La semaine dernière, je vous proposais de deviner l’origine d’une citation résumant une pièce de théâtre. Cette citation, je peux à présent vous le révéler, provient de la préface de Chatterton de Vigny.
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La semaine dernière, je vous proposais de deviner l’origine d’une citation résumant une pièce de théâtre. Cette citation, je peux à présent vous le révéler, provient de la préface de Chatterton de Vigny.
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Un dramaturge résumait ainsi l’une de ses pièces de théâtre :
« C’est l’histoire d’un homme qui a écrit une lettre le matin, et qui attend la réponse jusqu’au soir ; elle arrive, et le tue. »
Saurez-vous retrouver de qui il s’agit, et quelle est la pièce concernée ? Je vous laisse faire vos pronostics !
Deuil du duo
« sans toi
c’est le silence
assis sur sa chaise
sans toi
la miroir creuse
jusqu’au vide
jusqu’au vif
ô poésie
striée de perte
sans toi
l’ombilic
crève ô
furie douce
sans toi voici mon corps
bâtard taraudé
à mort
sans toi
mes yeux privés
ne touchent plus
rien
sans toi
c’est l’enfer
d’une enfance
enragée
sans toi
c’est le drame
le deuil brame
âme bée »
Yves Charnet, « Deuil du duo », dans « Tranches d’âmes »,
paru dans Nu(e), n°40, 2009
Le grommelot est une langue imaginaire, utilisée au théâtre par d’ingénieux improvisateurs qui parviennent à faire passer des émotions, des situations, des idées, à partir de phrases qui ne veulent littéralement rien dire. Quelques exemples.
J’ai récemment visité l’exposition temporaire de la Fondation Maeght, à Saint-Paul-de-Vence. Elle est consacrée à Pascal Pinaud, un artiste contemporain niçois qui, à mon avis, mérite d’être connu.
En février prochain, paraîtra, aux éditions du Mercure de France, un nouveau recueil de Jean-Michel Maulpoix, intitulé L’hirondelle rouge. Il s’agit, pour une part, mais pour une part seulement, d’un « livre de deuil », pour reprendre l’expression employée par Philippe Jaccottet à propos de certains de ses propres ouvrages. Quelques remarques (il y aurait tant à dire !) sur ce nouveau livre…
Continuer à lire « L’hirondelle rouge » de Jean-Michel Maulpoix (à paraître)
Décidément, le verbe « aller » est à l’origine de bien des difficultés. Nous le présentions, dans un précédent article, comme l’un des verbes les plus irréguliers, en raison du fait qu’il amalgame plusieurs verbes dans sa conjugaison. Or, je viens de voir sur les réseaux sociaux que certains s’interrogent sur le groupe auquel appartient le verbe aller : est-il un verbe irrégulier du premier groupe, ou un verbe du troisième groupe ?
Je voudrais vous présenter aujourd’hui un petit recueil que j’ai sous les yeux, publié par Bernard Noël et illustré par Véronique Sablery aux éditions Dana. Il s’intitule Un regard en abîme.
Parmi les « objectifs 2017 » que je m’étais fixés dans un précédent article, il y avait celui de consacrer une part plus importante au théâtre et au roman. Je voudrais donc vous parler aujourd’hui d’une pièce de théâtre que j’ai eu l’occasion de lire il y a quelques années, lorsque je préparais mon cours sur les « problématiques du théâtre et de la théâtralité ». Il s’agit de Volcan, de Philippe Minyana.
C’est un tout petit livre d’une dizaine de centimètres de côté, à la couverture bleue, imprimé sur du beau papier. Il ne compte que vingt-sept pages et dix-sept poèmes, imprimés à l’encre verte. Son titre ? Sur le carnet de Marion. Son auteur ? Jean-Marie Barnaud.
Le haïku est une forme poétique très séduisante, par sa brièveté qui oblige à viser juste, par sa capacité à traduire des émotions fugaces et des instants fugitifs. Mais, au juste, qu’est-ce qu’un haïku ?
Ce qu’il y a de bien avec les poètes du XIXe siècle, c’est que leur œuvre, « tombée » (comme on dit) dans le domaine public, est aisément accessible sur Internet. C’est l’occasion de vous faire découvrir quelques poètes moins célèbres que les Baudelaire, Rimbaud ou Verlaine, mais qui, cependant, ont publié de beaux poèmes. Je commence aujourd’hui avec Charles Cros, et le poème liminaire du Coffret de santal.
Une citation circule sur Internet : « La vie, ce n’est pas attendre que l’orage passe, c’est danser sous la pluie ». Bref, une invitation au courage, à prendre des risques, à « se mouiller », comme on dit. Mais cette citation est donnée comme étant du philosophe stoïcien Sénèque. Et là, je ne suis pas sûr. Alors, je mène l’enquête.
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« Et si tu écrivais le roman du désespoir,
celui des terres inondées ou recluses,
celui des villes renégates ou celui
des hameaux délabrés, que dirais-tu
à ton poème qui tremble et qui s’alarme ? que
dirais-tu ? Mais regarde bien autour de toi,
un petit garçon prend la lumière entre
ses doigts, il remonte les pentes du matin,
il est l’encre violette des prairies
avec leurs fleurs, leurs silences de fleurs,
leurs émeutes de fleurs devant l’éternel
combat de l’enthousiasme et de l’inquiétude. »
Richard Rognet, Élégies pour le temps de vivre,
Gallimard, via Google Books.
Je viens de découvrir TrENSistor, la web-radio des étudiants de l’ENS de Lyon. Le site, à la mise en page très agréable, recèle une multitude d’articles radiophoniques, dans diverses matières, dont bien entendu la littérature. La rubrique « l’Écume des pages », spécialement consacrée à la littérature, s’intéresse précisément à la poésie contemporaine dans son dernier article, qui est un entretien avec le grand poète syrien Adonis.
Poursuivant mon parcours des poètes contemporains ayant écrit sur l’hiver et/ou sur la neige, je vous propose aujourd’hui de découvrir André du Bouchet, auteur d’un petit ouvrage intitulé Désaccordée comme par de la neige, dont nous allons voir qu’il est assez singulier.
« Doucement, tombent les premiers flocons, très espacés, très lents : des épluchures de ciel.
— Qui donc, là haut, débarrasse la table, jette par la fenêtre la nappe blanche du dimanche, néglige à ce point les couverts d’argent et fait tomber le sucre en poudre et les miettes de pain sur la terre ? »
Jean-Michel Maulpoix, Pas sur la neige,
Paris, Mercure de France, 2004, pp. 33-34.
Le blog Littérature portes ouvertes souhaite de joyeuses fêtes de fin d’année à tous ses lecteurs de tous les horizons.
Les vœux multilingues ci-dessus ayant été traduits avec Google Traduction, une erreur est toujours possible. Merci, dans ce cas, de m’en faire part en commentaire.
L’année se termine… Après presque deux ans d’existence, c’est donc l’heure du bilan pour « Littérature Portes Ouvertes ».
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