Archives du mot-clé poésie française

Poètes de la région niçoise

De la Côte d’Azur, on retient souvent le cliché de carte postale, les palmiers, les hôtels de luxe, les chaises bleues de la Promenade des Anglais… Au-delà des stéréotypes, la Côte d’Azur est surprenante à plus d’un titre. Aujourd’hui, je vous révèle qu’elle est une terre de poètes. Loin des projecteurs médiatiques, nombreuses sont les initiatives locales, les manifestations, les publications… et les voix poétiques singulières. Je vous en propose quelques-unes.

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Décès du poète Jacques Roubaud

Ce matin, j’avais en main le recueil Quelque chose noir de Jacques Roubaud. Il traînait sur ma table de nuit, parce que j’avais parlé de ce livre, récemment, dans une conférence sur le noir dans la poésie contemporaine. Je m’étais dit de faire un article sur ce poète. Et voilà que, ce soir, j’apprends, via les réseaux sociaux, sa mort, aujourd’hui même.

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Citation du dimanche : la « Prière » d’Emmanuel Godo

Emmanuel Godo vient de recevoir la médaille d’argent du prix Paul Verlaine, décerné par l’Académie française, pour son recueil Les Egarées de Noël, paru aux éditions Gallimard. Je voudrais donc profiter de cette très heureuse nouvelle pour vous faire découvrir l’un des poèmes de ce recueil.

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La poésie française au XIXe siècle

Avis aux amateurs de littérature et aux amoureux des mots ! Aujourd’hui, nous allons entreprendre un voyage littéraire et poétique au cœur du XIXe siècle. Une période passionnante et riche en rebondissements, qui a vu notre pays se transformer radicalement, et où les bouleversements sociétaux et politiques nourrissent l’inspiration des poètes. On assiste au XIXe siècle à un profond renouvellement des esthétiques poétiques. Cette époque ouvre une ère qui nous concerne encore aujourd’hui. Que vous soyez simple amateur de littérature, élève en quête d’une synthèse agréable ou encore enseignant préparant des cours, laissez-vous embarquer dans l’aventure des mots !

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Le corps en poésie

C’est le thème du corps qui a été proposé par Marilyne Bertoncini pour la prochaine anthologie numérique de « Jeudi des mots.com ». J’ai bien envie de participer si j’en ai le temps, la date butoir se trouvant le 11 janvier. En attendant, je voudrais proposer une petite réflexion sur le corps en poésie.

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Connaissez-vous Hoda Hili?

Née en 1983, Hoda Hili vit à Aiglun (06) où elle écrit et cultive le safran. C’est dans les montagnes du moyen-pays niçois, au contact avec la terre, que se rêve et se pense une poésie qui n’a rien oublié d’une enfance vécue entre Franche-Comté et Maroc, ni des années de formation philosophique. Elle a publié son premier recueil cette année aux éditions Maelström, en Belgique, dans la collection « Bookleg » qui, grâce à ses prix modiques (3 €), permet à la poésie de se diffuser. L’ouvrage est composé de deux ensembles, Nuits diphoniques et Contre-espaces.

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Olivier Barbarant et la poésie

Je vous proposais, il y a quelques jours, d’écouter une conférence de Jean-Yves Masson, qui consistait en un « état des lieux » de la poésie contemporaine, à l’occasion des Journées de Lagrasse. Aujourd’hui, je rends compte d’une autre de ces conférences, à savoir celle d’Olivier Barbarant.

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Autres poètes du XIXe siècle : les Romantiques

Nous, lecteurs du XXIe siècle, sommes encore très imprégnés de la poésie du XIXe siècle. C’est que, de la poésie dite « moderne » à celle dite « contemporaine », il n’y a pas rupture mais continuité. Nous sommes les héritiers directs de Hugo, Baudelaire, Rimbaud, Verlaine, Mallarmé. Ces cinq poètes constituent, à coup sûr, les phares de la modernité. Ils sont parmi les plus lus, et les plus enseignés. Pourtant, le XIXe siècle ne saurait se réduire à ces quelques figures. Je vous propose de découvrir d’autres noms de la poésie française du XIXe siècle, en commençant, pour aujourd’hui, par des Romantiques.

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Connaissez-vous Claude Ber ?

Sans doute, la poésie de Claude Ber peut-elle dérouter au premier abord. Mais, bien vite, l’on est convaincu par son authenticité absolue et sans compromis, par son humanisme chevillé au corps et à l’âme, et, plus encore que par son humanisme, par sa vigoureuse et chaleureuse humanité. Chaque fois que j’ai rencontré Claude Ber – à Cerisy, à Nice –, celle-ci m’est apparue comme une personne extrêmement vivante, qui parle et qui écrit comme elle vit. Cette voix majeure de la poésie d’aujourd’hui est de ces pointures qui savent vous mettre à l’aise en quelques mots. C’est avec grand plaisir que je me ferai aujourd’hui l’écho des propos qui l’ont concernée, au sein du colloque Poèt(e)s qui s’est récemment tenu en ligne.

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Connaissez-vous Marie Étienne ?

Comme je le disais dans mon précédent billet, je suis vraiment très heureux d’avoir participé, samedi dernier, à un colloque inter-universitaire consacré aux poètes-femmes d’aujourd’hui. Cinq universités au total se relaient pour leur donner voix, et pour éclairer leur œuvre par des études critiques. La journée de samedi dernier s’ouvrait avec la présentation de la poète Marie Étienne, à travers un film documentaire de Bérénice Bonhomme et une lecture critique de Marie Jocqueviel-Bourjea.

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Les nuages d’Enza Palamara

Il est des ouvrages dont la lecture fait du bien, des livres qui délivrent un message qui nous touche particulièrement, et Ce que dit le nuage est de ceux-là. Enza Palamara ne cache pas la dimension spirituelle de ce recueil récemment paru aux éditions Poesis. Loin de tout dogmatisme, la poète nous invite à un voyage de l’âme en compagnie des nuages.

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Un « poème à Lou » d’Apollinaire

On sait que Guillaume Apollinaire mourut à la guerre, des suites de la grippe espagnole, quelques jours avant l’Armistice. Quelques années avant cela, il rencontra, en 1914, à Nice, la belle Lou. Envoyé à Nîmes, le poète lui écrivit le poème qui va suivre, comme beaucoup d’autres qui constitueront les Poèmes à Lou. J’aime dans ce poème la façon dont la déclaration d’amour permet de sublimer le réel, jusqu’à rendre presque invisible l’horreur de la misère et de la pauvreté, dans le contexte d’une guerre qui se prépare.

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Questions à Marilyne Bertoncini

Par ses livres de poésie, par ses traductions mais aussi par son rôle actif pour faire vivre la poésie contemporaine, notamment sur la Toile, Marilyne Bertoncini, née en 1952, est une voix importante de la poésie d’aujourd’hui. J’ai récemment parlé de son beau livre qu’est La Noyée d’Onagawa. Elle a gentiment accepté de répondre à mes questions.

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Les quatrains de François Cheng

De François Cheng, je ne sais à vrai dire pas grand-chose, du moins pas grand-chose de plus que ce que l’on peut trouver sur Wikipédia : ce poète français d’origine chinoise est né à Nanchang en 1929, il est arrivé en France en 1948, sans encore parler un mot de français.

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Le « rêve familier » de Paul Verlaine

On ne présente plus Paul Verlaine, l’une des plus grandes voix poétiques du XIXe siècle (1844-1896). Victor Hugo lui-même le félicita pour ses vers : cela vaut tous les prix. Le poème que je m’apprête à vous présenter est l’un de ses plus célèbres, ce qui est tout à fait légitime puisqu’il est parmi les plus beaux. Il est extrait des Poèmes saturniens, et il s’agit d’un sonnet d’alexandrins de rimes embrassées.

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« Ouvre les mains, ouvre les mains,
toi qui es patience, toi qui es
lumière, toi qui es pauvreté, ouvre
tes mains d’où roule la lumière.

Archange bien-aimé, cette nuit
où le chant d’un oiseau se brise sur la mer,
tiens-toi debout sur le navire,
à la proue, au-dessus des vagues.

Protège le navire Amour, la barque d’aube
qui se faufile entre deux ciels,
et pauvrement, dans le silence manifeste,
laisse la vie s’écouler de tes mains. »

Jean-Yves Masson, « Poèmes du festin céleste »,
Bordeaux, L’Escampette, 2002,
poème LXXXIII, p. 113.

Le premier poème des Regrets de Du Bellay

Joachim du Bellay

On ne présente plus le poète angevin, l’une des plus grandes voix de la poésie française du XVIe siècle, membre fondateur de la Pléiade, qui renouvela le genre du sonnet en se détournant de la lyrique amoureuse au profit de l’évocation des lieux, le Petit Liré tant regretté, et la grande Rome tant admirée. Je voudrais aujourd’hui vous présenter le premier poème des Regrets de Du Bellay, qui n’est pas un sonnet, contrairement aux nombreux suivants, mais une épître dédicatoire, dans laquelle le poète donne le ton général du volume, et précise quelque peu son intention.

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Connaissez-vous Pernette du Guillet ?

Cela faisait longtemps que je n’avais pas consacré d’article au seizième siècle. C’est pourquoi je vous propose de découvrir aujourd’hui une poétesse méconnue. De la vie de Pernette du Guillet, on ne sait pas grand-chose, sinon qu’elle mourut fort jeune, et qu’elle fut le grand amour, sans doute platonique, de Maurice Scève, malgré son mariage avec le sieur du Guillet.

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Desbordes-Valmore : « La jeune fille et le ramier »

Née en 1786 et morte en 1859 à l’âge de 73 ans, Marceline Desbordes-Valmore est l’une des figures féminines de la poésie les plus connues. Son poème le plus célèbre s’intitule Les roses de Saadi : le dessinateur de bande dessinée Gotlib a d’ailleurs proposé, dans une de ses planches, une parodie d’analyse critique de ce poème, dans laquelle il se moque non pas de la poète, mais de ceux qui se laissent aller trop facilement à une lecture misogyne. Dans la logique de la rubrique « Le poème d’à côté », je vous propose aujourd’hui la lecture du poème qui suit immédiatement celui-ci dans le recueil des Poésies de Marceline Desbordes-Valmore, paru en 1860, un an après la mort de la poète.

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La revue Nu(e) célèbre les Poèt(e)s

C’est dans les pages virtuelles de la revue Nu(e) que sont parus les actes de journée d’étude organisée à l’Université de Lorraine par Aude Préta-de Beaufort. Ceux-ci constituent le premier volet de plusieurs publications, menées conjointement par plusieurs universités françaises, autour de la poésie contemporaine, avec pour objectif de mettre en lumière les poètes-femmes d’aujourd’hui.

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