Archives du mot-clé Balzac

Balzac, l’âge d’or du roman

Au XIXᵉ siècle, le roman connaît son âge d’or. Mais attention : tous les romanciers ne sont pas de grands théoriciens. Flaubert, par exemple, a bien livré sa vision du roman dans ses Lettres, mais ce sont surtout Balzac et Zola qui, à cette époque, ont posé de véritables manifestes. Balzac, en particulier, ne s’est pas contenté d’écrire : dans l’Avant-propos de 1842, il expose avec ambition une vision du roman comme un tout, capable de tout embrasser. Un roman total, donc, qui mêle analyse politique, réflexion sur la société et attention au moindre détail, comme un immense puzzle à la fois global et minutieux. Pour parvenir à cette précision, Balzac se comporte presque en archiviste obsessionnel : il se documente, consulte des experts, accumule des notes… et façonne des « types » littéraires bien à lui. Zola reprendra le flambeau, en y ajoutant un ingrédient neuf : une approche scientifique du roman.

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La scène de première rencontre

Moment décisif d’une intrigue, la scène de première rencontre est aussi un moment attendu de la part du lecteur, un topos littéraire, un lieu commun. Écrire une scène de première rencontre, c’est donc, pour un écrivain, se positionner par rapport aux modèles du genre. Pour le dire autrement, une tradition de la scène de première rencontre s’est construite au fil de l’histoire littéraire. De Madame de la Fayette à Roger Peyrefitte en passant par Flaubert, je vous invite donc aujourd’hui à découvrir quelques unes de ces scènes de première rencontre, devenues mythiques.

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Connaissez-vous « Massimila Doni » ?

Honoré de Balzac, comme sans doute aussi Victor Hugo, quoique pour des raisons différentes, souffre quelque peu de sa réputation. Écrivain prolifique et ambitieux, Balzac aimait à comparer sa Comédie humaine à l’État civil. C’est dire la dimension totalisante d’une œuvre qui prétendait embrasser l’ensemble du réel et en rendre compte avec objectivité. Cet aspect « réaliste » ne fait pas franchement rêver : c’est pourtant souvent celui par lequel on commence à présenter Balzac. En rester là revient à dresser un portrait austère qui ne rend pas justice au génie l’un de nos plus grands romanciers. Il y a, chez Balzac, de l’humour, de la tendresse, de l’exotisme, de l’aventure, de l’espionnage, de la fantaisie, et même du fantastique. Je voudrais aujourd’hui vous présenter Massimila Doni, qui n’est pas l’un de ses romans les plus connus, et qui est pourtant digne d’intérêt.

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Non, Balzac n’est pas un romancier ennuyeux !

Balzac n’a pas forcément bonne réputation chez les ados, qui gardent surtout le souvenir de ses longues descriptions. Moi-même, j’ai sans doute découvert Balzac un peu trop tôt,  avec Eugénie Grandet d’abord, puis Le Père Goriot, à l’âge de treize ans. Je me souviens avoir bien aimé le premier, mais avoir eu du mal avec le second.

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