Tous les articles par Gabriel Grossi

A propos Gabriel Grossi

Passionné de lecture et de poésie, je m'intéresse particulièrement à la poésie contemporaine, à laquelle j'ai consacré ma thèse de doctorat. J'essaie par mon blog "Littérature portes ouvertes" de mieux faire connaître la littérature sous toutes ses formes, comme domaine de recherche et source de plaisir. Depuis le confinement, dans un souci d'entraide entre enseignants, je partage également mes ressources pédagogiques. Je m'intéresse également à l'histoire, à la philosophie, aux humanités au sens large. Et je vous propose également de découvrir mes propres poèmes.

« le chemin tremble sous la chaleur
la brise passe d’une mâture à l’autre
dans le soleil dansant du soir
lumière filtrante
autre caresse autre douceur
le froissement des aiguilles brunes
piqûre sur les mollets nus
l’odeur de résine encore
qui enfle les poumons »

Citation extraite d’un poème intitulé « La complainte des petits gris »,
par Angèle Paoli, paru dans Nu(e), n°52, Jokari/Enfances, 2012, p. 188.

Pour en savoir plus sur Angèle Paoli, on se reportera à son blog « Terres de femmes ».

Jeu : êtes-vous incollable sur le Nouveau Roman ?

Aujourd’hui, je vous propose un petit jeu sur le Nouveau Roman. Celui-ci apparaît dans la France d’après-guerre, au milieu du XXe siècle. Il se propose de rompre radicalement avec des traditions romanesques pluriséculaires, et en particulier avec l’image du roman tel que l’âge d’or balzacien l’a construite et véhiculée. Les conceptions traditionnelles des personnages, du narrateur, des objets, de l’intrigue et du temps sont profondément remises en cause. Saurez-vous retrouver les différents auteurs du Nouveau Roman en vous aidant des portraits suivants ?

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Des vagues (KIMsookhyun, Pixabay, libre de réutilisation)
Des vagues (KIMsookhyun, Pixabay, libre de réutilisation)

« Il écoute respirer la mer.

Il ne se lasse pas de la regarder, comme on fixe un être endormi, ou le sourire d’un visage peint, comme on regarde obstinément quelque chose que l’on ne voit pas, qui est là cependant. La mer, derrière la mer, dont il ne saurait jamais que les commencements, les plages et les rumeurs, même lorsqu’il quitterait le rivage et partirait se perdre au large, enfin seul avec soi, avec elle, plus que jamais séparé pourtant, ne pouvant espérer la rejoindre autrement qu’en se perdant en elle, dans la défaillance d’un naufrage qui ressemble à l’amour, les poumons pleins de sel, son corps stupide tout gonflé d’eau, flottant comme un paquet avant le repas silencieux des poissons et des crabes. »

Jean-Michel Maulpoix, Portraits d’un éphémère,
Paris, Mercure de France, 1990, II-2, p. 24.

Yves Bonnefoy

Je viens d’apprendre le décès, survenu aujourd’hui, vendredi 1er juillet, d’Yves Bonnefoy, à l’âge de quatre-vingt-treize ans. Ce grand poète, traducteur, essayiste était mondialement connu. Il a incontestablement influencé plusieurs générations de poètes. Cette année même, son recueil le plus célèbre, Du mouvement et de l’immobilité de Douve, a connu une forme de consécration en étant placé au programme de l’agrégation de Lettres modernes.

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« Vivent les vacances » : une histoire de lexicalisation

Saviez-vous que, dans « Vive le roi ! », le premier mot est un verbe ? À savoir, le verbe vivre à la troisième personne du singulier du subjonctif, mode choisi pour exprimer le souhait.

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Prosopopée du Louvre

Cette année, l’un des sujets du Bac consistait à faire parler un monument. Je me suis amusé à me prêter à cet exercice, sans bien sûr me contraindre à toutes les exigences liées à l’épreuve officielle. J’ai décidé de faire parler un Louvre un peu grognon… Continuer à lire Prosopopée du Louvre

« Comme la lune est le miroir du soleil, l’eau est de la lumière qui s’enfonce dans la terre, une lumière fraîche, un ciel de septembre.

L’étoile est un feu d’eau, un feu glacé.

Tout devient bleu comme sous une chevelure défaite, un visage assombri par le désir ou le chagrin.

Tout devient bleu, surtout au loin les montagnes. Plus près on voit encore des rochers, des arbres plus clairs que les autres.

Il y a comme une tendre accalmie. »

Philippe Jaccottet, La Semaison, Carnets 1954-1979,
Paris, Gallimard, coll. « nrf »,
via l’aperçu de Google Books.

Une règle plus simple pour les participes

L’accord du participe passé fait partie des subtilités de la langue française. Il existe d’ailleurs des cas difficiles dont nous nous sommes délectés dans un précédent billet. Cependant, une façon plus simple de présenter la règle existe. Elle est présentée par le blog « Chouette, le niveau baisse », dans un billet intitulé « Pistes pour enseigner efficacement l’accord du participe passé ». Alors, que pensez-vous de cette autre règle ? N’hésitez pas à laisser des commentaires !

Jean-Claude Pinson à l’honneur de la revue Nu(e)

Jean-Claude Pinson est un philosophe, poète et essayiste français, notamment connu pour son essai Habiter en poète, paru en 1994 aux éditions Champ Vallon. La revue Nu(e), dirigée par Béatrice Bonhomme et Hervé Bosio, lui consacre son prochain numéro.

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Un poème contemporain : « Les rainettes, le soir » d’Yves Bonnefoy

Yves Bonnefoy fait partie, avec Philippe Jaccottet, Jacques Dupin ou encore André du Bouchet, de ces poètes contemporains qui apparaissent sur la scène poétique française d’après-guerre en prenant le contre-pied du surréalisme qui avait dominé la première moitié du siècle. Son premier recueil, Du mouvement et de l’immobilité de Douve, a été suivi par de nombreux autres. Je vous propose aujourd’hui de découvrir le premier poème des Planches courbes.

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Le Christ rédempteur de Rauba Capeù

Tout le monde connaît le Christ du Corcovado, écartant les bras au-dessus de Rio de Janeiro. Cette statue monumentale se retrouve au cœur de l’intrigue de la comédie de Patrick Mottard intitulée Le Christ rédempteur de Rauba Capeù. Hier soir, dimanche 5 juin 2016, j’ai assisté à la dernière représentation de la pièce, accompagné de nombreux membres de l’association Brasil Azur.

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« Ma mie est en printemps
La poésie va paître
Je vois par la fenêtre
Qu’on a changé de temps

Je me dis bien souvent
Qu’un enfant n’est plus à naître
Ma mie est en printemps
La poésie va paître

Les bourgeons sous le vent
Sont des verts à renaître
On s’étonne d’y être
Pour un regard d’enfant
Ma mie est en printemps »

Jacques Moulin, « Rondels d’enfance »,
paru dans Nu(e), n°52, « Jokari / Enfances », octobre 2012, p. 167.

Le moins connu des poèmes saturniens

De Paul Verlaine, certains poèmes sont très connus : je pense à « Chanson d’automne » ou à « Mon rêve familier », par exemple. D’autres, en revanche, le sont moins. Je me suis ici fondé sur le nombre de résultats dans un moteur de recherches pour déterminer le moins connu des Poèmes saturniens. Il s’agirait, si l’on en croit ces chiffres, de Sub urbe.

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La littérature étrangère de langue française

L’une des particularités de la deuxième moitié du XXe siècle est d’avoir vu se multiplier une importante littérature de langue française, en dehors du territoire français. La raison en est antérieure, puisque la présence de la langue française sur les cinq continents s’explique par l’histoire de la colonisation. Le fait est qu’aujourd’hui, on ne peut guère parler de la littérature française, sans évoquer également celle qui se produit hors de « l’Hexagone ».

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Maulpoix : « La poésie a mauvais genre »

Jean-Michel Maulpoix a récemment fait paraître un essai aux éditions José Corti, intitulé La poésie a mauvais genre. Il y poursuit ainsi une réflexion sur la poésie entamée dès les années quatre-vingts avec La Voix d’Orphée. Quelques mots sur cet ouvrage que je viens juste de recevoir…

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