« L’herbe coupée
Recouvre la terre
De son compost
En dessous déjà
Naît la reverdie. »
Béatrice Bonhomme, La Maison abandonnée,
Melis, 2006, p. 19.
« L’herbe coupée
Recouvre la terre
De son compost
En dessous déjà
Naît la reverdie. »
Béatrice Bonhomme, La Maison abandonnée,
Melis, 2006, p. 19.
Les Fleurs du Mal sont sans doute LE recueil le plus connu et le plus enseigné en France. Il y a des raisons à cela, à commencer par le fait que le chef-d’œuvre baudelairien est l’un des grands titres de la poésie moderne. Cependant, ce sont souvent les mêmes poèmes et les mêmes extraits qui apparaissent dans toutes les anthologies. Dans la logique de notre rubrique « Le poème d’à côté », essayons de découvrir un autre Baudelaire…
Continuer à lire Le poème d’à-côté : Les autres « Fleurs du Mal »
Ils nous paraissent familiers, tant ils ont bercé notre enfance. Pour autant, connaissons-nous vraiment bien les contes traditionnels ? Les dessins animés leur sont-ils fidèles ? Ont-ils uniquement un intérêt pour les enfants ? La semaine dernière, je proposais un petit quiz sur les contes traditionnels : il est temps d’apporter les réponses…
Continuer à lire Les contes traditionnels (solutions du jeu)
« Regarder la mer la mort dans le dos n’est donc pas céder à la mélancolie. J’ai le désir d’une écriture qui tire au clair : qui clarifie et qui conduise du côté de la clarté. Ni obscure, ni obscurantiste. Qui parle avec simplicité. Et trace des lignes claires de signes sombres. »
Jean-Michel Maulpoix, Le voyageur à son retour, Le Passeur, 2016, p. 79.
L’art de l’illustration dans les livres ne date pas d’hier : que l’on songe aux manuscrits enluminés du Moyen Âge pour s’en convaincre. Mais il est une pratique assez particulière, qui confère à l’illustration un rôle bien particulier, en ce qu’elle relève du dialogue de deux artistes : la création à quatre mains d’un livre par un poète et un artiste plasticien.
Continuer à lire Poésie et peinture : les « livres de dialogue »« Aux lecteurs
Je vous écris de près
entre votre malheur et votre peauEntre
j’essaie de mettre un tournesolJe n’ose pas
employer de grands mots en voyage magnétique
des mots orgueilleux d’être
pour affréter les invisibles continentsVous
moi
c’est ovation timide vers le monde. »
Marie-Claire Bancquart, « Aux lecteurs »,
dans Partition, Paris, Belfond, 1981, p. 105.
Tout le monde a déjà entendu parler de la Belle au bois dormant, de Cendrillon ou encore de Riquet à la houppe. Cela fait partie d’un savoir populaire, transmis de génération en génération par les familles, les écoles, mais aussi par de nombreuses réécritures, parodies, adaptations télévisuelles. Pour autant, connaissez-vous vraiment les contes traditionnels ? Ce petit quiz devrait vous permettre de le savoir…
Continuer à lire Quiz du printemps : les contes traditionnels
H.P. Lovecraft (1890-1937) est un romancier bien connu des amateurs de fantastique et de science-fiction. Or, il se trouve que François Bon, romancier français contemporain et promoteur de la littérature sur Internet, est aussi l’un des traducteurs de Lovecraft. Il propose, sur son site Tiers-Livre, ses propres traductions en version numérique. Les abonnés du site auront accès à la version intégrale, mais de nombreux extraits sont accessibles gratuitement. En outre, certains textes sont également proposés sous forme de « vidéo-lecture », ce qui permet de les découvrir autrement.
Je vous ai déjà parlé ici ou là de Daniel Biga, un poète français né en 1940 à Nice. Je vous propose aujourd’hui un poème extrait de Détache-toi de ton cadavre, recueil publié en 1998 et réédité en 2015 à la suite des haïkus de Le sentier qui serpente. J’ai choisi ce poème parce qu’il porte sur le nom même de Biga, ce qui n’est pas la moins bonne façon de faire connaissance avec ce poète, et parce qu’il est fort savoureux et plein de vie, à l’image du recueil entier.
J’ai créé sur le site JetPunk un quiz sur la poésie française contemporaine. Vous avez huit minutes pour trouver dix réponses. Bon courage !
Des poèmes sur la mer, on en trouverait sans nul doute des dizaines, sinon des centaines. J’en ai ici choisi trois.
On trouve sur Internet quantité de réflexions fort intéressantes pour qui sait les trouver. Je vous propose aujourd’hui de découvrir, sur le site Vox Poetica, une passionnante réflexion sur ce qu’est le contemporain, par Lionel Ruffel, de l’Université Paris-VIII. Depuis quand parle-t-on de « contemporain » ? Qu’a-t-on entendu par là ? Comment se définit le contemporain ?
Il est des poètes virtuoses, dont le talent réside dans la capacité à utiliser toutes les ressources de la langue et de la versification pour produire des poèmes qui tiennent du tour de force. Dans un billet précédent, j’en montrais trois exemples, chez Ronsard, chez Baudelaire et chez Mallarmé. Mais il en est d’autres, et non des moindres, qui font au contraire le pari de la simplicité…
Heureux Parisiens, vous pourrez entendre à deux reprises Jean-Michel Maulpoix proposer une lecture de ses poèmes.
Continuer à lire L’actualité de Jean-Michel Maulpoix cet avril
Il y a des poèmes dont la beauté réside dans l’incroyable simplicité. Il en est d’autres qui, à l’inverse, font apparaître la grande virtuosité de leur auteur. Je vous propose aujourd’hui quelques poèmes dont la conception repose sur un tour de force.
La revue en ligne Loxias, éditée par le Centre Transdisciplinaire d’Épistémologie de la Littérature et des Arts Vivants (C.T.E.L.), vient de faire paraître un dossier concernant les liens entre la littérature et l’écologie. Je vous en propose ici un rapide compte-rendu.
Henri Bosco est un écrivain bien connu à Nice. Il a donné son nom à la Bibliothèque Universitaire de la Faculté des Lettres, qui possède un important fonds à son sujet. Or, l’Université de Nice annonce la tenue prochaine d’un colloque sur son oeuvre, qui se tiendra au Centre Universitaire Méditerranéen (CUM).
« Comme font sous le vent
Les grandes graminées. »
Eugène Guillevic, Sphère suivi de Carnac,
Paris, Gallimard, coll. « Poésie », 1961-1963, DL 2007,
p. 127.
Dans la ville invisible. Tel est le titre, énigmatique ou du moins mystérieux, d’un roman que j’ai lu pendant mon adolescence. C’est l’histoire d’un garçon solitaire, seul chez lui pendant que son père fait rouler des trains de nuit, qui fait d’étranges découvertes avec l’ascenseur. L’auteur de ce roman possède un nom facile à mémoriser : François Bon.
« le soleil du printemps
n’est pas à l’heure
d’été »
Daniel Biga, Le sentier qui serpente, Tarabuste, 2015.