L’ardeur ronsardienne

Comme vous le savez peut-être, le thème du « Printemps des Poètes » dans son édition 2018 sera l’ardeur. Le site officiel de la manifestation propose une anthologie de poèmes sur ce thème, essentiellement puisés dans la poésie contemporaine. Je voudrais ici vous proposer un petit voyage au XVIe siècle, afin de vous faire découvrir quelques sonnets de Pierre de Ronsard, qui me semblent illustrer cette thématique.

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Peut-on encore écrire des sonnets aujourd’hui ?

On me demande s’il est encore possible d’écrire aujourd’hui des sonnets. C’est une question très intéressante, qui, comme souvent en littérature, ne possède pas une réponse unique, et qui pose, plus largement, le problème du rapport de l’écrivain contemporain à la tradition. Répondre à cette question implique ainsi de s’interroger sur la spécificité de la poésie contemporaine à l’égard des époques antérieures. Vaste question, donc.

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Printemps des poètes 2018 : le programme

Cela fait plusieurs années que j’assiste avec plaisir à diverses manifestations organisées autour de chez moi à l’occasion du Printemps des poètes. Chaque année, il s’agit de spectacles de qualité, qui font entendre une parole authentique tout en facilitant le contact du grand public avec une poésie contemporaine qui demeure méconnue. Voici ma petite sélection dans le programme de cette année…

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Comment enseigner les classiques de littérature ?

On me pose aujourd’hui une question intéressante : comment enseigner les classiques de littérature ? Vaste question, sur laquelle de très nombreux enseignants, chercheurs, pédagogues se sont penchés. Y répondre de façon définitive relève de l’utopie. Voici cependant quelques remarques.

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Baudelaire, toujours

Le poète contemporain Jean-Michel Maulpoix dit de Baudelaire, Rimbaud, Verlaine et Mallarmé qu’ils sont les quatre pieds de sa table d’écriture. C’est rappeler que la poésie d’aujourd’hui, y compris la plus récente, continue de s’ériger sur un socle bâti par ces quatre fondateurs. Certes, depuis le XIXe siècle, bien des choses ont changé, néanmoins le mouvement qui s’y est initié continue aujourd’hui de se ramifier sous différentes formes. C’est pourquoi je voudrais aujourd’hui vous entretenir plus particulièrement de Baudelaire.

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Trois ans déjà !

Aujourd’hui ce blog souffle sa troisième bougie. Que le temps passe vite ! En trois ans, plus de 550 articles ont été publiés. Certains longs, d’autres plus courts, mais toujours avec l’envie de mieux faire connaître la littérature, la langue française et la poésie contemporaine.

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Le jardin enneigé d’Yves Bonnefoy

En ce moment où il neige un peu partout en France, il est agréable de lire ou relire Début et fin de la neige d’Yves Bonnefoy. Ce n’est pas le recueil le plus connu du grand poète français, décédé il y a deux ans, mais c’est l’un de mes préférés. Dans une langue épurée, ciselée en vers brefs, le poète, sans excès d’emphase, trouve les mots justes pour dire cette réalité à la fois si simple, si naturelle et pourtant mystérieuse qu’est la neige. Aujourd’hui, lisons « Le jardin ».

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Mon dernier article portait sur la poésie de Frédéric-Jacques Temple et en particulier sur les Poèmes américains parus chez Brémond. C’est en réponse à cet article que le poète m’a adressé une lettre pour me remercier de l’intérêt que j’avais porté à son livre. Frédéric-Jacques Temple apporte en outre des précisions sur ce recueil. L’auteur indique en effet que les poèmes américains sont extraits d’un ouvrage antérieur intitulé Foghorn (Grasset, 1975), tandis que la suite québécoise a été rééditée sous le titre Un émoi sans frontières (Le lézard amoureux, 2006). Je voudrais ici sincèrement remercier le poète pour ce courrier et ces précisions.

L’Amérique de Frédéric-Jacques Temple

C’est en 1993, aux éditions Jacques Brémond, sises dans la petite commune de Remoulins, à côté du pont du Gard, que Frédéric-Jacques Temple publie ses Poèmes américains. Sous une couverture sobre, uniformément grise, ce recueil nous fait voyager dans l’espace, mais aussi dans les livres. Chaque poème est, en effet, dédicacé. Il ne s’agit donc pas seulement de rapporter des souvenirs de voyage mais aussi et surtout de nous promener parmi les affinités littéraires du poète.

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Cinéma, folie et érotisme à la galerie Depardieu

Vendredi 2 février, 20 h, à Nice. A deux pas de la place Masséna, dans une étroite ruelle, se trouve l’entrée de la galerie Depardieu. Une immense queue de sirène argentée trône actuellement dans cette belle galerie d’art où de massives colonnes de pierre laissent supposer le grand âge du bâtiment. Il faut se rendre au sous-sol où nous attendent le réalisateur Georges Sammut et le scénariste Daniel Cassini, psychanalyste. Au programme de la soirée, la projection de deux films de Georges Sammut : « Les temps fous » et « Le rire d’Eros ? ».

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Le Rwanda de Jean-Pierre Siméon

Notamment connu pour avoir été le directeur artistique du Printemps des Poètes, Jean-Pierre Siméon est un poète, romancier et dramaturge reconnu. Son œuvre, riche de nombreux ouvrages, a été saluée par plusieurs prix. Il présente en outre la particularité d’avoir beaucoup écrit pour la jeunesse. Rien d’étonnant, donc, à ce que l’un de ses ouvrages se soit retrouvé dans les rayonnages de la médiathèque de Saint-Jean-Cap-Ferrat, où l’un de mes élèves a attiré mon attention sur lui. Je vous présente donc aujourd’hui le poème intitulé « Rwanda ô Rwanda », dans Ici, paru en 2009 chez Cheyne.

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« La Belle et la Bête » à l’école

L’été dernier, je me suis intéressé à plusieurs versions différentes du conte de La Belle et la Bête, depuis l’héritage antique d’Apulée jusqu’aux versions cinématographiques les plus récentes, en passant bien sûr par la célèbre version de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont. Cela m’a donné l’idée de faire lire et étudier ce conte à mes élèves. En outre, j’allais apprendre quelque temps plus tard qu’en inscrivant ma classe au projet « École et cinéma », nous aurions à travailler autour du film de Jean Cocteau avec Jean Marais, ce qui fournit une raison de plus de nous intéresser à ce conte. Voici, donc, comment j’ai commencé à aborder cet ouvrage avec mes élèves…

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Écoutez Betrand Leclair parler de son roman

J’ai récemment consacré un article de ce blog au dernier roman de Bertrand Leclair, intitulé Perdre la tête, récemment paru aux éditions du Mercure de France. Or, l’auteur a participé hier soir à une émission radiophonique sur RTS, une chaîne de radio helvétique. Il répondait aux questions de Mélanie Croubalian. On peut écouter l’émission en replay sur le site « Play RTS ».

Une définition du théâtre

Dans De la tradition théâtrale (1955), Jean Vilar écrit :

« Il n’est pas d’art qui, plus nécessairement que le théâtre, ne doive unir illusion et réalité. Cela, à l’insu du public et en pleine lumière cependant. Complices. Mensonges et vérité. Le théâtre est en son essence même fait de notre essence même. Il ne mourra jamais. »

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La mer chez Supervielle

Poète majeur de la première moitié du vingtième siècle, Jules Supervielle, demeuré à l’écart des voies surréalistes, fut l’auteur, depuis Gravitations jusqu’à Le Corps tragique, d’une poésie moderne et très humaine. Je vous propose aujourd’hui de découvrir l’un de ses poèmes, qui fait de la mer le sujet de sa rêverie.

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« Perdre la tête » de Bertrand Leclair

Thriller ? Policier ? Histoire d’amour ? Roman psychologique ? Il ne faut pas s’arrêter à des catégories lorsqu’on aborde Perdre la tête de Bertrand Leclair, récemment paru aux éditions du Mercure de France. Ni roman populaire, ni roman expérimental, l’ouvrage prend peut-être le meilleur de ces deux pratiques du roman pour un résultat palpitant. Un de ces livres qui vous happent dès les premières lignes et instaurent un véritable univers.

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Si vous aimez l’humour ironique et moqueur, vous aimerez Jean Richepin ! Un exemple extrait de Les oiseaux de passage, L’Amourier, Coaraze, 1996. Il s’agit bien entendu d’une réédition posthume, le poème date de la fin du XIXe siècle.

Chanson des cloches de baptême

Philistins, épiciers,
Alors que vous caressiez
Vos femmes,
Vos femmes,

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