Avez-vous déjà entendu parler du Parlement des fées ? Ce roman de John Crowley, particulièrement original, était dans ma liste à lire depuis longtemps, et je viens d’en finir le premier volume. Celui-ci instaure progressivement un univers féerique sans tout à fait basculer complètement dans le merveilleux. La réussite du roman tient en grande partie à cet équilibre savamment dosé.
Comme vous le savez peut-être si vous avez lu d’autres articles de ce blog, j’aime beaucoup la poésie de Jean-Michel Maulpoix. Sa prose poétique, immédiatement reconnaissable à son ampleur et à ses inflexions, développe, d’un recueil à l’autre, un lyrisme humaniste qui convient parfaitement à notre temps, dont il partage les doutes et les incertitudes, tout en laissant place aussi à l’espérance. J’aime l’authenticité de cette voix partagée entre inquiétude et apaisement. Aujourd’hui, je vous propose de découvrir un extrait de L’instinct de ciel qui m’a particulièrement plu.
L’Éducation nationale a fait savoir que des « ajustements aux programmes » vont entrer en vigueur à la rentrée prochaine. Pour savoir de quoi il retourne exactement, je vous propose une petite revue de presse. Que dit-on dans les médias à ce sujet ?
Jean-Michel Maulpoix a récemment publié Les 100 mots de la poésie. Cet ouvrage, utile à tous ceux, néophytes ou connaisseurs, qui s’intéressent à la poésie, est paru dans la fameuse collection « Que sais-je ? » fondée par Paul Angoulvent. À cette occasion, j’avais rédigé un petit billet où je disais tout le bien que je pensais de ce livre. Celui-ci vient d’être recommandé par les éditions « Que sais-je ». Qu’il me soit ici permis de les remercier de donner ainsi de l’écho à mon blog.
Je vous recommande cet article intitulé « Et si vous relisiez Le Nom de la rose ? ». Il a été écrit par Simon Hasdenteufel, doctorant en histoire médiévale à l’Université de la Sorbonne, sur le blog « Mirmande PatrimoineS ». Je n’ai pas lu ce roman, mais j’ai en revanche beaucoup aimé Le Pendule de Foucault.
Thomas Baumgartner vient de publier sur le blog « Les mille et une facettes » un article intéressant sur le Dernier jour d’un condamné, roman de Victor Hugo qui constitue l’un des plus beaux plaidoyers qui soient contre la peine de mort. Ce livre, que j’ai lu quand j’étais en Troisième, mérite vraiment d’être lu. Et je vous recommande cet article de blog.
Nous fêtons cette année le cinquantenaire de « Mai 1968 ». Que reste-t-il, aujourd’hui, de cet épisode de grèves et de manifestations ? Que retenir de Mai 1968 ? Historiens, philosophes, politologues, journalistes ont déjà répondu à la question. Aujourd’hui, je vous propose de découvrir un poème de Patrick Quillier qui se penche sur cette mémoire en célébrant les figures de Tristan Cabral et Jan Palach.
Yves Bonnefoy au Collège de France en 2004 (Joumana Haddad, Wikipédia, libre de réutilisation)
« Nous mettons nos pieds nus dans l’eau du rêve, Elle est tiède, on ne sait si c’est l’éveil Ou si la foudre lente et calme du sommeil Trace déjà ses signes dans des branches Qu’une inquiétude agite, puis c’est trop sombre Pour qu’on y reconnaisse des figures Que ces arbres s’écartent, devant nos pas. Nous avançons, l’eau monte à nos chevilles, Ô rêve de la nuit, prends celui du jour Dans tes deux mains aimantes, tourne vers toi Son front, ses yeux, obtiens avec douceur Que son regard se fonde au tien, plus sage, Pour un savoir que ne déchire plus La querelle du monde et de l’espérance, Et qu’unité prenne et garde la vie Dans la quiétude de l’écume, où se reflète, Soit beauté, à nouveau, soit vérité, les mêmes Étoiles qui s’accroissent dans le sommeil.
Yves Bonnefoy. Cité d’après le site « L’arbre à lettres ».
Note Dell’anima, di Galatea Federico & Giuseppe Buro Poesia e Serenità Note Dell’anima
Danza il cuore tra note soavi ed è come un battito d’ali, nel tempo trovo il mio essere vita, bevo e ti amo, mi ritrovo in te, respiro te. In questo mare immenso d’amore, entro nei sogni e diventi poesia, il corpo […]
Plus je découvre la poésie contemporaine, plus je me rends compte que je ne connais que la partie émergée de l’iceberg. Cela n’a rien d’étonnant, au vu des centaines de recueils qui paraissent chaque année, dans l’indifférence presque générale. Par chance, les réseaux sociaux permettent de donner de l’écho à des poèmes qui, sans cela, seraient voués à n’être lus que par une poignée de spécialistes. Bref, j’ai lu aujourd’hui sur Facebook un poème d’Emmanuel Godo, extrait d’un recueil intitulé Je n’ai jamais voyagé, récemment paru aux éditions Gallimard.
Je voulais vous faire part de ma grande joie de voir que mon article sur les homophones grammaticaux, récemment publié sur ce blog, vient d’être recommandé par la « Mission Maîtrise de la langue des Alpes-Maritimes », sur le site Internet de la DSDEN des Alpes-Maritimes. Cela fait plaisir de voir que cet article a suscité l’intérêt de cette Mission départementale. J’en profite pour recommander ce site à tous les enseignants, je le consulte régulièrement car il fourmille d’outils et de propositions qui me correspondent bien, c’est vraiment très riche et régulièrement mis à jour.
Depuis que je suis sur Facebook, je me suis inscrit à plusieurs groupes d’entraide entre enseignants. C’est l’occasion pour des profs de toutes disciplines, de tous niveaux et de tous horizons, d’échanger des conseils, des idées, des solutions pratiques. Or, il est très fréquent qu’en plus des questions techniques ou des demandes d’aides ponctuelles, on lise de véritables appels au secours, qui témoignent d’une détresse parfois grande. Cela ne peut pas laisser indifférent.
Le centre transditransdisciplinaire d’épistémologie de la littérature de l’université de Nice vient de faire paraître un ouvrage collectif intitulé La poésie comme entretien. Ce recueil, dirigé par Béatrice Bonhomme, Anna Cerbo et Josiane Rieu, constitue les actes de journées d’études menées par les Universités de Nice et de Naples. Je vous en avais déjà parlé dans un précédent article où je résumais les interventions de la journée d’étude à laquelle j’avais participé.
Poète portugais de renommée mondiale, Fernando Pessoa fait partie de ces auteurs dont on parle beaucoup à l’Université, mais que je n’ai pas encore lus. Or, Patrick Quillier, professeur à l’Université de Nice, traducteur de l’œuvre complète de Pessoa en « Pléiade », vient de publier, aux éditions Chandeigne, une Anthologie essentielle de l’œuvre du poète. À cette occasion, il intervenait sur les ondes de France Culture pour retracer le parcours du grand poète portugais. Voici ce que j’en ai retenu.
La couverture du livre d’Ilias Yocaris (source : Fabula)
Qui n’a jamais, à la lecture d’un roman, d’un poème ou d’une pièce de théâtre, éprouvé une vive admiration pour l’art d’écrire de son auteur ? Qui ne s’est jamais exclamé, ah, que ceci est parfaitement dit ? Qui n’a jamais été séduit par le style d’un écrivain ? Si nous sentons tous plus ou moins confusément que le style est pour beaucoup dans la qualité que nous accordons à une œuvre littéraire, il est en revanche beaucoup plus difficile de définir cette notion. Aussi avons-nous interrogé un spécialiste de la question : Ilias Yocaris, enseignant-chercheur à l’Université de Nice, a publié en 2016, aux éditions Classiques Garnier, un ouvrage intitulé Style et semiosis littéraire, dans lequel il définit théoriquement la notion de style, avant d’appliquer concrètement cette notion à l’analyse de plusieurs fictions postmodernes.
Le 6 juin dernier, il y a donc environ un an, j’annonçais que le blog avait atteint cinquante mille visiteurs uniques. Puis, le 9 décembre, la barre des cent mille était franchie. Aujourd’hui, ce sont 200.000 lecteurs différents qui ont parcouru les articles de « Littérature Portes Ouvertes ». Je me réjouis de ce succès qui se confirme chaque jour, et qui conforte quotidiennement ma motivation à poursuivre. Profitons de l’occasion pour revenir sur le chemin parcouru depuis la naissance du blog.
C’est un fait : les enfants sont tous différents. Aussi est-ce une gageure pour chaque professeur d’adapter ses enseignements à chacun, tout en permettant aussi à la classe de demeurer un collectif. Une piste de réflexion intéressante est celle des « intelligences multiples ». Quelques mots sur cette notion, suivis de quelques activités mises en place dans ma classe.
Pascal et Florent ne sont pas seulement des collègues sympas, rencontrés quand j’enseignais à l’école de Levens, mais aussi des artistes qui méritent, chacun dans leur domaine, d’être davantage connus. Ils viennent de publier un magnifique ouvrage à quatre mains, intitulé Sous les étoiles de la Tinée, Contes et légendes. Quelques mots sur ce livre qui est aussi un bel objet.