Au XIXᵉ siècle, le roman connaît son âge d’or. Mais attention : tous les romanciers ne sont pas de grands théoriciens. Flaubert, par exemple, a bien livré sa vision du roman dans ses Lettres, mais ce sont surtout Balzac et Zola qui, à cette époque, ont posé de véritables manifestes. Balzac, en particulier, ne s’est pas contenté d’écrire : dans l’Avant-propos de 1842, il expose avec ambition une vision du roman comme un tout, capable de tout embrasser. Un roman total, donc, qui mêle analyse politique, réflexion sur la société et attention au moindre détail, comme un immense puzzle à la fois global et minutieux. Pour parvenir à cette précision, Balzac se comporte presque en archiviste obsessionnel : il se documente, consulte des experts, accumule des notes… et façonne des « types » littéraires bien à lui. Zola reprendra le flambeau, en y ajoutant un ingrédient neuf : une approche scientifique du roman.
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