C’est de Calcutta, dans le Bengale indien, que nous vient Sonnet Mondal, l’invité d’honneur de l’édition 2025 des Journées Poët Poët. Ce poète, né en 1990, a passé quelques jours à Nice et ses environs, à l’occasion des Journées Poët Poët. L’occasion pour nous de découvrir sa poésie, touchante et authentique.
Auteur de nombreux ouvrages, traduit dans plus d’une vingtaine de langues, invité dans des festivals aux quatre coins du globe, Sonnet Mondal est un poète international qui n’oublie pas ses racines. Issu d’un petit village, il sait que c’est en puisant dans le particulier, dans l’intime, le personnel, que l’on peut réellement atteindre l’universel. « Je ne peux pas parler de New York aussi bien qu’un New Yorkais », dit-il pour résumer son propos. Pour toucher tout le monde, il ne faut pas, comme on pourrait le croire au premier abord, en rester à des choses vagues et générales, mais au contraire trouver ce qu’il y a d’universel dans le particulier.
Aussi la poésie de Sonnet Mondal est-elle baignée dans l’univers indien, un monde bercé par la poésie de Rabindranath Tagore, qui n’oublie pas ses racines tout en se tournant vers l’avenir. Sonnet Mondal évoque volontiers ses grands-parents, leur maison, leur véranda, avec des mots simples où la nostalgie se teinte de douceur. Même les poèmes qui évoquent la mort de ces grands-parents sont emplis de douceur. « Je fus façonné par la dame qui / Inspira sur moi le désir de continuer de respirer », écrit Sonnet Mondal dans l’un de ses récents recueils.
C’est dans le quotidien, les choses simples, la disponibilité à l’instant présent, que se loge la dimension spirituelle de l’oeuvre. Pas de grandes envolées sur le deuil. Juste quelques mots parcimonieux, pour dire le fait de rester assis sur un balcon, en regardant les passants, comme le faisait le grand-père. « Ces jours, souvent, je m’assois dans le nouveau balcon ouvert / de notre maison. Quelques gens me saluent. / Quelques-uns me sourient et d’autres passent par là tout simplement. »
L’un de ses recueils récents s’intitule Karmic Chanting. Je n’ai pas encore eu le temps de lire en profondeur ce recueil méditatif écrit en anglais, mais il y a un poème que je voudrais citer :
« Who am I ?
My obsession to know
who am I
lingers like the sun
setting beneath the wings
of vagrant birds
emerging from nowhere
vanishing into nowhere. »
Qui suis-je ?
Mon obsession de savoir
Qui je suis
S'attarde comme le soleil
Couchant sous les ailes
D'oiseaux errants
Venant de nulle part
Disparaissant dans le néant
Je vous parlerai plus en détail de ce très beau livre quand je l’aurai étudié plus en profondeur. Je me contenterai aujourd’hui de remercier Sonnet Mondal et son épouse Alma pour leur présence chaleureuse lors de ces journées, au Bistrot Poète, au monastère de Saorge, à la villa Arson… Un grand merci surtout pour nos échanges lors de l’entretien à la librairie Masséna, qui nous a ouvert quelques portes d’entrée dans son univers poétique. Merci aussi à Ariel Tonello qui a été le « Poët-traducteur » de ces journées.





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Monsieur
Pouvez vous passer l’information suivante :
Vendredi 28 mars à 19h00. A la Trésorerie 13 rue Trachel. Entrée libre.
La jambe de Rimbaud. Lu par Paul Laurent
Un texte « La jambe de Rimbaud » retrouvé chez un bouquiniste parisien, évoque à travers le témoignage inédit de Jacques Vaché, la fin de vie ignorée jusqu’alors, de Rimbaud le Voyant.
Jacques Vaché, l’éclaireur indocile. Un film de Georges Sammut
d’après « Les lettres de guerre » de Jacques Vaché
Lycéen frondeur et révolté, artiste haïssant l’art, dandy à monocle, Jacques Vaché mania « l’umour sans H » en digne admirateur d’Alfred Jarry le père d’Ubu.
Convié à figurer dans la représentation tragique de la Guerre 14-18, il sut tout en subissant les mêmes souffrances que les autres soldats, « déserter en lui-même ».
« J objecte à être tué en temps de guerre », clamait Jacques Vaché.
Son regard distancié sur ces temps de déraison fascina un jeune interne de l’hôpital de Nantes, André Breton. Ils échangent alors une mince correspondance traçant en creux les prémisses de ce qui deviendra la Révolution surréaliste.
D’avance merci
cordialement
Daniel Cassini
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Ce sera fait !
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