Archives pour la catégorie Littérature française

L’humain d’abord pour Sabine Venaruzzo

Je la connaissais pour être depuis de nombreuses années l’organisatrice des « Journées Poët Poët » dans la région niçoise (Nice, La Gaude, Saorge…). Sabine Venaruzzo, poète, comédienne, chanteuse, vient de publier, avec Rémy Masseglia, Gwen Masseglia et Raphaël Zweifel, un poème en vidéo, où l’image, la musique et la voix se marient. Son titre? « L’Humanité avant toute chose »…

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D’une inquiétude contemporaine

La poésie française contemporaine me semble profondément marquée par une certaine inquiétude, parfois exprimée de façon très vive, parfois de façon plus diffuse. Cette notion, qui faisait partie des concepts centraux de ma thèse de doctorat, peut s’appliquer, moyennant des différences qu’il ne s’agit pas de gommer, chez un grand nombre de poètes contemporains. Je voudrais donc insister aujourd’hui sur cette notion.

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Jean-Michel Maulpoix :

« Il reste tout là-haut de vieilles neiges perchées que l’on dit éternelles. Elles font briller les sommets de la montagne comme des pâtisseries recouvertes de sucre glace. Tard, elles restent allumées le soir, quand la vallée est déjà plongée depuis longtemps dans la pénombre. Il se pourrait qu’y veille un dieu chagrin et insomniaque dont cette lueur blanche éclaire le grimoire en qui il va chercher l’oubli des laideurs d’en bas. »

Jean-Michel Maulpoix, Pas sur la neige,
Paris, Mercure de France, 2004, p. 96.

Reblogué : réparer le monde

vusurleWebJe me permets de vous signaler cet article du blog « BuencaRmino » selon lequel une tendance de la littérature du XXIe siècle serait de « reprendre pied dans le monde ». Il s’agit d’une note de lecture de Réparer le monde, la littérature française au XXIe siècle, par Alexandre Gefen (Corti). Une réflexion stimulante.

Réparer le monde — BuencaRmino

Rencontre avec la poésie de Béatrice Bonhomme

C’était ce vendredi 6 avril, à 18 h, à Nice. Le Consulat général d’Italie, rue Gambetta, accueillait la poète Béatrice Bonhomme, venue présenter son œuvre poétique, dans le cadre d’une lecture bilingue assurée avec Giampiero Scafoglio, enseignant comme elle à l’Université de Nice.

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Poésie, poétique et poéthique

Un ami me demande de préciser la différence entre poétique et poéthique. C’est l’occasion de revenir sur un article antérieur de ce blog, où je présentais cette notion, et d’approfondir un peu cette réflexion, qui en effet est essentielle dès lors que l’on s’intéresse à la poésie contemporaine.

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Béatrice Bonhomme au Consulat d’Italie

Je viens d’apprendre que la poète Béatrice Bonhomme, professeur à l’Université de Nice, fondatrice de la revue Nu(e) et auteur de recueils poétiques, nouvelles, essais et d’une pièce de théâtre, lira quelques-uns de ses poèmes au Théâtre Garibaldi, au Consulat d’Italie, le vendredi 6 avril à 18 h. Cette manifestation, organisée par Giampiero Scafoglio, permettra d’entendre la poésie de Béatrice Bonhomme à la fois en français et dans une traduction italienne.

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Le printemps des poètes à la fac aussi

Les manifestations du Printemps des Poètes continuent ! Lundi 12 mars, la poète Valérie Rouzeau, marraine des journées Poët Poët, dialoguait avec ses auditeurs dans le cadre d’une table ronde organisée dans les locaux du Centre Transdisciplinaire d’Épistémologie de la Littérature et des arts vivants (C.T.E.L.), à l’invitation de Béatrice Bonhomme, Sandrine Montin et Sabine Venaruzzo.

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Valérie Rouzeau est à Nice

Les manifestations du Printemps des Poètes continuent… Aujourd’hui, à Nice, à la Bibliothèque Nucéra, Valérie Rouzeau nous a offert une lecture de ses plus récents poèmes, accompagnée au trombone à coulisses par Christiane Bopp.

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Reblogué : Georges Perec sans contraintes

Le très intéressant blog Textualités a récemment publié un article sur Georges Perec, qui nous donne à voir une autre image de ce « magicien des contraintes ». En effet, il a également écrit un poème non-contraint, que le billet donne à lire dans son intégralité. Bref, je vous recommande d’y faire un tour !

Georges Perec est connu et reconnu comme LE magicien des contraintes : il fonde son œuvre sur les contraintes formelles (comme le lipogramme ou les monovocalismes), littéraires, mathématiques et même spatio-temporelles (comme dans Les Lieux) variant les formules, systèmes et autres manières élaborées de façonner un texte. Nous sommes souvent revenus ici sur les tours de […]

via Avez-vous déjà lu… un poème non-contraint de Georges Perec ? — TEXTUALITÉS

« Résignation » : le sonnet inversé de Verlaine

L’audace dans l’innovation formelle n’est en rien une spécificité du vingtième siècle surréaliste ou oulipien. On peut penser aux Grands Rhétoriqueurs qui, au XVe siècle, firent preuve d’une grande virtuosité. Plus près de nous, je voudrais vous parler aujourd’hui de Verlaine, dont on loue plus souvent la musicalité et la douceur que la virtuosité. Il a pourtant eu l’audace d’écrire, entre autres choses, un sonnet phonétique, et, donc, un sonnet inversé. Celui-ci s’intitule « Résignation » et il fait partie des Poèmes saturniens.

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« Un jour qu’il faisait nuit » de Robert Desnos

Le nom de Robert Desnos est bien connu du grand public, tant nombreux furent ceux qui, sur les bancs de l’école, apprirent ses vers par cœur. Tout le monde, ou presque, a entendu parler de sa « fourmi de dix-huit mètres, avec un chapeau sur la tête ». En revanche, bien moins nombreux sont ceux qui se sont aventurés au-delà. Or, la poésie de Robert Desnos n’est pas réservée aux enfants, tant s’en faut ! Aujourd’hui, je vous présente un poème assez célèbre, intitulé « Un jour qu’il faisait nuit », paru dans le recueil Corps et Biens en 1930.

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Qui est Valérie Rouzeau ?

Elle sera la marraine des journées « Poët Poët », la semaine prochaine, dans les Alpes Maritimes. Vous pourrez la rencontrer notamment à Nice, à la Gaude, à Saorge… C’est l’occasion de nous intéresser de plus près à sa poésie.

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L’ardeur ronsardienne

Comme vous le savez peut-être, le thème du « Printemps des Poètes » dans son édition 2018 sera l’ardeur. Le site officiel de la manifestation propose une anthologie de poèmes sur ce thème, essentiellement puisés dans la poésie contemporaine. Je voudrais ici vous proposer un petit voyage au XVIe siècle, afin de vous faire découvrir quelques sonnets de Pierre de Ronsard, qui me semblent illustrer cette thématique.

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Printemps des poètes 2018 : le programme

Cela fait plusieurs années que j’assiste avec plaisir à diverses manifestations organisées autour de chez moi à l’occasion du Printemps des poètes. Chaque année, il s’agit de spectacles de qualité, qui font entendre une parole authentique tout en facilitant le contact du grand public avec une poésie contemporaine qui demeure méconnue. Voici ma petite sélection dans le programme de cette année…

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Baudelaire, toujours

Le poète contemporain Jean-Michel Maulpoix dit de Baudelaire, Rimbaud, Verlaine et Mallarmé qu’ils sont les quatre pieds de sa table d’écriture. C’est rappeler que la poésie d’aujourd’hui, y compris la plus récente, continue de s’ériger sur un socle bâti par ces quatre fondateurs. Certes, depuis le XIXe siècle, bien des choses ont changé, néanmoins le mouvement qui s’y est initié continue aujourd’hui de se ramifier sous différentes formes. C’est pourquoi je voudrais aujourd’hui vous entretenir plus particulièrement de Baudelaire.

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Le jardin enneigé d’Yves Bonnefoy

En ce moment où il neige un peu partout en France, il est agréable de lire ou relire Début et fin de la neige d’Yves Bonnefoy. Ce n’est pas le recueil le plus connu du grand poète français, décédé il y a deux ans, mais c’est l’un de mes préférés. Dans une langue épurée, ciselée en vers brefs, le poète, sans excès d’emphase, trouve les mots justes pour dire cette réalité à la fois si simple, si naturelle et pourtant mystérieuse qu’est la neige. Aujourd’hui, lisons « Le jardin ».

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