La semaine dernière, j’ai proposé un petit quiz sur la poésie. Vous avez été nombreux à participer et je vous en remercie. Il est donc temps d’apporter les solutions…
La semaine dernière, j’ai proposé un petit quiz sur la poésie. Vous avez été nombreux à participer et je vous en remercie. Il est donc temps d’apporter les solutions…
Il s’agit d’une difficulté de la langue française : l’accord des adjectifs de couleur. Comment accorder les adjectifs de couleur ? Une fois que l’on connaît la règle, cela devient plus facile. Quelques explications.
Anne et Louis, du blog Textualités, viennent de publier un billet très intéressant sur les fantômes de la littérature. Après une introduction historique, ils proposent un « Top 5 » des meilleurs ouvrages classiques sur les fantômes. Qu’en pensez-vous ?
C’est une œuvre particulièrement dense que celle d’Arthur Rimbaud. Des premières poésies du Cahier de Douai à la publication de la Saison en Enfer, il ne s’est passé que quelques années. Et pourtant, que d’évolutions, de changements, de transformations ! Dans ce bref laps de temps, entre 1870 et 1873, Rimbaud bouleverse le vers, opte pour la prose, et se renouvelle constamment, avant d’abandonner radicalement la poésie et de partir faire du commerce au Harar. Comme si des siècles s’immisçaient dans ces quelques années. Comment ce si bref itinéraire parvient-il à s’élargir de la sorte ?
Vous l’attendiez peut-être, le voici, le voilà, un nouveau jeu ! Je vous propose aujourd’hui de tester votre savoir poétique !
Écrire les nombres n’est pas si simple que cela. Évidemment, si c’est juste pour remplir un chèque, cela n’a pas grande importance. Mais lorsqu’il s’agit d’un écrit plus officiel, ou d’un texte de littérature, il faut savoir respecter quelques règles. Petits rappels.
Le « Bateau ivre » est l’un des plus célèbres poèmes de Rimbaud. Ce long poème de cent vers mérite sa place dans les anthologies de la poésie française. Eh bien, je vous propose de découvrir aujourd’hui le poème d’à côté…
C’est bien connu, la langue française s’accentue sur la dernière syllabe prononcée : on dit que c’est une langue oxytonique. Mais ça, c’est la théorie. En pratique, la façon de prononcer la langue française varie énormément. Selon la région, bien sûr : ce sont les fameux accents régionaux. Mais aussi selon le contexte, l’émotion, etc. C’est ainsi que, fait étonnant, les présentateurs de journaux télévisés ne prononcent pas le français de façon standard…
« Tendre vers une prose claire affirmant notre présence en ce monde, notre souci d’y mieux vivre et de le dire avec exactitude. »
Jean-Michel Maulpoix, Du lyrisme, Paris, José Corti, 2000, p. 432.
Il y a des verbes qui se contentent gentiment de suivre les règles. Il y en a d’autres qui jouent les rebelles. Le verbe aller est très courant et pourtant, hélas, il multiplie les irrégularités. Je crois bien que, sur le podium des verbes irréguliers, il talonne le verbe être. Comment expliquer ces originalités ? Il faut, comme souvent, passer par l’étymologie…
L’attribution du prix Nobel de littérature à Bob Dylan n’a pas laissé indifférent. Elle a suscité de nombreuses réactions et des débats parfois assez houleux. Certains se félicitent de ce choix inattendu, qui malmène les hiérarchies traditionnelles au profit d’un artiste populaire. D’autres s’indignent de ce que le prix Nobel de littérature soit attribué à quelqu’un qui n’est pas même un écrivain. Ce débat est d’autant plus intéressant qu’il invite à réfléchir sur la définition même de littérature.
Continuer à lire À propos du dernier prix Nobel de littérature
« Mon rêve familier » est sans doute l’un des plus célèbres poèmes de Paul Verlaine. Pour ceux qui ne le connaîtraient pas, le voici en vidéo, prononcé sur une Gymnopédie d’Erik Satie. Eh bien, je vous propose de tourner la page et de découvrir le poème d’à côté…
Je vous parlais il y a peu du blog intitulé « Un dimanche indo-européen ». Or, son auteur, Frédéric Blondieau, vient d’y publier un article intéressant, essentiellement consacré aux origines du verbe être. Saviez-vous que les formes de ce verbe proviennent en réalité de trois verbes originellement distincts, comme c’est le cas aussi du verbe aller ?
C’est à lire ici : « Être ou ne pas être, cogito ergo sum, et toutes ces sortes de choses… »
C’est une règle que nous avons apprise très tôt : la plupart des substantifs forment leur pluriel en y adjoignant un « s ». Une marque la plus souvent muette à l’oral, ce qui explique la facilité avec laquelle on peut oublier de l’écrire. Mais d’où vient cet « s » ?
Aujourd’hui 4 octobre, c’est la journée mondiale des animaux. Cette initiative onusienne vise à « protéger les espèces en voie de disparition ». Les poètes n’ont évidemment pas attendu cette injonction pour évoquer, célébrer, chanter les animaux dans leurs poèmes. Quelques exemples puisés dans différentes époques.
« Une fringale de papier me surprend en automne. J’écris tandis que tombent les feuilles. Le ciel se tasse, il craque quand on marche dessus. Ni fontaine fraîche, ni petites lèvres végétales, ni langues agiles, ni voix d’oracle, ni couvert secret des couvées : mon arbre est le monument de l’absence, une croix griffée à l’encre noire sur l’horizon vide. Écrire accompagne sa douleur.
Les feuilles tombées ressemblent aux ailes des papillons. Séchées entre les pages d’un livre, ce sont de petits buvards silencieux. La mémoire immobile de l’envol. »
Jean-Michel Maulpoix, Emondes, Solaire, 1981, p. 44.

Connaissez-vous le blog Un dimanche indo-européen ? Mêlant humour et érudition, son auteur, Frédéric Blondieau, propose à ses lecteurs, au rythme d’une publication par semaine, de découvrir cette langue ancienne qu’est l’indo-européen.
Continuer à lire Connaissez-vous l’indo-européen ?« Tour à tour, nous avons perdu le réel et l’imaginaire. Nous sommes les citoyens hébétés d’un univers inquiétant sur lequel nos actes semblent n’avoir aucune prise. »
Jean-Michel Maulpoix, Papiers froissés dans l’impatience,
Seyssel, Champ Vallon, 1987.
« Un passage comme si de rien n’était
Et voilà que je me remets pénétrer les mots de la vie
Un soleil sur la nappe rouge
La pompe au milieu de la cour
Ne ramenant plus d’eau
Mais la source est toujours présente
Avec l’eau claire que on aperçoit
À travers la fente des pierres. »
Béatrice Bonhomme, La Maison abandonnée,
Colomars, Melis, 2006, p. 8.
Oui, je sais, c’est la lune qui a une face cachée, les icebergs ont une partie immergée. Je conserve malgré tout mon titre, on dira que c’est une licence poétique. Bref, je voulais vous parler aujourd’hui du monde poétique contemporain, tel que j’ai commencé de le découvrir. Je tente ici de répondre à dix questions que vous vous posez peut-être sur la poésie contemporaine.