Une journée en CP/CE1

Plongez au cœur d’une classe de CP/CE1 et découvrez une journée où chaque minute compte ! Entre rires, découvertes et petits défis, les élèves explorent les nombres, les mots et le monde qui les entoure. Cet article vous fera vivre par procuration une journée de classe, pour observer comment le calcul mental devient un jeu, comment la lecture se transforme en aventure, et comment l’apprentissage se vit avec curiosité et énergie ! Une journée pleine de surprises, d’efforts et de réussites !

L’accueil en classe (8 h 20 – 8 h 30)

C’est une nouveauté mise en place dans l’école cette année : les élèves, une fois le portail de l’école franchi, vont directement dans les classes, un peu comme cela se passe dans les écoles maternelles, au lieu de jouer quelque temps dans la cour. Ils sont indéniablement plus calmes qu’avant pour démarrer les apprentissages.

Je dois encore améliorer ce temps d’accueil, pour proposer des activités plus riches, mais je n’ai pas beaucoup de matériel, et je dispose d’une COOP si réduite que je préfère garder de l’argent pour des sorties. Pour l’instant, je propose un atelier de constructions libres avec les « plus plus », un temps de révisions à l’ordinateur avec l’application Lalilo, un atelier de dessin libre, et un accès libre à la bibliothèque de classe. C’est aussi un temps d’échanges, entre les élèves, et aussi entre eux et moi. Ils me racontent leur week-end ou leur mercredi, leur émotion du moment, etc.

Les rituels du matin (8h30 – 8h50)

Quand la sonnerie retentit, les élèves rangent leurs affaires et se mettent à leur place. Le temps d’enseignement proprement dit commence. Sans grande originalité, nous commençons par le rituel de la date. Je tiens à ce que les élèves fassent des phrases complètes en variant les temps. Je leur demande donc « Quel jour sommes-nous aujourd’hui ? », « Quel jour étions-nous hier ? », « Quel jour serons-nous demain ? ». Les élèves doivent reprendre le tiroir verbal de la question pour formuler une réponse syntaxiquement correcte. Ils me dictent la date que j’écris au tableau (la grande date et la petite date). Cette année, je n’utilise pas d’étiquettes mobiles, car finalement les élèves y ont peu recours le reste de la journée et cela ne fait travailler qu’un seul élève doté de cette responsabilité.

Les élèves sortent ensuite le calendrier du mois de leur pochette. Ils doivent repérer la case du jour, et y dessiner la météo. Dès la deuxième période, j’introduirai aussi la date en anglais. Cette brève activité permet de travailler le repérage dans un tableau.

Ensuite, les élèves sortent leur fleur des nombres, protégée par une pochette plastifiée qui permet d’y écrire au feutre effaçable. Tous les jours, sur le modèle du « Chaque jour compte », nous construisons le nombre de jours d’école, à l’aide de supports manipulables (cubes, abaque) et d’un support projetable, un Genially interactif qui permet aux élèves de placer sur chaque pétale une représentation différente du nombre.

L’étude de la langue (8 h 50)

À partir de ce moment, les élèves vont faire des choses bien différentes selon qu’ils sont en CP ou en CE1.

En cours préparatoire, conformément aux programmes en vigueur, nous travaillons l’étude d’un graphème sur deux jours, de façon à balayer rapidement l’ensemble des graphèmes. J’utilise pour cela la méthode Codéo, que je connais bien puisque je l’ai pratiquée en complétant le service d’une collègue PEMF. Les élèves commencent par visualiser le graphème étudié et on y associe le son qu’il permet de coder. Une vidéo montre le positionnement des organes de phonation pour produire le son. Des exercices interactifs à l’ordinateur permettent de commencer de façon ludique, avant de poursuivre dans le fichier.

La page de gauche, en jour 1, permet de travailler l’identification de la graphie et la reconnaissance du son. La page de droite, en jour 2, permet de travailler l’encodage de différentes manières.

Pendant ce temps, les CE1 travaillent en étude de la langue, avec à chaque fois du réinvestissement, et une notion nouvelle. Pour la notion nouvelle, je fais en gros orthographe le lundi, grammaire le mardi, conjugaison le jeudi, et vocabulaire le vendredi. Mais le temps de réinvestissement permet de ne pas travailler une notion qu’un seul jour par semaine ! On y revient tous les jours ! En début d’année, les élèves ne savent pas encore ce qu’est un verbe, aussi cela a peu de sens de travailler la conjugaison : en P1, je fais deux séances de grammaire, pour travailler la phrase jusqu’à l’identification du verbe. Je peux alors attaquer la conjugaison proprement dite à partir de la P2.

Afin de maximiser l’activité des élèves et de favoriser leur autonomie, je travaille beaucoup en créant mes propres supports photocopiés, qui seront ensuite archivés dans un classeur (voir ci-dessus). Je n’ai pas, en CE1, de méthode ou de manuel. Mais je tiens aussi beaucoup à ce que mes élèves écrivent suffisamment, si bien que je propose aussi de nombreux exercices de réinvestissement dans le cahier d’exercices.

En ce qui concerne le vocabulaire, nous le travaillons plus spécifiquement le vendredi, avec des projets communs aux deux niveaux (mais la quantité de mots à apprendre n’est évidemment pas la même, ni les tâches effectuées). Je m’inspire d’une trame créée les années précédentes autour de thèmes motivants pour des élèves de CE1/CE2, mais je dois modifier de nombreuses choses afin que cela convienne à mes élèves de CP/CE1. Par ailleurs, nous travaillons aussi beaucoup le vocabulaire en littérature et en poésie. Je publierai prochainement un article sur le lexique en CP/CE1.

Lecture-Littérature (9 h 45)

Après ce temps d’étude de la langue, nous passons à la lecture-littérature, que j’enseigne sous la forme d’études d’œuvres intégrales issues de la littérature de jeunesse et du patrimoine.

Nous avons commencé sur le thème de la rentrée avec La rentrée de Petite Crevette, qui raconte la rentrée transposée dans un univers sous-marin. De quoi établir des correspondances avec notre école réelle, d’apprendre du vocabulaire dans les deux champs scolaire et maritime, et de travailler la compréhension. En début d’année, pour les CP, il s’agira beaucoup de comprendre des histoires lues par l’adulte. La compétence « Comprendre des textes lus par l’adulte d’un degré de difficulté supérieur à ce que l’enfant peut lire seul » n’apparaît plus sous cette forme dans les nouveaux programmes, mais elle est pour moi essentielle, et elle est fondamentale pour donner envie d’apprendre à lire (ce n’est pas la lecture de syllabes qui passionne les élèves !).

Nous avons poursuivi avec l’étude d’un très bel album recommandé par l’ESPE en 2015, à travers une séquence inspirée de celle créée par ma tutrice PEMF de l’époque. Il s’agit de Un bleu si bleu de Jean-François Dumont, qui raconte le voyage poétique d’un petit garçon parti à la découverte du bleu de ses rêves, « un bleu si bleu qu’on rêverait de s’y blottir ». Pour moi qui ai passé des années à étudier le bleu dans la poésie de Jean-Michel Maulpoix, on ne pouvait pas mieux trouver !

Je précise que ce temps de littérature inclut des séances de production d’écrits liées à la littérature, plus ou moins ambitieuses selon les semaines.

Après ce temps de français, vient l’heure de la récréation (10 h 15 – 10 h 30). Le reste de la matinée sera consacré aux mathématiques.

Calcul mental (10 h 30 – 10 h 40)

Les problèmes (10h40 – 11h)

J’instaure quotidiennement un rituel de problèmes d’une vingtaine de minutes, sachant que ce n’est pas le seul moment en classe où l’on résout des problèmes. Le temps d’atelier qui suit est également un temps qui peut être consacré à des problèmes.

Les ateliers de mathématiques (11h-11h30)

En ce début d’année où l’autonomie des élèves reste très faible, mes ateliers de mathématiques ne ressemblent pas encore vraiment à des ateliers. Je fais en gros un groupe de CP, et un groupe de CE1. On pratique de façon assez collective et frontale, à l’oral, avec un peu de manipulation, et on applique dans le fichier. J’espère passer, dès la rentrée de la P2, à une gestion qui laisse davantage de place à la manipulation.

Le vendredi, je n’utilise pas le fichier, puisque j’ai mes propres préparations en grandeurs, mesures, espace et géométrie, construites au fil des années quand j’étais TRS. En effet, quand on est chargé de la géométrie quand on est TRS, on est contraint de proposer une séance par semaine, soit bien davantage que ce que proposent la plupart des fichiers. J’ai gardé cette organisation dans ma classe où j’enseigne à temps plein, ce qui me permet de faire suffisamment de géométrie.


Pause méridienne : 11h30 – 13h30


Rituel d’écoute musicale
(13h20-13h35)

En début d’après-midi, de même que le matin, le temps d’accueil a lieu en classe. Les élèves prennent un petit temps calme, qui s’enchaîne naturellement avec le rituel d’écoute musicale. Vous trouverez ce dernier détaillé, avec toutes les vidéos, dans le lien ci-dessous.

Ateliers français-maths
(13h35 – 14h15)

Ce temps permet de travailler le français et les mathématiques de façon différente, sous la forme d’ateliers dirigés, d’ateliers autonomes, de groupes de besoins, de plans de travail. C’est un temps où je peux me décentrer, aider les élèves en fonction de leurs besoins, observer leur activité. Cela peut inclure tous les domaines du français et des mathématiques. Je fais cela tous les jours, sauf le jeudi où j’ai l’EPS.

En ce qui concerne les maths, je propose notamment des activités issues de MHM, ainsi que des activités construites avec mes propres supports.

Les deux derniers créneaux

Il reste dans la journée deux créneaux d’une heure, celui de 14h15-15h15, et celui de 15h30-16h30. Soit huit créneaux dans la semaine, dans lesquelles je case tout le reste, à savoir :

  • la découverte du monde : sciences le lundi, espace le mardi, temps le jeudi.
  • les arts plastiques : une grosse séance le vendredi, et les enfants terminent sur leur temps libre le reste de la semaine
  • la poésie : à la fois en réception (découvrir et apprendre des poèmes), et en création (écrire des poèmes)
  • la musique, le chant ;
  • l’anglais : une grosse séance le jeudi ou le vendredi, et des reprises rituelles le reste de la semaine ;
  • l’EPS : grosse séance avec déplacement sur le stade le jeudi de 14h45 à 16h30, petits temps sportifs occasionnellement les autres jours.

Ma stratégie gain de temps

  • Les devoirs sont directement publiés sur la plate-forme Beneylu School.
  • Les élèves mettent les travaux corrigés dans des casiers individuels au fond de la classe, et le rangement n’est fait qu’une fois par période.

Je maximise ainsi le temps d’apprentissages en limitant les temps purement administratifs.


J’espère que ce petit tout d’horizon d’une journée-type en CP-CE1 vous aura intéressés. N’hésitez pas à faire des remarques constructives dans l’espace des commentaires !


En savoir plus sur Littérature Portes Ouvertes

Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.