On dit que la poésie est le parent pauvre de la littérature. On dit que la poésie n’attire pas les foules. On dit que personne ne s’intéresse à la poésie. On dit ça… Et pourtant, hier soir encore, le café culturel « Chez Pauline », à Nice, faisait salle comble. Et même, refusait du monde ! Un petit miracle, orchestré par Michel Saint-Dragon tous les premiers vendredis du mois.
Je suis moi-même arrivé environ une heure à l’avance, afin de pouvoir dîner avant que la soirée ne commence véritablement. Un délicieux croque-monsieur, proposé en trois versions, classique, végétarien ou végane. Malgré ce temps d’avance, il ne restait déjà plus de table libre, et j’ai mangé sur une banquette. C’est dire le succès que rencontrent ces rendez-vous mensuels. Cela fait vraiment plaisir de voir que le public, contrairement à tout ce qu’on peut entendre ici et là, est demandeur de poésie, pour peu qu elle se présente sous des jours moins académiques, moins scolaires.
Les facteurs de ce succès ? Il me semble que l’essentiel réside dans l’ambiance bienveillante apportée autant par le lieu que par l’organisation. Le café « Chez Pauline » a su développer une atmosphère chaleureuse et familiale, sur laquelle Michel Saint-Dragon a pu s’appuyer pour inscrire ses scènes ouvertes dans la bonne humeur. C’est avec sympathie, et parfois un petit trait d’humour, qu’il invite les convives à se succéder derrière le micro.
Hier soir, il y a eu pas moins de 26 participants de tous âges, depuis la petite fille de CM2 à la retraitée en passant par le lycéen, l’étudiant ou l’actif. Ce rassemblement des générations autour d’une même passion fait plaisir à voir. Une affluence telle qu’il n’a pas été possible d’organiser les deux passages habituels. Ce n’est que partie remise, puisque la prochaine session aura lieu dans un mois, le premier vendredi du mois.
Si d’aventure vous étiez tenté par l’expérience, retenez bien l’adresse du café « Chez Pauline », rue Bavastro à Nice. L’entrée est gratuite, seules les consommations sur place sont payantes. Un poème dit, un verre offert.


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