Quand les Journées Poët Poët tendent le micro au public, ça fait des étincelles. C’était mercredi 18 mars, à la cave Romagnan. Et jeudi 19, à la Trésorerie. Deux lieux niçois emblématiques. Deux ambiances différentes.
Soirée poésie à la cave Romagnan
Non loin de la gare de Nice, derrière la basilique Notre-Dame, rue d’Angleterre pour être exact, se trouve un bar bien connu des amateurs de jazz, la Cave Romagnan, chez Manu. Une fois par mois, depuis des années, se tient là une scène ouverte de slam-poésie, organisée par le poète Pascal Giovannetti. C’est une tradition des Journées Poët Poët que de s’associer pour une soirée avec la Cave Romagnan.
Les règles sont simples : toutes les formes de poésie sont les bienvenues ; les lectures ne doivent pas excéder trois minutes afin que personne ne monopolise la parole au détriment des autres ; l’accompagnement musical est interdit afin de laisser toute la place au poème.
La soirée a connu un grand succès. Le bar était plein à craquer. Nombreux étaient ceux qui devaient se tenir dans l’arrière-boutique ou sur la terrasse extérieure. Pascal Giovannetti offrait un poème de sa création à chaque participant. Nous avons entendu des poèmes très différents entre eux. C’est aussi l’occasion pour les poètes invités du festival de se mêler aux participants habituels, et de faire entendre leur poésie.
J’ai été particulièrement touché par la lecture de Sabine Venaruzzo. Elle a raconté être née en tant que poète à la Cave Romagnan. Aussi son dernier recueil, La densité du squelette, récemment paru aux éditions Maelström, reprend-il des textes anciens, qui furent lus pour la première fois à la cave Romagnan.
Quant à moi, j’ai pris plaisir à lire l’un de mes derniers poèmes, intitulé « Pouah ça pue », que vous retrouverez sur ce blog.






Micro ouvert à la Trésorerie
Le lendemain soir, les Journées Poët Poët se sont tenues à la Trésorerie, un lieu culturel associatif situé rue Trachel, à Nice. Carte blanche est laissée à notre poète invité Aurélien Dony, maître de cérémonie pour la soirée et joyeux représentant de l’esprit belge.
En première partie, des performances de Sonnet Mondal, qui déclame en anglais des vers ensuite récités en français par Sabine Venaruzzo, avec la musique planante et entraînante de Bruno Desbiolles. Et des poèmes d’Aurélien Dony, qui captive l’assistance par sa présence solaire et sa bonne humeur communicative, dont les vers sont également soulignés par les interventions musicales de Bruno.
Pendant l’entracte, on se régale des samoussas préparés par l’association DeL’art qui gère cette Trésorerie. Pour le coût d’une adhésion à l’association et de quelques euros supplémentaires pour le plat, on peut goûter plusieurs sortes de samoussas, pour le plus grand plaisir des papilles.
Et puis, en deuxième partie de soirée, c’est la scène ouverte, animée avec entrain par Aurélien Dony. Les lectures se succèdent, et le musicien Bruno Desbiolles se surpasse en improvisant une ambiance musicale pour chaque poète.
Je comptais lire « Enfance effacée », un poème tragique dont je pensais qu’il se marierait bien avec la musique, mais j’ai été appelé vers la toute fin, quasiment pour conclure la soirée, aussi ai-je changé d’avis et lu des poèmes plus dynamiques, « Golden Rap » et « Nous les tapettes », que vous retrouverez dans mon recueil Du Néon aux Étoiles. Cela a été un moment très intense pour moi, et je souhaite remercier Bruno Desbiolles et Aurélien Dony pour cela.























Ces deux soirées ont été riches en émotions, en partages, en rencontres ! Encore de beaux moments de poésie ! Et ce n’est pas fini… Le jour suivant, cela allait être au tour du village de La Gaude d’être illuminé par les Journées Poët Poët !
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