Archives pour la catégorie Littérature française

A Marie-Claire Bancquart

Je viens d’apprendre le récent décès de la poète Marie-Claire Bancquart. Je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises de son œuvre que j’aime beaucoup. Je l’ai rencontrée à l’occasion du colloque de Cerisy-la-Salle qui lui était consacré en septembre 2011. Je voudrais aujourd’hui présenter son œuvre en guise d’hommage.

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Enseigner « Peau d’âne » à l’école

Théophile Gautier affirmait que Peau d’Âne était le « chefd’œuvre de l’esprit humain, quelque chose d’aussi grand dans son genre que l’Iliade et l’Enéide ». Un tel propos, volontairement emphatique, va à l’encontre d’un préjugé courant, selon lequel les contes de fées constitueraient une sous-littérature tout juste bonne à divertir les enfants. Or, comme nous l’allons voir, il s’agit d’un conte magnifique, que j’ai voulu faire comprendre à mes élèves.

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« Toute la place est pour la beauté »

Comme je l’ai déjà indiqué, le Printemps des Poètes qui approche à grands pas aura cette année pour thème « la Beauté ». Il s’agit là d’un thème particulièrement fécond pour la poésie. Je suis presque sûr qu’une citation de René Char sera maintes fois proférée au cours de ces quelques journées…

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Cinq bonnes raisons de lire Genet

Si le théâtre de Jean Genet est aujourd’hui pleinement admis dans le panthéon des grandes œuvres littéraires du XXe siècle, il a d’abord conservé une aura sulfureuse qui explique qu’il soit probablement moins enseigné dans le secondaire qu’un Beckett ou un Ionesco. C’est pourtant un théâtre qui vaut le détour. Je voudrais vous présenter aujourd’hui deux pièces, Les Bonnes et Le Balcon.

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Prêts pour les Journées Poët Poët ?

Elles se tiennent chaque année dans les Alpes-Maritimes au mois de mars, dans la période du Printemps des Poètes : les Journées Poët Poët sont organisées par la compagnie « Une petite voix m’a dit ». J’ai eu la chance d’assister à plusieurs éditions de cette manifestation, toujours d’une grande qualité, et je compte bien continuer cette année. Aujourd’hui, j’ai interrogé Sabine Venaruzzo qui nous en dit un peu plus.

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Je découvre Marcelin Pleynet

Disons-le tout net : je ne connais presque rien de la poésie de Marcelin Pleynet. Je n’ai lu de lui qu’un seul livre, Premières poésies (Cadex éditions, Montpellier, 1987). Pourquoi alors un article sur ce poète ? Parce que j’ai à cœur de présenter progressivement les différentes facettes de la poésie française contemporaine, et que je n’ai pour l’instant que très peu parlé de la poésie, disons, « textualiste ». Parce que, en parcourant les rayonnages de la bibliothèque municipale, j’ai été attiré par ce nom, revenu plusieurs fois dans mes lectures. D’où le titre très humble de cet article : je vous livre ici des impressions de lecture, avec tout ce que cela implique de subjectif.

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La beauté selon Baudelaire

Comme vous le savez peut-être, le Printemps des Poètes approche. Il se tiendra du 9 au 25 mars 2019. Le thème choisi pour cette année est tout aussi passionnant que vaste : la beauté. Je vous propose donc un petit voyage sur ce thème, en commençant aujourd’hui par vous présenter  le dix-septième poème des Fleurs du mal (édition 1861), précisément intitulé « La Beauté ».

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Dans la cuisine de Guy Goffette

Je voudrais consacrer mon article du jour à un grand poète que je n’avais pas encore évoqué dans les colonnes de ce blog, alors qu’il est incontestablement l’une des grandes voix du lyrisme français contemporain. Il n’était que trop temps que je répare cette injustice. Je vous invite donc aujourd’hui à visiter la cuisine de Guy Goffette

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« Déjà ! » de Charles Baudelaire


Si Charles Baudelaire déploie son génie dans Les Fleurs du Mal, il nous offre une autre facette de sa poésie avec Le Spleen de Paris, ses fameux Petits poèmes en prose avec lesquels le poète donne ses lettres de noblesse à ce genre paradoxal. Je voudrais aujourd’hui, en guise d’introduction à ce recueil, vous parler de l’un des poèmes, qui n’est sans doute pas le plus connu, mais qui, nous l’allons voir, ne manque pas d’être fort intéressant.

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Transmettre les voix éclatées de la Grande Guerre

Il n’aura échappé à personne que nous avons commémoré cette semaine le centenaire de l’armistice de 1918. Il y a cent ans, en effet, prenait fin une guerre d’un caractère inédit, par sa durée, par son ampleur, par son nombre de morts, par son caractère particulièrement inhumain. Elle a laissé de nombreuses cicatrices dans l’âme de l’humanité, dont certaines, cent ans après, sont encore bien visibles. Pour porter cette mémoire dans notre vingt-et-unième siècle, il fallait un poème. Et Patrick Quillier l’a composé.

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La salle Gaveau accueillera le Salon des poètes

Le chef d’orchestre Hugues Reiner m’a contacté, il y a quelques jours, afin de me faire part de son projet :  il a réservé, pour le 2 décembre prochain, la prestigieuse salle Gaveau, à Paris, pour y faire venir, non pas seulement des musiciens comme il en a l’habitude, mais aussi des poètes.

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« Charlotte » de David Foenkinos

C’est un livre que je n’aurais peut-être pas découvert par moi-même, tant il est vrai que j’évite en principe les histoires tristes, dont on sait dès la première ligne qu’elles finiront mal. J’ai entendu parler de ce livre dans le cadre d’un projet pédagogique qui sera prochainement mis en oeuvre dans mon école. Et, donc, j’ai voulu lire le roman. Je l’ai trouvé passionnant. Mais rude à lire par son tragique.

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En ce temps là la guerre était en terre
l'europe dilacérée labourait
ses plaines pour planter des boisseaux d'hommes
malheureux tous ces morts tels des épis
cueillis trop verts malheureux tous ces morts
aux moissons innommables de l'histoire
malheureux tous ces morts pour six arpents
de terre malheureux tous ces morts pour
satisfaire morgue et cupidité

Patrick Quillier, Voix éclatées (de 14 à 18), Gardonne, éditions Fédérop, 2018, p. 13.

Chanter les possibles

Marc Alexandre Oho Bambe n’est pas un poète comme les autres. Sa poésie se déclame plus qu’elle ne se lit. Ses livres ne sont que la trace écrite d’une performance avant tout orale. Et c’est avec sa voix en tête que j’ai lu Le Chant des possibles, paru en 2017 aux éditions de La Cheminante.

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« Les mots crèvent au ras de ma peau […] D’un côté il fait mal ; de l’autre, il fait nuit ; entre les deux, une hélice tourne dans le ventre, et l’air reflue vers ma bouche… »

Bernard Noël, Extraits du corps, 1958.
Cité d’après le Dictionnaire des grandes œuvres
de la littérature française, Le Robert,
sous la direction de Henri Mitterrand.

Les 5 qualités de la tirade du nez

Les œuvres de littérature ne sont pas si nombreuses qui parviennent à séduire tout à la fois les fins lettrés et le plus grand public. Cyrano de Bergerac, d’Edmond Rostand, est de celles-là. Cette pièce de théâtre, qui s’inspire lointainement d’un personnage réel, est passée à la postérité pour sa façon toute romantique de mêler le sublime et le grotesque, le rire et les larmes, la noblesse de l’âme et l’éloquence du cœur. Elle doit une grande part de sa célébrité à la fameuse tirade du nez, que je voudrais citer et commenter aujourd’hui.

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Béatrice Bonhomme chroniquée sur Mediapart

Il n’est pas si fréquent de voir des ouvrages de poésie contemporaine chroniqués dans des journaux en ligne fortement fréquentés. Il n’est donc que normal que je signale ce bel article de Patrice Beray, consacré au recueil Dialogue avec l’anonyme de Béatrice Bonhomme, paru dans les blogs de Mediapart.

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Arthur Rimbaud : Oraison du soir

« A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu… » Le sonnet des Voyelles est l’un des poèmes les plus connus de Rimbaud. Je vous invite donc à tourner la page, et à découvrir le poème d’à côté. Dans l’édition Vanier de 1895 (disponible sur Wikisource), il s’agit également d’un sonnet, intitulé « Oraison du soir »…

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