent du moins se montrer en quête de la sérénité. Il me semble que, lorsque l’on a naturellement tendance à être angoissé, il ne faut pas écrire sur l’angoisse mais bien au contraire sur la sérénité, évitant ainsi tout ressassement de l’inquiétude pour se porter au-delà.
Il est, je crois, plus facile de creuser le sillon du noir, d’écrire sur le mal-être, de renchérir dans le trash ou le gore, que de porter l’écriture au-delà de l’inquiétude, vers cette concordance fragile mais lumineuse, qui n’a rien d’un idéal nébuleux, mais se révèle somme toute tangible, notamment à travers les paysages.
La contemplation des paysages méditerranéens

Ces poèmes écrits pendant plus de quinze ans relatent ainsi des instants paisibles, en communion avec la nature, avec la mer ou les montagnes. Ils traduisent mon attachement aux paysages des Alpes Maritimes, où la mer et les montagnes sont indissociables. Ces paysages invitent à une contemplation méditative source d’apaisement.
C’est ainsi que le recueil, de façon résolument optimiste, s’ouvre sur la notion d’éclaircie. L’éclaircie, c’est cette échappée de lumière dans un ciel sombre, c’est une ouverture, un espoir, aussi minime et fugace soit-il, mais qu’il importe de saisir. René Char disait dans Les Matinaux qu’il souhaitait écrire un « contre-sépulcre ». Il importe, je crois, de résister, dans et par l’écriture, à la morosité, au fatalisme, à la dépression, en insistant davantage sur les petites éclaircies du quotidien que sur les gros orages de la vie.
La fabrication du livre

Pour ce premier recueil, j’ai fait le choix de l’auto-édition, et je dois m’en expliquer. Je sais le patient et formidable travail de nombreux éditeurs de poésie, dont Tarabuste, Fata Morgana, le Mercure de France, les éditions Unicité, Cheyne, l’Arrière-pays, la Coopérative, l’Amourier, et tant d’autres. Je sais aussi que ces petites maisons d’édition ne publient que quelques livres par an, si bien que trouver un éditeur partant relève du parcours du combattant. Je sais aussi que la publication de livres de poésie est une activité qui n’a rien de lucratif.
Dès lors, l’auto-édition m’a semblé un choix d’autant plus intéressant qu’il me permet d’avoir un contrôle total sur la forme même du livre, sa mise en pages, sa police de caractères, sa couverture, etc. Ces aspects matériels, ce qu’on appelle dans le jargon la « PAO », m’ont toujours intéressé.
J’ai également été séduit par la notion d’impression à la demande, qui permet à chaque lecteur de se procurer l’ouvrage sans que j’aie besoin d’intervenir personnellement. Je suis ainsi libéré de tout ce qui concerne la gestion des stocks, la préparation des commandes et les envois par la poste. Aussi, il m’a semblé que, pour un premier recueil de poésie, ce choix était intéressant.
J’espère que ce petit livre trouvera un accueil favorable. D’autres devraient suivre, dont un deuxième volume de poésie intitulé Là où va l’oiseau, qui rassemblera des poèmes très différents, marqués par un souffle davantage épique.
Je me permets donc de conclure avec ce lien ci-dessous qui vous permettra de vous procurer ce recueil en accédant au site d’Amazon. Une part importante du prix correspond aux frais d’impression, de fabrication et d’expédition du livre. Une petite part me revient, dont j’espère qu’elle permettra de rembourser les frais que j’ai avancés (achat de codes ISBN, dépôt sur la plate-forme, commande d’épreuves…). Je n’espère pas gagner de l’argent avec mes poèmes, mais je ne voudrais tout de même pas en perdre !
Bien entendu, si ce livre a eu l’heur de vous plaire, je vous invite à en parler autour de vous, afin que le bouche à oreilles l’aide à se faire connaître.


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