Archives du mot-clé Victor Hugo

Vœux poétiques : méfiez-vous d’Internet

On vient de m’envoyer, en guise de vœux de bonne année, un poème intitulé « Je te souhaite » et présenté comme écrit par Victor Hugo. J’ai été très touché par ce geste qui est un très beau témoignage d’affection. Mais il m’a suffi de lire ce poème pour être convaincu qu’il n’était pas de Victor Hugo. J’ai donc mené ma petite enquête…

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« Puissance égale bonté » de Victor Hugo

Victor Hugo fait partie des poètes français les plus connus. On ne compte pas le nombre d’établissements scolaires et de rues à son nom. Il faut dire qu’il a, à lui seul, profondément marqué le roman, le théâtre et la poésie. Victor Hugo est un géant, et son œuvre n’est pas moins titanesque. Il est notamment l’auteur d’une épopée monumentale, sans doute insuffisamment lue de nos jours, intitulée La légende des siècles.

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Victor Hugo, « Au moment de rentrer en France »

Ardent démocrate, Victor Hugo s’est toujours farouchement opposé au régime de Napoléon III, instauré grâce au coup d’Etat du 2 décembre 1851, qui mit fin à la Deuxième République pour instaurer le Second Empire. C’est sur les îles anglo-normandes, Jersey et Guernesey, que le poète, contraint à l’exil, a écrit Les Châtiments, recueil de poèmes publié en 1853. Le poète y utilise la satire et l’invective pour mobiliser l’opinion publique contre celui qu’il appelait « Napoléon le petit ». Dans la réédition de ce recueil en 1882, on trouve, en tête du recueil, un poème daté du 31 août 1870, soit quelques jours avant la chute du Second Empire, le 4 septembre 1870, des suites de la défaite de Sedan. Je vous propose donc de découvrir ce qu’écrivait Victor Hugo « Au moment de rentrer en France ».

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La poésie française au XIXe siècle

Avis aux amateurs de littérature et aux amoureux des mots ! Aujourd’hui, nous allons entreprendre un voyage littéraire et poétique au cœur du XIXe siècle. Une période passionnante et riche en rebondissements, qui a vu notre pays se transformer radicalement, et où les bouleversements sociétaux et politiques nourrissent l’inspiration des poètes. On assiste au XIXe siècle à un profond renouvellement des esthétiques poétiques. Cette époque ouvre une ère qui nous concerne encore aujourd’hui. Que vous soyez simple amateur de littérature, élève en quête d’une synthèse agréable ou encore enseignant préparant des cours, laissez-vous embarquer dans l’aventure des mots !

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Que lire le soir d’Halloween?

À l’approche du 31 octobre, je voudrais vous parler du fantastique et du merveilleux en littérature. Très souvent, trop souvent sans doute, la littérature réaliste a toutes les faveurs, seule jugée digne d’être nommée Littérature avec un grand L. Même lorsque de grands écrivains ont écrit des histoires où le merveilleux et le surnaturel ont leur place, ce n’est pas ce qui est mis en avant. Je pense à Balzac, dont La Peau de chagrin est un chef d’œuvre, moins souvent cité que Le Père Goriot. Alors, aujourd’hui, en cette journée d’Halloween, faisons place au fantastique, au merveilleux, à l’étrange, voire au monstrueux.

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« J’aime la chauve-souris et le crapaud »

J’ai retrouvé dans mon vieux disque dur un poème écrit en classe de troisième. Celui-ci, pour le coup, faisait partie des travaux de la classe. Nous avions étudié des poèmes de Victor Hugo où le poète faisait l’éloge d’animaux ordinairement détestés, et nous devions en produire à notre tour. Voici, donc, mon petit pastiche de Victor Hugo, écrit à l’âge de 13 ans.

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« L’hirondelle au printemps » de Victor Hugo

En cette fin avril, il est bon de relire ces beaux vers de Victor Hugo, certes rédigés en juin (si l’on en croit la date indiquée en fin de poème), mais qui parlent pourtant du mois d’avril. Suivons avec le poète l’hirondelle et la fauvette, et savourons la quiétude et l’harmonie qui émanent de ces vers…

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« Magnitudo parvi » de Victor Hugo

Durant toute ma scolarité, secondaire comme supérieure, je n’ai que très rarement eu affaire à Victor Hugo, lequel est donc un poète que j’ai largement découvert par moi-même. Aujourd’hui, je voudrais vous présenter un très long poème des Contemplations, intitulé « Magnitudo parvi ».

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Poésie et idéal

« Au reste, le domaine de la poésie est illimité. Sous le monde réel, il existe un monde idéal, qui se montre resplendissant à l’œil de ceux que des méditations graves ont accoutumés à voir dans les choses plus que les choses. »

Victor HUGO (1802-1885), Préface des Odes (1822)
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Reblogué : « Le dernier jour d’un condamné » de Victor Hugo

Thomas Baumgartner vient de publier sur le blog « Les mille et une facettes » un article intéressant sur le Dernier jour d’un condamné, roman de Victor Hugo qui constitue l’un des plus beaux plaidoyers qui soient contre la peine de mort. Ce livre, que j’ai lu quand j’étais en Troisième, mérite vraiment d’être lu. Et je vous recommande cet article de blog.

► A lire ici : « Le dernier jour d’un condamné », une leçon d’humanité signé Victor Hugo — Les mille et une facettes

Un poème sur l’amour d’une mère, rien de mieux en ce jour de fête des mères ! Et de Victor Hugo !

Le poète, dramaturge et romancier Victor Hugo

« Je vous dirai peut-être quelque jour
Quel lait pur, que de soins, que de vœux, que d’amour,
Prodigués pour ma vie en naissant condamnée,
M’ont fait deux fois l’enfant de ma mère obstinée ;
Ange, qui sur trois fils attachés à ses pas,
Épandait son amour et ne mesurait pas!

O l’amour d’une mère ! amour que nul n’oublie !
Pain merveilleux qu’un Dieu partage et multiplie
Table toujours servie au paternel foyer !
Chacun en a sa part, et tous l’ont tout entier ! »

Victor Hugo, « Ce siècle avait deux ans »,
Wikisource.

Un poème pacifiste de Victor Hugo

Je feuillette en ce moment les Chansons des rues et des bois de Victor Hugo. Un très beau recueil de poèmes plutôt légers et agréables à lire. Celui que je m’apprête à citer ne déroge pas à la règle : le choix d’un vers court, l’heptasyllabe, préserve de toute grandiloquence. Pourtant, c’est un message très sérieux que le poète veut faire passer : il montre l’imbécillité des guerres. Les humains insensés se montrent sourds au chant de l’alouette…

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Les étoiles filantes de Victor Hugo

Si, par une nuit d’août, en un lieu quelque peu épargné de la pollution lumineuse, vous levez les yeux vers le ciel, vous ne manquerez pas d’observer quelques étoiles filantes. Ces petits cailloux, parfois de quelques grammes seulement, deviennent incandescents en pénétrant dans l’atmosphère terrestre, laissant dans le ciel de belles traînées lumineuses. Ce phénomène céleste à inspiré à Victor Hugo un beau poème, dont voici la première partie.

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Victor Hugo : « Nuits de juin »

Un collègue — et qu’il en soit ici très chaleureusement remercié — m’a fait découvrir un beau poème de Victor Hugo. Impossible pour moi de ne pas vous en parler. Déjà, c’est un poème de saison, qui convient parfaitement en ce début juin. Ensuite, ce poème se trouve publié juste après le très célèbre « Oceano nox » (« Ô combien de marins, combien de capitaines ! ») : il se prête donc parfaitement à la rubrique « Le poème d’à côté ». Voici ce poème…

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Les animaux dans la poésie

Aujourd’hui 4 octobre, c’est la journée mondiale des animaux. Cette initiative onusienne vise à « protéger les espèces en voie de disparition ». Les poètes n’ont évidemment pas attendu cette injonction pour évoquer, célébrer, chanter les animaux dans leurs poèmes. Quelques exemples puisés dans différentes époques.

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Le poème d’à côté : Victor Hugo (2)

On ne présente plus Victor Hugo, romancier, dramaturge et poète prolifique, génie du romantisme, dont la figure tutélaire surplombe tout le dix-neuvième siècle. Je proposais, dans mon précédent billet, la première strophe de « Lorsque l’enfant paraît… » comme citation du jour. Aujourd’hui, nous allons tourner la page du recueil Les Feuilles d’automne, et ainsi découvrir le poème d’à côté.

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« Lorsque l’enfant paraît, le cercle de famille
Applaudit à grands cris. Son doux regard qui brille
Fait briller tous les yeux,
Et les plus tristes fronts, les plus souillés peut-être,
Se dérident soudain à voir l’enfant paraître,
Innocent et joyeux.« 

Victor HUGO, Les Feuilles d’automne,
d’après Œuvres complètes, Ollendorf, 1909, via Wikisource.

Le poème d’à côté : Victor Hugo

Dans la rubrique « Le poème d’à côté », je vous propose de découvrir un poème qui se trouve à côté d’un poème très célèbre. C’est un moyen de sortir des sentiers battus et de découvrir des poèmes méconnus, souvent délaissés par les anthologies. Aujourd’hui, c’est le tour de Victor Hugo.

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