Jeu : Un quatrain sur l’été
« A quatre heures du matin, l’été,
Le sommeil d’amour dure encore.
Sous les bocages s’évapore
L’odeur du soir fêté. »
Continuer à lire Jeu : quel est l’auteur de cette citation sur l’été ?
« A quatre heures du matin, l’été,
Le sommeil d’amour dure encore.
Sous les bocages s’évapore
L’odeur du soir fêté. »
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Ce matin, les élèves de Première passaient les épreuves anticipées du baccalauréat en Français. Comme chaque année, ils devaient plancher sur un corpus de plusieurs textes, assorti d’une question puis de trois sujets au choix : commentaire composé, dissertation ou écriture d’invention. Et c’était la poésie qui était à l’honneur de la série L, avec, notamment, un extrait de L’instinct de ciel de Jean-Michel Maulpoix, le poète contemporain sur lequel j’ai travaillé pendant plusieurs années pour ma thèse de doctorat.
Continuer à lire Bac 2015 : Jean-Michel Maulpoix au programme de la série L
Saviez-vous qu’il existait un poème vide de Victor Hugo, c’est-à-dire sans texte ? Ou encore, des poèmes d’un seul mot, voire d’une seule lettre, de la plume de l’oulipien François Le Lionnais ? Si ce n’est pas le cas, je ne peux que vous recommander très vivement de parcourir le blog Textualités, que j’ai découvert au fil de mes pérégrinations sur le Web.
Continuer à lire Avez-vous déjà lu… un poème d’un seul vers ?
Ce très beau poème de Victor Hugo a été posté sur le site « poesie-poemes.net », accompagné d’une vidéo. Je me suis permis de le « rebloguer » afin de vous le faire connaître.
Je respire où tu palpites,
Tu sais ; à quoi bon, hélas !
Rester là si tu me quittes,
Et vivre si tu t’en vas ?
À quoi bon vivre, étant l’ombre
De cet ange qui s’enfuit !
À quoi bon, sous le ciel sombre,
N’être plus que de la nuit ?
Je suis la fleur des murailles
Dont avril est le seul bien.
Il suffit que tu t’en ailles
Pour qu’il ne reste plus rien.
Tu m’entoures d’auréoles ;
Te voir est mon seul souci.
Il suffit que tu t’envoles
Pour que je m’envole aussi.
Si tu pars, mon front se penche ;
Mon âme au ciel, son berceau,
Fuira, car dans ta main blanche
Tu tiens ce sauvage oiseau.
Que veux-tu que je devienne,
Si je n’entends plus ton pas ?
Est-ce ta vie ou la mienne
Qui s’en va ? Je ne sais pas.
Voir l’article original 231 mots de plus
Le prélude Des pas sur la neige n’est pas le plus connu du compositeur Claude Debussy, mais c’est lui qui a servi de titre au recueil de Jean-Michel Maulpoix, Pas sur la neige, paru en 2004. Continuer à lire Écouter Debussy en lisant Maulpoix…
A vos agendas ! Au mois de juin, seront organisés à l’Université de Nice plusieurs colloques et journées d’études sur la langue et la littérature.
Qui n’a jamais entendu parler du mythe d’Icare ? Ce personnage de la mythologie grecque est connu pour avoir tenté de s’enfuir, accompagné de son père Dédale, du Labyrinthe conçu par ce dernier, et dans lequel tous deux avaient été enfermés. C’est avec les ailes fabriquées par Dédale avec des plumes et de la cire que le père et le fils parviennent à s’échapper. Hélas, en dépit des recommandations de Dédale, Icare ne résiste pas à voler au plus près du soleil. La cire fond et Icare sombre dans la mer. (Le mythe est raconté de façon un peu plus détaillée sur Wikipédia.)
Qu’est-ce que la poésie ? Vaste question, à laquelle je ne répondrai pas en une seule fois ! Vous avez déjà pu trouver, dans un précédent billet, plusieurs citations de poètes contemporains qui tentent de définir la poésie. Aujourd’hui, j’avance un peu plus loin dans la réflexion, en procédant par tâtonnement : je préciserai ce que la poésie n’est pas, ce qui devrait permettre de comprendre un peu mieux ce qu’elle est.
Article publié le 25 mai 2015, et mis à jour le 25/07/2025
Continuer à lire Qu’est-ce que la poésie ?
Dans un peu plus d’une semaine, le dimanche 31 mai, ce sera la fête des mères. Il n’est pas toujours facile de trouver un cadeau qui fasse plaisir. Alors pourquoi ne pas offrir un recueil de poésie ?
Continuer à lire Fête des mères : et si vous offriez un recueil de poésie ?
C’est une erreur assez fréquente : il n’y a pas de « pieds » dans la poésie française !
Que dire encore ? J’aime le bleu. C’est la couleur des gendarmes, des yeux de maman et des rideaux de ma chambre. Ceux de mon âge, en général, préfèrent le rouge. Mais c’est ainsi, j’ai le goût du grand large et de la maréchaussée.
Jean-Michel Maulpoix, Journal d’un enfant sage,
Paris, Mercure de France, 2010, p. 21.
Le recueil de poèmes n’est pas la seule manière de lire de la poésie. Il y a aussi les revues. Ces périodiques consacrés à la poésie contemporaine publient des inédits, des poètes étrangers, des poètes encore inconnus. Le Dictionnaire de poésie de Baudelaire à nos jours dirigé par Michel Jarrety cite soixante-quatre revues de poésie depuis le XIXe siècle. Dans Poésies aujourd’hui, Bruno Grégoire en présente quarante-huit. Petit tour d’horizon parmi celles-ci…
La semaine dernière, je vous proposais de deviner quel auteur avait bien pu parler d’olives « vertes, vâtres, noires ». Il s’agissait de Francis Ponge, ce poète du vingtième siècle amoureux des mots et des choses…
Continuer à lire Les olives de Francis Ponge (solution du jeu)
On ne présente plus Philippe Jaccottet. Il fait partie des grandes figures de la poésie contemporaine. Son œuvre a été consacrée par son inscription aux programmes de l’agrégation de lettres (2004), du baccalauréat littéraire (2010) et, plus récemment, par sa réédition dans la prestigieuse collection de la « Bibliothèque de la Pléiade » (Gallimard). Son influence parmi les poètes des générations postérieures ne fait aucun doute.
Continuer à lire Philippe Jaccottet : une exigence de justesse
« Le poème suit en tâtonnant les contours de notre précarité et les fait chanter sous ses doigts. »
Jean-Michel Maulpoix, L’écrivain imaginaire,
Paris, Mercure de France, 1994, p. 54-55.
Baudelaire… Celui dont Rimbaud disait qu’il était « un vrai dieu ». Ce « rôdeur parisien » qui a donné à la poésie ses lettres de modernité. Cet observateur des foules, des petites vieilles et des parias. Ce poète sans doute trop désabusé pour être tout à fait romantique. Épris d’idéal bien sûr, mais déjà rongé par le spleen.
Continuer à lire Quand Jean-Michel Maulpoix parle de Baudelaire…
« À quoi peut bien penser le brin d’herbe qui se réveille et se met debout, surpris, étourdi de ce vert tout neuf qu’on appelle printemps ? »
Jean-Michel Maulpoix, Pas sur la neige, Paris, Mercure de France, 2004, p. 107.
(Image : Pixabay, libre de réutilisation)
Poursuivant mon parcours des poètes contemporains majeurs de ce temps, je vous présente aujourd’hui Marie-Claire Bancquart (née en 1932). Elle est l’auteur de très nombreux recueils, auxquels elle a su d’ailleurs donner de beaux titres, comme Avec la mort, quartier d’orange entre les dents, La paix saignée, Violente vie ou encore Rituel d’emportement, Mémoire d’abolie, Opportunité des oiseaux, Dans le feuilletage de la terre…
Qu’est-ce que la poésie ? Voilà une question à laquelle on n’a jamais fini de répondre ! On peut toutefois écouter l’avis des poètes eux-mêmes… Voici dix citations, qui proviennent toutes de poètes contemporains, et qui cherchent toutes à définir la poésie. Quelle sera votre préférée ? N’hésitez pas à donner votre avis dans les commentaires, à réagir, ou à proposer vos propres citations !
Continuer à lire 10 citations sur la poésie : choisissez votre préférée