C’est un lieu exceptionnel, par ses espaces intérieurs et extérieurs, que le Centre Culturel La Coupole, à La Gaude. Cet espace public, animé par Gilles Faraut depuis de nombreuses années, se transforme, une fois par an, en pays de Pouasie, à l’occasion des Journées Poët Poët.
Comme chaque année, tout commence avec un vernissage. Cette année, c’est le plasticien Daniel Fillod qui a habillé de ses peintures les murs de la Coupole.



Pendant que le public arrive progressivement, il est donc possible de déambuler tout autour de la coupole pour observer ces tableaux. Au centre, sur l’arène, une statue humaine se met soudain en mouvement, offrant une présence insolite : il s’agit de Jeff, de la compagnie Sixièmétage.



À dix-neuf heures, Gilles Faraut ouvre la soirée par un bref discours, dans l’espace supérieur de la Coupole. Il présente Daniel Fillod, le peintre dont les œuvres habillent les murs.
Puis de la musique retentit : c’est le groupe Pierka, un duo, guitariste et flûtiste, qui a mis en musique des poèmes de Daniel Fillod, avec des influences latines.
Dès que cesse la musique, des enfants prennent la parole tout autour de l’arène : ce sont les scolaires qui ont travaillé avec le poète Aurélien Dony pendant la journée, et qui nous offrent poétiquement leurs vœux de liberté et de fraternité.
Dès que les enfants ont terminé, nous sommes guidés vers l’extérieur. Dans le jardin brûle un brasero. Là, nous entendons une performance collective de Marc-Alexandre Oho Bambe, de Sonnet Mondal, d’Aurélien Dony, de Gwen Masséglia et de Sabine Venaruzzo.







Dès que les poètes ont terminé, une danseuse-acrobate, Anna, performe sur un banc, faisant ainsi se retourner le public et l’invitant, à l’issue de son numéro, à descendre les marches de l’escalier.
Au pied de l’escalier, c’est Sten Rudstrom qui nous attend. Le poète-comédien, formateur aux techniques de l’Action Theater, était déjà intervenu en début d’année pour proposer un workshop d’improvisation théâtrale. Il est spécialement revenu de Berlin pour fêter les vingt ans des Journées Poët Poët, et proposer une performance insolite.



Nous sommes ensuite entraînés à l’intérieur de la salle de cinéma, où se poursuivra la soirée quasiment jusqu’à la fin.
Nous assistons d’abord à la performance dansée extraordinaire de Jeff, en créature poétique insolite. C’est ensuite au tour de Sonnet Mondal, côté cour, qui récite trois poèmes, et j’ai été très heureux de lire la traduction. Puis, côté jardin, la performance acrobatique d’Anna Gauthier est suivie par l’intervention collective du Poétesses Gang (Murielle, Tatiana, Morgane, Gwen, Inga, Sabine…). Enfin, au centre de la scène, Aurélien Dony et Marc-Alexandre Oho Bambe poursuivent en duo, avant de laisser place aux enfants des écoles. Le poème final de Marc-Alexandre Oho Bambe est le signal pour le retour de tous les participants sur scène, pour le salut final.




La soirée s’est terminée en musique sur les toits de la Coupole, pour un buffet partagé sous les étoiles, réunissant poètes et public qui ont même partagé la piste de danse.
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Bref, une soirée gaudoise comme je les aime : intense, vibrante, chaleureuse. Ce que j’apprécie par-dessus tout, c’est ce talent naturel qu’a Sabine pour transformer des performances juxtaposées en une scénographie d’ensemble, en un seul et même voyage poétique, grâce à un ordre bien préparé et un enchaînement rythmé. Chaque année, je me dis que la soirée de La Gaude est magique, et je trouve cette édition 2026 particulièrement réussie.





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