On me pose aujourd’hui cette question qui fera donc l’objet de l’article du jour. Question qui, comme nous l’allons voir, n’est pas sans soulever des problèmes épineux.
On me pose aujourd’hui cette question qui fera donc l’objet de l’article du jour. Question qui, comme nous l’allons voir, n’est pas sans soulever des problèmes épineux.
C’est un livre que je n’aurais peut-être pas découvert par moi-même, tant il est vrai que j’évite en principe les histoires tristes, dont on sait dès la première ligne qu’elles finiront mal. J’ai entendu parler de ce livre dans le cadre d’un projet pédagogique qui sera prochainement mis en oeuvre dans mon école. Et, donc, j’ai voulu lire le roman. Je l’ai trouvé passionnant. Mais rude à lire par son tragique.
En ce temps là la guerre était en terre
l'europe dilacérée labourait
ses plaines pour planter des boisseaux d'hommes
malheureux tous ces morts tels des épis
cueillis trop verts malheureux tous ces morts
aux moissons innommables de l'histoire
malheureux tous ces morts pour six arpents
de terre malheureux tous ces morts pour
satisfaire morgue et cupidité
Patrick Quillier, Voix éclatées (de 14 à 18), Gardonne, éditions Fédérop, 2018, p. 13.
Marc Alexandre Oho Bambe n’est pas un poète comme les autres. Sa poésie se déclame plus qu’elle ne se lit. Ses livres ne sont que la trace écrite d’une performance avant tout orale. Et c’est avec sa voix en tête que j’ai lu Le Chant des possibles, paru en 2017 aux éditions de La Cheminante.
Plus de 700 ans après la mort du poète, les vers de Rûmî continuent de nous enchanter. Leili Anvar, spécialiste de littérature persane, en offre une sélection qu’elle présente dans Rûmî, la religion de l’amour, anthologie parue aux éditions Points en 2011. Ce petit livre n’est sans doute qu’un maigre aperçu de ses quelque soixante mille distiques. Mais il permet de ressentir la beauté de l’élan mystique du poète, tout entier tourné vers la célébration du divin.
Quand on dort mal, notre cerveau gamberge. Il y a quelques nuits, la réflexion qui va suivre m’est passée par la tête. Je l’ai mise en forme, mais ce n’est jamais qu’un premier jet, une réflexion sur le vif. Aussi, je vous invite à la lire, afin que vous m’aidiez à en trouver les failles et les limites. Vous pouvez réagir dans l’espace des commentaires.
Continuer à lire Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ?
« Les mots crèvent au ras de ma peau […] D’un côté il fait mal ; de l’autre, il fait nuit ; entre les deux, une hélice tourne dans le ventre, et l’air reflue vers ma bouche… »
Bernard Noël, Extraits du corps, 1958.
Cité d’après le Dictionnaire des grandes œuvres
de la littérature française, Le Robert,
sous la direction de Henri Mitterrand.
Au commencement était le mythe. Avant même que l’homme ne sache écrire, avant les premières villes, avant les grandes civilisations, à l’époque où la chasse, la pêche et la cueillette occupaient l’essentiel des activités humaines, on imagine que les mythes circulaient oralement au sein de chaque groupe, pour le fédérer dans une même conception du monde et du cosmos. Avec le temps, ces mythes engendrèrent les grandes mythologies de l’humanité.
Les œuvres de littérature ne sont pas si nombreuses qui parviennent à séduire tout à la fois les fins lettrés et le plus grand public. Cyrano de Bergerac, d’Edmond Rostand, est de celles-là. Cette pièce de théâtre, qui s’inspire lointainement d’un personnage réel, est passée à la postérité pour sa façon toute romantique de mêler le sublime et le grotesque, le rire et les larmes, la noblesse de l’âme et l’éloquence du cœur. Elle doit une grande part de sa célébrité à la fameuse tirade du nez, que je voudrais citer et commenter aujourd’hui.
Continuer à lire Les 5 qualités de la tirade du nez
Il n’est pas si fréquent de voir des ouvrages de poésie contemporaine chroniqués dans des journaux en ligne fortement fréquentés. Il n’est donc que normal que je signale ce bel article de Patrice Beray, consacré au recueil Dialogue avec l’anonyme de Béatrice Bonhomme, paru dans les blogs de Mediapart.
« A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu… » Le sonnet des Voyelles est l’un des poèmes les plus connus de Rimbaud. Je vous invite donc à tourner la page, et à découvrir le poème d’à côté. Dans l’édition Vanier de 1895 (disponible sur Wikisource), il s’agit également d’un sonnet, intitulé « Oraison du soir »…
Je vous invite à découvrir, sur le blog de « L’oiseau bleu », un passionnant article, très bien documenté, sur l’amour chez André Breton. Pour moi qui connais assez peu cet auteur, je le trouve très intéressant, avec une dimension biographique qui éclaire les publications successives du poète. Vous le trouverez ici : André Breton et l’amour fou — Niala-Loisobleu.
Dire de Rilke qu’il est un très grand poète, c’est enfoncer des portes ouvertes. Et pourtant, tel est bien le constat que suscite inévitablement la lecture de n’importe quel poème de Vergers suivi d’autres poèmes français, magnifique recueil paru en 1978 en « Poésie/Gallimard » avec une préface de Philippe Jaccottet.
Puisque tout passe, faisons
la mélodie passagère ;
celle qui nous désaltère,
aura de nous raison.Chantons ce qui nous quitte
avec amour et art ;
soyons plus vite
que le rapide départ.
Rainer Maria Rilke, Vergers suivi d’autres poèmes français,
Paris, Gallimard, coll. « Poésie », 1929-1978, p. 57.
Depuis que j’enseigne à l’école primaire, j’ai eu l’occasion de parcourir de nombreux ouvrages de littérature jeunesse. Certains m’ont beaucoup inspiré, et ce sont mes livres préférés que je voudrais partager avec vous aujourd’hui. Si vous avez d’autres titres à proposer, n’hésitez pas à intervenir dans les commentaires !
Ce sont toujours plus ou moins les mêmes poèmes qui fleurissent dans nos anthologies. Fort de ce constat, je vous propose de redécouvrir les grands maîtres de la poésie française en explorant un poème initialement paru juste avant ou juste après un poème très célèbre. Aujourd’hui, rouvrons les Fleurs du mal de Baudelaire.
Continuer à lire Le poème d’à côté : le Beau Navire de Baudelaire
« De deux choses lune
L’autre c’est le soleil »
Jacques Prévert, Paroles, « Le paysage changeur »,
Paris, Gallimard, coll. « folio », 1972, p. 90.
Je viens de lire un article intéressant sur le slam, genre poétique marqué par l’importance de l’oralité et la dimension contestataire, à propos duquel j’avais moi-même écrit un article il y a quelques mois. C’est par ici : https://wp.me/p5VxgZ-8h
C’était ce vendredi 7 septembre, à 20 h 15, à quelques pas de la place Masséna. À proximité immédiate de la célèbre place niçoise, au débouché d’une ruelle, se trouve la galerie Depardieu, qui, en plus d’exposer des plasticiens contemporains, accueille régulièrement dans son sous-sol des artistes, cinéastes, musiciens, conférenciers… C’est là que j’ai eu l’occasion d’assister au spectacle d’Alexandre Prévert, un « stand-up classique » sobrement intitulé « piano & poésie ».
La rentrée en sixième
Pendant les deux premiers mois, je fus entièrement dépaysé, et malgré l’intérêt de tant de nouveautés, il m’arrivait de regretter ma chère école du chemin des Chartreux, dont Paul me donnait chaque soir des nouvelles.
Tout d’abord, dans cette caserne secondaire, je n’étais plus le fils de Joseph, le petit garçon que tous les maîtres tutoyaient, et qui jouait le jeudi ou le dimanche dans la cour déserte de l’école. Maintenant, j’étais à l’étranger, chez les autres.
Marcel Pagnol, Le temps des secrets (source).