Introduction à la littérature du XVIe siècle

Bienvenue au siècle de Ronsard et de Louise Labé ! Une époque florissante, particulièrement riche, où prospèrent les arts en même temps qu’une nouvelle conception de l’humain. Je vous propose aujourd’hui un petit voyage au cœur de la Renaissance française.

On le sait aujourd’hui, le Moyen Âge n’était pas cette époque sombre que l’on a longtemps dépeinte. Malgré tout, il y a bien une rupture historique, au sens où la conjonction de plusieurs faits vient marquer le passage à une époque nouvelle.

La redécouverte de l’Antiquité

Le sac de Constantinople s’est accompagné du transport en Europe d’un grand nombre de manuscrits antiques. Les érudits européens redécouvrent ainsi les philosophes de l’Antiquité.

Il serait faux de croire que le Moyen-Âge a ignoré les Anciens. Platon, Aristote y étaient lus et commentés. Mais cet apport de manuscrits nouveaux va ajouter au prestige de l’Antiquité, qui devient un modèle culturel et intellectuel.

Le prestige de l’Italie

La Renaissance italienne, florissante dès le XVe siècle à Florence, Rome ou Milan, fascine François Ier, roi lettré et mécène, qui voit en elle un modèle de renouveau artistique et intellectuel. Séduit par la grandeur des arts italiens, il invite en France des artistes comme Léonard de Vinci, qu’il installe à Amboise, et favorise l’importation de ce goût pour l’Antiquité, l’harmonie et l’innovation. Sous son règne, châteaux, manuscrits et idées humanistes affluent, marquant le début d’une Renaissance française inspirée par l’Italie mais ouverte à une expression originale.

L’architecture change, symbole de ce passage du Moyen-Âge à la Renaissance. Les châteaux ne sont plus des ouvrages défensifs avant tout, images d’un monde féodal, mais deviennent de véritables œuvres d’art, dans une France qui connaît des périodes de paix, où le pouvoir émane du roi et non plus du seigneur local. En témoignent les merveilleux châteaux de la Loire : Chambord, Chenonceau, Azay-le-Rideau…

L’Europe à la découverte de terres nouvelles

Ensuite, il faut noter que les instruments de navigation progressent. En particulier, la boussole et le sextant permettent de se repérer sur Terre. Par conséquent, la navigation en haute mer devient possible. Plusieurs grands explorateurs en profitent, à la recherche de voies commerciales plus rapides : Amerigo Vespucci, Vasco de Gama, Jacques Cartier…

Mais il y en a un qui détrône tous les autres en célébrité, c’est bien sûr Christophe Colomb qui, débarquant aux Antilles en croyant arriver aux Indes, invente l’Amérique.

Cette grande découverte a des implications profondes. Les Européens découvrent un continent inconnu et ses civilisations. Montaigne a ainsi été fortement marqué par l’arrivée d’indigènes en France. Cela relativise la place de l’Homme européen.

La découverte de l’Amérique en 1492 bouleverse profondément la conception du monde que l’on avait en Europe, non seulement sur le plan géographique, mais aussi sur le plan philosophique et anthropologique.

L’existence d’un « Nouveau Monde », inconnu des Anciens (ni mentionné dans la Bible ni dans les textes grecs ou latins), fragilise l’autorité des savoirs traditionnels. Cela ébranle la confiance absolue dans les textes anciens et encourage une pensée plus empirique, fondée sur l’observation directe du réel.

En outre, la rencontre avec des peuples aux modes de vie radicalement différents (langue, religion, organisation sociale) amène à s’interroger sur ce qui est « naturel » ou « culturel ». Cela nourrit une réflexion philosophique sur la diversité humaine, la tolérance, et l’universalité des normes.

L’idée que des hommes vivent hors du christianisme, sans État ou sans propriété privée, remet en question les fondements de la civilisation européenne. Des penseurs comme Montaigne (Des Cannibales) questionnent la supériorité présumée des Européens et soulignent la noblesse de certains peuples dits « sauvages ».

L’homme découvre qu’il n’est pas au centre d’un monde clos, mais dans un univers plus vaste, ouvert à l’exploration. Cela renforce une vision dynamique du monde, propice à l’aventure intellectuelle et à la remise en question des dogmes.

En somme, la découverte de l’Amérique ouvre une ère de doute critique, d’élargissement du regard et de relativisation des vérités établies, qui prépare les grandes mutations intellectuelles de la Renaissance et des Lumières. Elle oblige les Européens à repenser leur place dans le monde, et leur vision de l’Homme.

Du géocentrisme à l’héliocentrisme

Les Anciens savaient que la Terre était ronde. Mais ils plaçaient cette sphère au centre de l’univers, entre les sphères de l’Enfer et celles des Cieux. Pour eux, tous les astres tournent autour de la Terre.

Mais comment expliquer le complexe mouvement rétrograde de certaines planètes ? Certains scientifiques (Copernic, Galilée) osent proposer une solution que ne valide pas l’Église : et si le Soleil, et non la Terre, était au centre ?

Ce changement de perspective a de nombreuses implications. Voici que l’Homme n’est plus au centre de tout, simple habitant d’une planète parmi d’autres, sur une planète parmi d’autres. L’homme n’est qu’une poussière dans l’Univers, et tout ne tourne pas autour de lui.

Jusque-là, selon le modèle géocentrique de Ptolémée, la Terre était au centre du cosmos, ce qui confortait l’idée d’un monde créé pour l’homme. L’héliocentrisme place le Soleil au centre du système, reléguant la Terre — et donc l’humanité — à un rang non central. Ce « choc cosmologique » ébranle la conception théologique et anthropocentrique du monde.

Le modèle héliocentrique contredit l’enseignement de l’Église. Il contredit aussi Aristote et Ptolémée, longtemps considérés comme des autorités indiscutables. Cela favorise l’émergence d’une pensée plus critique et scientifique.

Galilée, grâce à la lunette astronomique, confirme le mouvement des astres et fonde une nouvelle méthode scientifique : la vérité ne vient plus des textes, mais de l’expérience et du raisonnement mathématique. Cela ouvre la voie à la révolution scientifique.

Surtout, l’héliocentrisme a d’importantes implications philosophiques. Si la Terre n’est plus le centre du monde, alors où est la place de l’homme ? Cette découverte oblige la philosophie à repenser la condition humaine dans un univers infini, sans centre ni hiérarchie évidente.

L’héliocentrisme provoque une révolution intellectuelle : il décentre l’homme, affaiblit l’autorité des dogmes, et inaugure une pensée moderne, fondée sur la raison, le doute et l’observation. C’est une étape clé dans le passage d’un monde clos, rassurant et ordonné à un univers ouvert et incertain.

L’invention de l’imprimerie

Autre élément qui change beaucoup de choses : l’invention de l’imprimerie par Gutenberg vers 1450. Le livre n’est plus une chose rare et chère. La littérature se démocratise relativement, et en particulier l’accès aux textes sacrés, qui désormais peuvent être lus par les fidèles eux-mêmes, sans passer par l’intermédiaire du clergé.

L’imprimerie est bien plus qu’un progrès technique : elle ouvre une révolution culturelle et intellectuelle. Elle démocratise l’accès au savoir, affranchit la pensée de certaines autorités, stimule l’esprit critique et prépare les grandes mutations de la modernité.

Le schisme protestant

C’est ainsi que plusieurs points vont être contestés au sein du culte chrétien, et cela va aboutir à la naissance d’une nouvelle religion : le protestantisme. Cela ne s’est pas fait sans douleur.

Face à une Église catholique puissante et centralisée, qui gagnait de l’argent grâce au commerce des Indulgences, et qui faisait intervenir un nombre incalculable de Saints, l’Église protestante propose une voie plus intime, une relation plus directe avec Dieu, dépouillée des éléments inessentiels.

Le schisme protestant, déclenché en 1517 par Martin Luther, naît d’une contestation profonde de l’Église catholique, notamment de ses abus (comme la vente des indulgences) et de son autorité dogmatique. Cette rupture religieuse a des implications majeures pour l’histoire littéraire et philosophique : en valorisant la lecture personnelle de la Bible et la relation directe à Dieu, la Réforme encourage l’alphabétisation, la traduction des textes sacrés et la diffusion d’écrits religieux et polémiques. Elle renforce l’idée d’un rapport individuel à la vérité, favorisant l’autonomie de la pensée, le débat d’idées et la pluralité des interprétations — des éléments qui influenceront la philosophie moderne et la littérature engagée des siècles suivants.

Je ne rentrerai pas dans le détail des guerres de religion, et je me bornerai ici à dire qu’elles furent violentes et fratricides. Agrippa d’Aubigné, côté protestant, et Pierre de Ronsard, côté catholique, donnent une idée de ce qu’a pu être cette époque terrible.

Ronsard voit dans les guerres de Religion un désordre causé par l’hérésie protestante, une tragédie fratricide qui aurait pu être évitée, tandis qu’Agrippa d’Aubigné les dénonce comme une tragédie infligée aux innocents par un pouvoir catholique corrompu. L’un défend l’unité du Royaume et de la Religion, l’autre porte la voix des persécutés : leurs œuvres incarnent les deux visages littéraires d’un conflit qui déchire à la fois le pays et les consciences.

L’humanisme

Ce que je retiens du XVIe siècle, c’est sa définition de l’humanisme. C’est une notion fondamentale. Les lettrés de l’époque, qu’ils fussent catholiques ou protestants, ont façonné cette nouvelle conception de l’Homme dont nous sommes les héritiers directs.

Les grandes découvertes (l’Amérique, l’héliocentrisme, l’imprimerie…) impliquent une nouvelle conception du monde, où on ne place plus Dieu au centre de l’intérêt, mais l’Homme.

L’Humanisme énonce sa confiance en l’Homme, en sa capacité de se perfectionner par l’étude et par l’exercice de sa liberté.

Montaigne, le penseur humaniste

Les Essais de Montaigne sont une illustration de cette pensée humaniste. S’y développe une pensée personnelle, très érudite, où le penseur se donne lui-même comme objet d’étude. Sans plan préétabli, Montaigne déploie une pensée libre, confiante, qui procède par « sauts et gambades », grâce à un doute constructif, la skepsis.

Montaigne est humaniste non seulement parce qu’il maîtrise les lettres antiques et dialogue avec les Anciens, mais surtout parce qu’il place l’homme — non l’homme abstrait, mais l’homme incarné, imparfait, pensant — au cœur de sa réflexion. Il donne à l’humanisme sa dimension la plus intérieure, la plus sceptique et la plus moderne : un humanisme de la lucidité, de la tolérance, et du regard sur soi.

Rabelais ou l’humanisme joyeux

Médecin, érudit, ancien moine, lecteur passionné des auteurs antiques, Rabelais incarne un humanisme savant, libre et profondément jubilatoire, où le savoir va de pair avec le rire, la critique et la célébration de la vie.

Son œuvre, composée de cinq romans (Pantagruel en 1532, Gargantua en 1534, Le Tiers Livre en 1546, Le Quart Livre en 1552 et Le Cinquième Livre, posthume), suit les aventures démesurées de géants — Gargantua, Pantagruel et leurs compagnons — dans un univers foisonnant, satirique et carnavalesque.

Derrière la truculence des mots et l’humour corporel, Rabelais déploie une vision profondément humaniste du monde : il prône une éducation fondée sur les langues anciennes, les sciences, la philosophie et l’expérience directe, contre la scolastique médiévale figée. L’abbaye de Thélème, dans Gargantua, avec sa devise « Fais ce que voudras », devient le symbole d’une liberté éclairée, fondée sur la vertu et le jugement.

Rabelais croit dans la perfectibilité de l’homme par le savoir, mais aussi dans sa capacité à penser par lui-même, à rire des dogmes, à interroger le pouvoir politique et religieux. À travers les pérégrinations grotesques de ses personnages, il offre une critique mordante de son temps — des guerres, des superstitions, du fanatisme — et propose en creux l’idéal d’un homme libre, savant, joyeux et responsable.

Rabelais donne à l’humanisme une forme unique, à la fois érudite et populaire, savante et comique. Son œuvre célèbre la vie, la langue, l’intelligence humaine dans toute sa vitalité. C’est un humanisme en fête, un humanisme du corps, de l’esprit et du cœur, qui refuse la tristesse du dogme pour lui préférer la liberté joyeuse du savoir.

Les poètes de la Pléiade

Les poètes de la Pléiade, groupe formé autour de Pierre de Ronsard et Joachim Du Bellay dans les années 1550, incarnent un humanisme poétique profondément enraciné dans la culture antique. Leur projet, exposé notamment dans la Défense et Illustration de la langue française (1549) de Du Bellay, vise à élever la langue française au rang des grandes langues littéraires, comme le grec et le latin, en s’inspirant des modèles antiques (Homère, Virgile, Pindare) et italiens (Pétrarque, Dante). En cela, leur ambition est typiquement humaniste : ressusciter les formes nobles du passé pour enrichir le présent, affirmer la dignité de l’homme créateur, et fonder une culture nationale savante et raffinée. Leur poésie célèbre l’amour, la nature, la beauté, la gloire, dans une langue travaillée, expressive, mêlant érudition et invention. Par cette volonté de transmission, d’imitation vivante et d’émancipation intellectuelle, la Pléiade inscrit pleinement son œuvre dans l’héritage de l’humanisme de la Renaissance.

Les Amours de Ronsard, publiés à partir de 1552, rassemblent des recueils de poésie lyrique dédiés à plusieurs figures féminines — Cassandre, Marie, Hélène — réelles ou idéalisées. Inspiré par Pétrarque et les poètes antiques, Ronsard y développe une poésie élégante, savante et sensuelle, où l’amour devient à la fois sujet de célébration, de méditation et d’art poétique. Les Amours témoignent de l’esthétique humaniste : la langue française y est élevée à une grande richesse expressive, les références mythologiques et littéraires abondent, et le poète y affirme son rôle d’héritier des Anciens. Mais derrière l’apparente légèreté du chant amoureux, Ronsard explore aussi la fuite du temps, la beauté éphémère, et l’ambition d’atteindre l’immortalité par la poésie.

La postérité des auteurs du XVIe siècle

La pensée humaniste des grands auteurs français du XVIe siècle influencera toutes les époques qui suivront. Le classicisme louis-quatorzien y puisera le goût pour l’imitation des Anciens. Le culte de la langue française promu par Du Bellay dans la Défense et Illustration anticipe la politique culturelle centralisée de l’Académie française, créée sous Richelieu.

Les idéaux humanistes trouveront un écho et un prolongement dans le siècle des Lumières et la Révolution française. Montaigne, avec son scepticisme, sa tolérance, son examen critique des croyances, est une source majeure pour les philosophes des Lumières, en particulier Voltaire, Diderot et Rousseau.

Les grands auteurs du XVIe siècle n’ont cessé d’être lus et relus jusqu’à nos jours. Par exemple, Rabelais est relu par des penseurs comme Bakhtine (L’œuvre de François Rabelais et la culture populaire), qui voit en lui une force subversive, qui annonce les grands renversements modernes.

Des auteurs pour aujourd’hui

Le XXIe siècle dans lequel nous vivons n’était pas censé ressembler à cela. Le Troisième Millénaire était annoncé comme une ère de paix, de fraternité et de reconnexion avec la nature. Nous en sommes très loin, et c’est pourquoi je pense qu’il faut lire et relire les humanistes du XVIe siècle.

Dans un contexte où les discours polarisés, les solutions simplistes, les fanatismes religieux ou politiques reprennent de la vigueur, Montaigne, avec son scepticisme serein, sa tolérance active et sa méfiance envers toute certitude absolue, nous apprend à penser sans haïr, à douter sans désespérer, à coexister dans la nuance.

Rabelais, par sa confiance joyeuse en l’Homme, est un antidépresseur puissant, face à un monde parfois incompréhensible, absurde, voire violent. Rabelais nous invite à célébrer la Dive Bouteille au lieu de nous battre pour de fausses certitudes.

À l’heure des réseaux sociaux, de la communication instantanée, des slogans creux et de la parole appauvrie, relire les auteurs de la Pléiade, qui voulaient élever la langue française à la hauteur des langues savantes, ou Rabelais, maître d’une langue inventive, riche et jubilatoire, nous rappelle que le langage est une force de création, de réflexion et de liberté, et non un simple outil d’influence.

Face aux replis identitaires, l’humanisme nous enseigne qu’il faut non seulement tolérer l’Autre, mais encore essayer de le comprendre, comme le fait Montaigne avec les indigènes américains, dans lesquels il voit des êtres humains, des égaux, et non pas de simples curiosités.

En tant qu’enseignant, j’admire également l’éducation humaniste, qui entend faire des enfants des humains complets, et non uniquement des travailleurs. L’humanisme renaissant, chez Budé, Rabelais ou Érasme, repose sur la foi en une éducation large et exigeante, qui forme des esprits libres, curieux et critiques. À rebours de la technocratie ou de l’utilitarisme, ils prônent une culture intégrale, qui lie les savoirs, les lettres, les langues et la vie morale.

J’espère que cet article vous aura donné l’envie de découvrir plus en détail la littérature française du XVIe siècle. J’ai évidemment brossé à très larges traits, et il y aurait encore beaucoup à dire. Cet article est le reflet de l’éducation que j’ai moi-même reçue, et il faudrait sans doute y accorder une place plus importante aux femmes (Louise Labé, Marguerite de Navarre…). Sachez que je ne suis pas seiziémiste, mais je pense que, pour une simple introduction, ça se tient malgré tout. N’hésitez pas, en tout cas, à apporter des précisions en commentaire. Et n’oubliez pas de parcourir les articles consacrés à des auteurs du XVIe siècle !


Image d’en-tête : ChatGPT


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4 commentaires sur « Introduction à la littérature du XVIe siècle »

  1. Merci.
    C’est aussi le siècle de l’ordonnance de Villers-Cotterêts (1539) qui marque une étape décisive dans l’établissement de l’hypercentralisme français et constitue un véritable point de départ pour la persécution de la diversité linguistique, et donc littéraire, française. Très significativement, certains articles (110 et 111) de ce texte de loi issu d’un pouvoir royal antidémocratique n’ont jamais été abrogés par la République et continuent d’être utilisés, dans l’actualité, contre les langues « régionales » de notre pays.
    Si Du Bellay et ses amis de la Pléiade proposent leur Défense et Illustration de la langue française, avec la bénédiction du pouvoir royal, c’est bien qu’existait une conscience que la langue française n’était alors qu’un « patois » sans prestige, et qu’il était nécessaire de dorer son blason pour la hausser au niveau du latin, du grec ou de l’italien. Dans un état d’esprit comparable, Henri II demandera à Ronsard d’écrire La Franciade (déjà en son temps… Virgile et son Enéide) afin de contribuer de manière décisive au « roman national », visant à faire croire en une destinée supérieure et sacrée d’une France monolithique où tous ceux qui, par leur langue, leur culture, leurs mœurs… s’éloignent du centre du pouvoir royal sont inférieurs par nature et ont le seul droit de se taire.
    Bref : la générosité et l’ouverture d’esprit de la Renaissance et de l’Humanisme, oui, certes, mais avec leurs limites.

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  2. Je vous remercie, cher Monsieur le Professeur, poete aussi, dee nous rappeller a nous, les roumains, des faits si sensibles du point de vie esthetique, humain, votre vision joiont les informations et l interpretation actualisee a la fois en ce qui concerne la tres riche et profonde Renaissence litteraire de la douce France, au jour meme de sa Jour Nationale, merci bien!

    le barde roumain Basile Alexcsandri a ecrit lui aussi un poeme dedie a u noble Ronsard , dont un feu aieul avait des racines/ ou parents collateraux en Roumanie… La Fontaine a ecrit a son tour l apollogue/ Le Paysad du Danube…/… Tres emue, en ecrivant tout ceci, , reconaissance au grand general Berthelot…

    Tatiana Radulesco/

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