Connaissez-vous François Jacqmin ?

C’est assurément un poète qui mérite d’être connu. François Jacqmin (1929-1992), que j’ai découvert grâce au chercheur Gérald Purnelle, propose dans Le livre de la neige une poésie méditative, circonspecte à l’égard des pouvoirs du langage, toute attachée à dire l’expérience de la neige. C’est une suite de poèmes relativement brefs, de dix vers chacun, où tout artifice poétique semble avoir voulu être gommé : ni rimes, ni isométrie, peu d’images, un « je » discret. Ne reste que l’essentiel.

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Le poème d’à côté : Stéphane Mallarmé

Aujourd’hui, au sommaire de cette rubrique « Le poème d’à côté » consacrée à un poème qui précède ou qui suit immédiatement un poème très célèbre, je vous propose de vous parler de Mallarmé. Vous connaissez sans doute le poème intitulé « Brise marine » (« La chair est triste, hélas ! et j’ai lu tous les livres », ça ne vous dit rien ?). Eh bien, tournons la page, et voyons ce qu’il y a derrière…

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Un blog qui exhume les trésors de Gallica

Grâce au journal en ligne Rue89, j’ai entendu parler d’un beau blog, dont le projet est d’exhumer des auteurs oubliés de la littérature, grâce à la bibliothèque en ligne Gallica, de la Bibliothèque nationale de France (BnF). Je vous invite, à mon tour, à y faire un petit tour!

Source : Le gallicanaute des naines brunes et noires – Ma bibliothèque constituée à partir de Gallica d’auteurs oubliés (naines noires) ou n’ayant jamais été sous les feux de la rampe (naines brunes). Complétée par des propositions de lectures insolites.

Un poème contemporain : les Gestes de la neige de Béatrice Bonhomme

Poète et professeur de littérature à Nice, Béatrice Bonhomme est l’auteur de nombreux recueils poétiques. Celui dont je voudrais vous parler aujourd’hui s’intitule Les Gestes de la neige, publié en 1998 aux éditions L’Amourier, sises à Coaraze.

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L’automne

« L’aube est moins claire, l’air moins chaud, le ciel moins pur ;
Le soir brumeux ternit les astres de l’azur.
Les longs jours sont passés ; les mois charmants finissent,
Hélas ! voici déjà les arbres qui jaunissent !
Comme le temps s’en va d’un pas précipité !
Il semble que nos yeux, qu’éblouissait l’été,
Ont à peine eu le temps de voir les feuilles vertes.
Pour qui vit comme moi les fenêtres ouvertes,
L’automne est triste avec sa bise et son brouillard,
Et l’été qui s’enfuit, est un ami qui part. »

Victor Hugo

Pour l’anecdote, c’est un poème que j’avais appris quand j’étais en CE2.

Natation et déterminants

Des craies (Taken,  Pixabay , libre de réutilisation)
Des craies (Taken, Pixabay , libre de réutilisation)

J’ai reçu, à la suite de mon bref billet qui invitait à visiter l’intéressant site Internet de l’Académie française, un commentaire qui me demandait quelle est la formulation correcte : « je ne vais pas faire de natation » ou « je ne vais pas faire de la natation », sachant que l’on dit « je ne fais pas de natation ».

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Reblogué : « Jacques ANCET – Les livres et la vie »

Le poète Xavier Bordes vient de publier sur le blog Traversées un compte-rendu de sa lecture du nouveau livre du poète Jacques Ancet, intitulé Les livres et la vie. Je vous recommande la lecture de ce billet.

Traversées, revue littéraire

Une chronique de Xavier Bordes

Jacques ANCET –Les livres et la vie« Petit essai d’autobiographie littéraire ». (Ed. Centrifuges, 120 p.)

C’est toujours avec un vague malaise, un peu superstitieux peut-être, que je lis les autobiographies : leur auteur s’y dévoile comme à la fin d’une vie, présentant un bilan qu’il assortit généralement d’un occulte plaidoyer pro-domo. Cependant, lorsque le témoignage se développe autour d’un thème particulier (ici littérature et poésie) et plaide avec franchise pour l’exposé du lent processus d’évolution d’une passion créatrice, telle que celle du poète et traducteur Jacques Ancet pour la poésie, j’avoue que la curiosité l’emporte. Jacques Ancet dans ce livre décrit et résume un trajet d’écrivain depuis son origine jusqu’au présent, avec le charme des mémoires ; de surcroît pour un lecteur extérieur, il nous initie avec simplicité au cheminement d’un talent créateur, à travers les livres et les circonstances qui ont accompagné…

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« Il faut qu’on voie »

Vous avez sûrement déjà entendu cette prononciation pour le subjonctif du verbe voir : « il faut qu’on se voye / qu’on se voille ». Soit, phonétiquement : [kõ sə vwaj]. Cette prononciation n’est pas celle du français standard, qui est, bien entendu, « qu’on se voie », prononcé [kõ sə vwa]. Comment expliquer cette prononciation alternative ?

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Voire !

« Il est intéressant, voire passionnant, de constater que les mots que nous utilisons tous les jours ont une histoire millénaire. » On le voit, le mot voire sert à surenchérir, et son sens est celui de la locution « et même ». Il est souvent mal orthographié, par confusion avec le verbe voir, avec lequel il n’a pourtant aucun rapport. L’adverbe voire est en effet issu de l’adverbe latin vera, formé sur le neutre pluriel de l’adjectif verus signifiant « vrai », comme le rappelle Alain Rey dans son Dictionnaire historique de la langue française.

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Découvrir la poésie à travers la chanson

Au gré de mes pérégrinations sur le Web, j’ai découvert un intéressant billet proposant non pas de lire, mais d’écouter de la poésie, à travers une succession de vidéos. On commence avec les Waterboys chantant Yeats, puis on continue avec Jean Ferrat chantant Aragon, et Julos Beaucarne mettant en musique du Hugo, du Lamartine, du Desbordes-Valmore ou encore du Périer.

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L’Académie française répond à vos « questions de langue »

Êtes-vous déjà allé sur le site Internet de l’Académie française ? C’est un site que je recommande à tous ceux qui, un jour ou l’autre, se sont posé des questions sur le bon usage de la langue française. En outre, il est possible, via le site, d’écrire au personnel de l’Académie, afin d’obtenir la clarification d’un point particulier.

Ici même, sur Littérature Portes ouvertes, vous trouverez plusieurs billets concernant certaines difficultés de la langue française, comme les subtilités de l’accord du participe passé, le fait que les bus ne sont pas « blindés », que les mots « empreint » et « emprunt » ne sont pas synonymes. Plus largement, la catégorie « linguistique », accessible sur la droite de votre écran parmi la liste des catégories, vous permettra de retrouver facilement tous les articles consacrés au sujet.

Avez-vous déjà lu… le premier écrivain au monde ?

Avez-vous déjà entendu parler de Enheduanna ? Non ? Pourtant, elle était le premier poète de l’humanité ! Cet article du blog Textualités traite ainsi d’un texte littéraire vieux de plus de 4200 ans !


(Image d’en-tête : écriture cunéiforme sur une tablette de l’époque de Sargon II, Mbzt, Wikimedia Commons, libre de réutilisation)