Archives du mot-clé grammaire

Pourquoi la proposition infinitive est-elle contestée ?

Plusieurs grammairiens actuels contestent la notion de proposition infinitive dans la langue française. Pourtant, la tradition grammaticale utilise depuis très longtemps ce concept, hérité du latin. Alors, où se trouve exactement le problème ?

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Quand les grammairiens vont à la plage : le locatif

La phrase « Je vais à la plage » paraît simple et anodine. Elle relève en effet du langage le plus courant. Pourtant, elle pose de sérieux problèmes à l’apprenti grammairien en herbe. Voyez plutôt…

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Comment classer les subordonnées ?

On m’a récemment demandé un petit article indiquant comment classer les subordonnées. Il est vrai que, parmi les questions de grammaire, c’est l’une des plus difficiles. Je vais essayer d’être à la fois le plus complet et le plus clair possible. N’hésitez pas à me demander des éclaircissements dans les commentaires.

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Non, le subjonctif n’est pas toujours introduit par « que »

Au hasard de mes pérégrinations sur les réseaux sociaux, je me suis rendu compte que certains pensent qu’il ne peut y avoir de subjonctif sans être introduit par « que ». Il est vrai que ce morphème signale généralement le mode subjonctif, au point que, dans certains tableaux de conjugaison, il est ajouté avant le verbe. Pourtant, on peut très bien rencontrer des subjonctifs sans « que ». Quelques exemples…

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Ces chansons anciennes qu’on ne comprend plus très bien

Les chansons traditionnelles que nous connaissons tous sont relativement anciennes. Aussi, parfois, sont-elles le témoin d’un état passé de la langue, si bien que certaines expressions, mots ou emplois ne nous sont plus tout à fait limpides. Quelques explications.

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Une règle plus simple pour les participes

L’accord du participe passé fait partie des subtilités de la langue française. Il existe d’ailleurs des cas difficiles dont nous nous sommes délectés dans un précédent billet. Cependant, une façon plus simple de présenter la règle existe. Elle est présentée par le blog « Chouette, le niveau baisse », dans un billet intitulé « Pistes pour enseigner efficacement l’accord du participe passé ». Alors, que pensez-vous de cette autre règle ? N’hésitez pas à laisser des commentaires !

Les compléments

Les compléments sont une grande famille : compléments du nom, de l’adjectif, du verbe, de la phrase, de temps, de lieu, de but, de manière, de cause, de conséquence, d’accompagnement, de moyen, et j’en passe. Quelques remarques pour y voir plus clair.

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Ne vous trompez plus sur l’impératif !

Des craies (Taken,  Pixabay , libre de réutilisation)
Des craies (Taken, Pixabay , libre de réutilisation)

L’une des erreurs les plus fréquentes que je relève ici ou là, c’est la confusion entre l’impératif et l’indicatif. En effet, si les deux modes sont morphologiquement très proches, ils ne sont cependant pas identiques. Il faut rappeler que, contrairement à l’indicatif, les verbes du premier groupe ne prennent pas d’s à la deuxième personne du singulier.

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Pallier et remédier

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Il est une faute d’usage courante, qui consiste à écrire le verbe pallier avec un complément d’objet indirect, alors que ce verbe est transitif direct. Autrement dit, il convient d’écrire que l’on pallie un problème, et non que l’on pallie à un problème. Si vous tenez absolument à utiliser une construction indirecte, choisissez plutôt le verbe remédier, qui, lui, est bien transitif indirect.

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Jeu : êtes-vous forts en grammaire ?

La langue française a ses subtilités qui font toute sa saveur. Au-delà de la grammaire scolaire, qui parfois simplifie les choses, les recherches des grammairiens montrent qu’une pluralité d’interprétations est parfois possible dans l’analyse d’une phrase ou d’un énoncé. Voici quelques énigmes…

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« Elle disait que l’on ne reconnaît pas les gens mal élevés à leur façon de se curer le nez aux feux rouges ou de bâiller quand on leur parle, mais à l’emploi qu’ils font du mode subjonctif dans une proposition circonstancielle de temps introduite par “après que”. »

Jean-Michel Maulpoix, Papiers froissés dans l’impatience,
Seyssel, Champ Vallon, 1987, p. 53.

Natation et déterminants

Des craies (Taken,  Pixabay , libre de réutilisation)
Des craies (Taken, Pixabay , libre de réutilisation)

J’ai reçu, à la suite de mon bref billet qui invitait à visiter l’intéressant site Internet de l’Académie française, un commentaire qui me demandait quelle est la formulation correcte : « je ne vais pas faire de natation » ou « je ne vais pas faire de la natation », sachant que l’on dit « je ne fais pas de natation ».

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« Il faut qu’on voie »

Vous avez sûrement déjà entendu cette prononciation pour le subjonctif du verbe voir : « il faut qu’on se voye / qu’on se voille ». Soit, phonétiquement : [kõ sə vwaj]. Cette prononciation n’est pas celle du français standard, qui est, bien entendu, « qu’on se voie », prononcé [kõ sə vwa]. Comment expliquer cette prononciation alternative ?

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L’Académie française répond à vos « questions de langue »

Êtes-vous déjà allé sur le site Internet de l’Académie française ? C’est un site que je recommande à tous ceux qui, un jour ou l’autre, se sont posé des questions sur le bon usage de la langue française. En outre, il est possible, via le site, d’écrire au personnel de l’Académie, afin d’obtenir la clarification d’un point particulier.

Ici même, sur Littérature Portes ouvertes, vous trouverez plusieurs billets concernant certaines difficultés de la langue française, comme les subtilités de l’accord du participe passé, le fait que les bus ne sont pas « blindés », que les mots « empreint » et « emprunt » ne sont pas synonymes. Plus largement, la catégorie « linguistique », accessible sur la droite de votre écran parmi la liste des catégories, vous permettra de retrouver facilement tous les articles consacrés au sujet.

Pourquoi les grammairiens parlent-ils de « tiroir verbal » ?

Le saviez-vous ? Si, dans l’enseignement primaire et secondaire, on parle des « temps » de l’indicatif (ou du subjonctif), les grammairiens, eux, préfèrent parler de « tiroir verbal ». Il y a une raison à cela. C’est que le présent, le futur, l’imparfait ou encore le passé antérieur ne servent pas seulement à du repérage temporel. On pourrait même dire qu’ils servent rarement à cela.

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Les subtilités de l’accord du participe passé

Une des difficultés de la langue française, c’est qu’un certain nombre de ses règles ne sont marquées qu’à l’écrit, mais ne s’entendent plus à l’oral, ce qui les rend, dès lors, moins intuitives. C’est souvent le cas de la règle de l’accord du participe passé, parfois malmenée à l’écrit. Petite piqûre de rappel, la plus indolore possible…

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