Archives pour la catégorie Littérature

Comme l’indique son titre, ce blog traite essentiellement de la littérature sous toutes ses formes. Il s’agit moins de coller à l’actualité éditoriale que d’explorer la poésie, le théâtre et le roman de toutes les époques.

Poésie et simplicité

Il est des poètes virtuoses, dont le talent réside dans la capacité à utiliser toutes les ressources de la langue et de la versification pour produire des poèmes qui tiennent du tour de force. Dans un billet précédent, j’en montrais trois exemples, chez Ronsard, chez Baudelaire et chez Mallarmé. Mais il en est d’autres, et non des moindres, qui font au contraire le pari de la simplicité…

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De la virtuosité en poésie

Il y a des poèmes dont la beauté réside dans l’incroyable simplicité. Il en est d’autres qui, à l’inverse, font apparaître la grande virtuosité de leur auteur. Je vous propose aujourd’hui quelques poèmes dont la conception repose sur un tour de force.

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Littérature et écologie

La revue en ligne Loxias, éditée par le Centre Transdisciplinaire d’Épistémologie de la Littérature et des Arts Vivants (C.T.E.L.), vient de faire paraître un dossier concernant les liens entre la littérature et l’écologie. Je vous en propose ici un rapide compte-rendu.

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Un colloque sur Henri Bosco au CUM

Henri Bosco est un écrivain bien connu à Nice. Il a donné son nom à la Bibliothèque Universitaire de la Faculté des Lettres, qui possède un important fonds à son sujet. Or, l’Université de Nice annonce la tenue prochaine d’un colloque sur son oeuvre, qui se tiendra au Centre Universitaire Méditerranéen (CUM).

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Connaissez-vous François Bon ?

Dans la ville invisible. Tel est le titre, énigmatique ou du moins mystérieux, d’un roman que j’ai lu pendant mon adolescence. C’est l’histoire d’un garçon solitaire, seul chez lui pendant que son père fait rouler des trains de nuit, qui fait d’étranges découvertes avec l’ascenseur. L’auteur de ce roman possède un nom facile à mémoriser : François Bon.

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Une phrase de Rimbaud

Ecrire un article à propos d’une seule phrase, c’est le pari que je m’assigne aujourd’hui pour ce billet. Mais cette phrase, ce n’est pas n’importe laquelle puisqu’elle est de Rimbaud :

« Je sais aujourd’hui saluer la beauté. »

C’est par cette phrase que se termine « l’Alchimie du verbe », deuxième des « Délires » d’Une Saison en Enfer. C’est une phrase remarquable, qui justifiait bien, à elle seule, que j’y consacre un billet. Jugez plutôt.

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Morte, la rime ?

« La rime est une esclave et ne doit qu’obéir. »
Nicolas Boileau, L’art poétique, I, Wikisource.

La quasi-totalité des poètes contemporains a abandonné la rime. De fait, dès le dix-neuvième siècle, elle est remise en question, voire abandonnée dans les poèmes en prose de Baudelaire ou dans les vers libres de Rimbaud. Et c’est bien par choix, et non par facilité : Baudelaire comme Rimbaud ont suffisamment fait montre de leur génie en poésie rimée pour qu’on n’en puisse pas douter. Alors, pourquoi cet abandon de la rime ?

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« Un arbre, c’est de la terre qui s’élève, se ramifie et s’épanouit vers le bleu. C’est une conversation de feuillages et de fruits entre le soleil et la mort. C’est encore une échelle où s’ajustent nos proportions et nos climats.

Le début et la fin de l’herbe sont incertains. »

Jean-Michel Maulpoix, Pas sur la neige,
Paris, Mercure de France, 2004, p. 109.

Connaissez-vous Antoine Émaz ?

Antoine Émaz est un poète français contemporain né en 1955. Je suis loin d’avoir parcouru l’ensemble de son œuvre poétique, mais ce que j’en ai lu a suffi pour me convaincre. Petit parcours dans la poésie d’Antoine Émaz…

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Le poème d’à-côté : Marceline Desbordes-Valmore

Marceline Desbordes-Valmore est une poète du XIXe siècle, dont l’un des poèmes les plus connus est sans doute « Les roses de Saadi ». Dans la logique de la catégorie « Le poème d’à côté », je vous invite à découvrir un autre poème de Marceline Desbordes-Valmore…

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La poésie aux enfants

Comment parler de poésie aux enfants ? Comment faire en sorte qu’elle soit pour eux une réalité vivante, qu’ils soient susceptibles d’aimer ? Voilà des questions qui m’intéressent au plus haut point. Or, voici que le poète Jean-Michel Maulpoix vient de faire paraître, sur son site Internet, son avis sur la question. Allons-y voir…

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Jour de neige, par Alpha du Centaure, flickr, libre de réutilisation (http://www.flickr.com/photos/alphaducentaure/3177472765/in/photolist-e9dD3J-dNg4yx-5QMnXc-98aUai-dNh9Uq-7FDFt5-qnyMJ1-4r2rtf-7oBHoc-dLQFtN-rqdCKg-ppK716-8ZfWrM-dNiNgC-dNm219-5TxTZR-dNjXFW-8ZrHk4-6uYWzP-8Zv7ro-dNmbCJ-eubqxw-b95cHc-5TNdZc-bq2tvp-pGtD2c-5Jz9tC-7AAmrn-dNkBG5-bFvVcF-87FZiH-kWXBFY-dWHa8i-5ShUE2-szgny-pKfUd5-e2Me3S-7tHzxo-9fsx1U-7p7EZC-dNkTWQ-dLJsqe-dNmv8E-p5d8qt-724HV-6kFT5n-6cQpYt-6cUxZy-6cUxFf-6cUxyJ/)
Jour de neige, par Alpha du Centaure, flickr, libre de réutilisation

« [L’expérience poétique est] analogue à celle de marcher dans la neige où chaque pas crisse, inaugural. Ainsi la parole poétique, dans ses meilleurs moments, est-elle fraîche, neuve, non parce qu’elle userait d’un vocabulaire, d’une syntaxe particulièrement originaux, mais parce qu’elle s’applique à une réalité vierge, encore innommée. En marchant dans la neige, on prend mieux conscience du sol qui précède nos pas. »

Jean-Pierre Lemaire, Marcher dans la neige, Un parcours en poésie,
Montrouge, Bayard, coll. « Christus », 2008, p. 17.

« [La littérature française contemporaine] fait preuve d’une prodigieuse vitalité : loin de suivre un cours tranquille sur des voies balisées, elle invente des formes […]. Elle se saisit à bras le corps de questions décisives pour notre temps : l’être social, l’inscription dans l’Histoire, la confrontation au réel, la méfiance envers les discours, l’usage du quotidien, le renouvellement des formes de l’engagement… Les genres sont vivifiés : la pulsion narrative se réaffirme, la poésie se refonde dans le lyrisme, le théâtre refait l’expérience conjointe du texte et du corps. […] [N]otre littérature a connu en un quart de siècle l’un de ses plus prodigieux renouvellements, comme peu de périodes dans l’histoire littéraire en donnent exemple […]. »

Dominique Viart, Bruno Vercier, La littérature française au présent,
2e édition augmentée, Paris, Bordas, 2008, p. 525-526.

La poésie d’étoile en étoile

« J’ai tendu des cordes de clocher à clocher ; des guirlandes de fenêtre à fenêtre ; des chaînes d’or d’étoile à étoile et je danse », disait Arthur Rimbaud dans Illuminations. Et c’est précisément en reliant des constellations que s’est bâti un curieux site Internet, intitulé « Les Surgissantes« . Sur ce site consacré à la littérature et à la poésie, vous trouverez non des textes, mais des liens sous forme d’étoiles reliées en constellations.

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L’autre Victor Hugo

Le Victor Hugo tel qu’on se le représente généralement est souvent un Hugo grave, pour ne pas dire grandiloquent. De fait, l’auteur de « Fonction du poète » et de la Légende des siècles incarne mieux qu’un autre l’image de l’écrivain génial, contemplant du haut des falaises anglo-normandes la tempête des vagues et le destin de la France. Pour autant, l’œuvre de Victor Hugo ne se réduit pas à cela. Petite sélection de poèmes plus légers.

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