Archives pour la catégorie Littérature française

Un petit recueil de Jean-Marie Barnaud

C’est un tout petit livre d’une dizaine de centimètres de côté, à la couverture bleue, imprimé sur du beau papier. Il ne compte que vingt-sept pages et dix-sept poèmes, imprimés à l’encre verte. Son titre ? Sur le carnet de Marion. Son auteur ? Jean-Marie Barnaud.

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Connaissez-vous Charles Cros ?

Ce qu’il y a de bien avec les poètes du XIXe siècle, c’est que leur œuvre, « tombée » (comme on dit) dans le domaine public, est aisément accessible sur Internet. C’est l’occasion de vous faire découvrir quelques poètes moins célèbres que les Baudelaire, Rimbaud ou Verlaine, mais qui, cependant, ont publié de beaux poèmes. Je commence aujourd’hui avec Charles Cros, et le poème liminaire du Coffret de santal.

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La neige d’André du Bouchet

Poursuivant mon parcours des poètes contemporains ayant écrit sur l’hiver et/ou sur la neige, je vous propose aujourd’hui de découvrir André du Bouchet, auteur d’un petit ouvrage intitulé Désaccordée comme par de la neige, dont nous allons voir qu’il est assez singulier.

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Les haïkus d’hiver de Daniel Biga

Paru en 2015 aux éditions Tarabuste, Le sentier qui serpente est sous-titré « haïku de voyages et des quatre saisons ». De fait, ses quatre sections portent le nom des saisons, et elles sont toutes composées de petits textes de trois vers, alternativement alignés sur la marge gauche puis sur la marge droite de la page. Je vous propose donc de découvrir les haïkus d’hiver de Daniel Biga.

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L’auto-pastiche de Paul Verlaine

Je dois à mes études supérieures d’assez bien connaître la poésie de Baudelaire et celle de Rimbaud, en revanche je n’ai jamais eu à étudier celle de Verlaine. Et pourtant, plus je la feuillette, plus je la trouve intéressante. Aujourd’hui, en parcourant le recueil Parallèlement, j’ai découvert un poème intitulé « A la manière de Paul Verlaine », qui m’a tout l’air d’être un auto-pastiche, une sorte de caricature de soi-même. Le résultat est assez savoureux. Voyez plutôt.

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Un recueil pour l’hiver : Pas sur la neige

L’hiver approche, et avec lui, tant d’images de blancheur et de froidure, de veillées près de la cheminée, d’arbres dénudés… Ces images sont si stéréotypées, qu’on peut se demander comment les poètes contemporains parviennent à renouveler l’imaginaire de l’hiver. En effet, la thématique des saisons apparaît comme un motif traditionnel, rendant d’autant plus difficile son traitement. Alors, comment les poètes contemporains traitent-ils le thème de l’hiver ? C’est ce que je vous propose de découvrir avec une série d’articles, à travers lesquels je présenterai à chaque fois un recueil dont le thème central est l’hiver. Aujourd’hui, je vous présente Pas sur la neige de Jean-Michel Maulpoix.

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Le poème d’à côté — Théophile Gautier

Je crois bien n’avoir déjà lu qu’un seul poème de Théophile Gautier :

« Oui, l’œuvre sort plus belle
D’une forme au travail
Rebelle,
Vers, marbre, onyx, émail. »

Cet art poétique fait l’éloge de la beauté formelle, et affirme que le véritable artiste doit refuser la facilité, en privilégiant au contraire ce qui « résiste » à la volonté. Bref, la doctrine de « l’art pour l’art ». Et si nous regardions « le poème d’à côté » ?

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« La fin de l’éternité » : le poète au théâtre

J’ai déjà parlé ici plusieurs fois de la poète Béatrice Bonhomme, professeur à l’Université de Nice, et directrice de ma thèse de doctorat. Je voudrais aborder ici un aspect moins connu de son œuvre, à savoir qu’elle a aussi écrit une pièce de théâtre, intitulée La Fin de l’éternité. Elle a été jouée en 2009 à Grenade, sous la direction de Rafael Ruiz Álvarez, dans une traduction espagnole. Je précise que je n’ai pu assister à la représentation, mais que j’ai lu la pièce en 2013, ainsi que la majeure partie de ses ouvrages. Je ne prétends pas étudier la pièce, mais simplement la présenter de façon tout à fait personnelle.

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Arthur Rimbaud dans le temps

C’est une œuvre particulièrement dense que celle d’Arthur Rimbaud. Des premières poésies du Cahier de Douai à la publication de la Saison en Enfer, il ne s’est passé que quelques années. Et pourtant, que d’évolutions, de changements, de transformations ! Dans ce bref laps de temps, entre 1870 et 1873, Rimbaud bouleverse le vers, opte pour la prose, et se renouvelle constamment, avant d’abandonner radicalement la poésie et de partir faire du commerce au Harar. Comme si des siècles s’immisçaient dans ces quelques années. Comment ce si bref itinéraire parvient-il à s’élargir de la sorte ?

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Le poème d’à côté : Arthur Rimbaud

Le « Bateau ivre » est l’un des plus célèbres poèmes de Rimbaud. Ce long poème de cent vers mérite sa place dans les anthologies de la poésie française. Eh bien, je vous propose de découvrir aujourd’hui le poème d’à côté

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Le poème d’à côté : Paul Verlaine

« Mon rêve familier » est sans doute l’un des plus célèbres poèmes de Paul Verlaine. Pour ceux qui ne le connaîtraient pas, le voici en vidéo, prononcé sur une Gymnopédie d’Erik Satie. Eh bien, je vous propose de tourner la page et de découvrir le poème d’à côté…

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Les animaux dans la poésie

Aujourd’hui 4 octobre, c’est la journée mondiale des animaux. Cette initiative onusienne vise à « protéger les espèces en voie de disparition ». Les poètes n’ont évidemment pas attendu cette injonction pour évoquer, célébrer, chanter les animaux dans leurs poèmes. Quelques exemples puisés dans différentes époques.

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« Une fringale de papier me surprend en automne. J’écris tandis que tombent les feuilles. Le ciel se tasse, il craque quand on marche dessus. Ni fontaine fraîche, ni petites lèvres végétales, ni langues agiles, ni voix d’oracle, ni couvert secret des couvées : mon arbre est le monument de l’absence, une croix griffée à l’encre noire sur l’horizon vide. Écrire accompagne sa douleur.

Les feuilles tombées ressemblent aux ailes des papillons. Séchées entre les pages d’un livre, ce sont de petits buvards silencieux. La mémoire immobile de l’envol. »

Jean-Michel Maulpoix, Emondes, Solaire, 1981, p. 44.

« Un passage comme si de rien n’était
Et voilà que je me remets pénétrer les mots de la vie
Un soleil sur la nappe rouge
La pompe au milieu de la cour
Ne ramenant plus d’eau
Mais la source est toujours présente
Avec l’eau claire que on aperçoit
À travers la fente des pierres. »

Béatrice Bonhomme, La Maison abandonnée,
Colomars, Melis, 2006, p. 8.