Archives du mot-clé XIXe siècle

Le progrès chez Rimbaud

Je regarde fréquemment les recherches qui ont permis à des lecteurs de trouver mon site, car cela peut me donner des idées d’article. C’est ainsi que j’ai trouvé ce beau sujet qui fera la matière de notre réflexion d’aujourd’hui : le progrès chez Rimbaud. Et évidemment cette question que pose le sujet lui-même : Arthur Rimbaud était-il pour ou contre le progrès ? C’est une question qui n’est pas si simple à trancher, bien entendu, et c’est ce qui la rend intéressante…

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Les Voyelles rimbaldiennes

Assurément, il s’agit là de l’un des poèmes les plus célèbres de Rimbaud, si ce n’est le plus célèbre. Il faut dire que le poète surprend, en proposant un sonnet qui parle non pas de sentiments, d’amour, ou même de spleen, mais, avant tout, de lettres et de sons. On peut y voir quelque chose de très moderne, dans la mesure où la dimension métalinguistique ne cessera de devenir toujours plus importante en poésie.

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« Tristesse d’été » de Stéphane Mallarmé

Très connu est le poème de Mallarmé intitulé « L’Azur ». Il se termine par ce vers extraordinaire : « Je suis hanté. L’Azur ! l’Azur ! l’Azur ! l’Azur ! » Aujourd’hui, intéressons-nous au poème d’à côté. Il s’agit de « Tristesse d’été ».

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Comment faire un sonnet selon Corbière

Le dix-neuvième siècle poétique est loin de se résumer à Hugo, Baudelaire, Rimbaud, Verlaine et Mallarmé. Au-delà de ce « top 5 », il est une foule de poètes tombés dans le domaine public, que l’on peut lire sans débourser le moindre centime. Je vous propose aujourd’hui de lire un sonnet de Tristan Corbière, qui est en même temps une leçon sur la poésie.

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« Déjà ! » de Charles Baudelaire


Si Charles Baudelaire déploie son génie dans Les Fleurs du Mal, il nous offre une autre facette de sa poésie avec Le Spleen de Paris, ses fameux Petits poèmes en prose avec lesquels le poète donne ses lettres de noblesse à ce genre paradoxal. Je voudrais aujourd’hui, en guise d’introduction à ce recueil, vous parler de l’un des poèmes, qui n’est sans doute pas le plus connu, mais qui, nous l’allons voir, ne manque pas d’être fort intéressant.

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Mon top10 des romans de Jules Verne

Quoi de mieux pour se détendre qu’un bon roman d’aventures ? Si vous prenez des congés pendant l’été, vous aurez peut-être envie de bouquiner à la piscine, à la plage, ou dans un jardin. Je vous propose aujourd’hui une sélection parmi les romans de Jules Verne, un grand maître du roman d’aventures et l’un des pères de la science-fiction.

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Un poème sur l’amour d’une mère, rien de mieux en ce jour de fête des mères ! Et de Victor Hugo !

Le poète, dramaturge et romancier Victor Hugo

« Je vous dirai peut-être quelque jour
Quel lait pur, que de soins, que de vœux, que d’amour,
Prodigués pour ma vie en naissant condamnée,
M’ont fait deux fois l’enfant de ma mère obstinée ;
Ange, qui sur trois fils attachés à ses pas,
Épandait son amour et ne mesurait pas!

O l’amour d’une mère ! amour que nul n’oublie !
Pain merveilleux qu’un Dieu partage et multiplie
Table toujours servie au paternel foyer !
Chacun en a sa part, et tous l’ont tout entier ! »

Victor Hugo, « Ce siècle avait deux ans »,
Wikisource.

« Résignation » : le sonnet inversé de Verlaine

L’audace dans l’innovation formelle n’est en rien une spécificité du vingtième siècle surréaliste ou oulipien. On peut penser aux Grands Rhétoriqueurs qui, au XVe siècle, firent preuve d’une grande virtuosité. Plus près de nous, je voudrais vous parler aujourd’hui de Verlaine, dont on loue plus souvent la musicalité et la douceur que la virtuosité. Il a pourtant eu l’audace d’écrire, entre autres choses, un sonnet phonétique, et, donc, un sonnet inversé. Celui-ci s’intitule « Résignation » et il fait partie des Poèmes saturniens.

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Arthur Rimbaud dans la vie littéraire de son temps

On me pose aujourd’hui la question suivante : « Quel fut le rôle d’Arthur Rimbaud dans la vie littéraire de son temps ? » Je ne suis pas spécialiste de Rimbaud, mais j’espère pouvoir apporter quelques éléments de réponse…

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Un poème pacifiste de Victor Hugo

Je feuillette en ce moment les Chansons des rues et des bois de Victor Hugo. Un très beau recueil de poèmes plutôt légers et agréables à lire. Celui que je m’apprête à citer ne déroge pas à la règle : le choix d’un vers court, l’heptasyllabe, préserve de toute grandiloquence. Pourtant, c’est un message très sérieux que le poète veut faire passer : il montre l’imbécillité des guerres. Les humains insensés se montrent sourds au chant de l’alouette…

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Qu’est-ce qu’un roman d’aventures coloniales ?

Faire de la recherche en lettres, c’est généralement se spécialiser dans l’étude d’un genre, d’un thème, d’une période. Cherchant à faire connaître ce domaine passionnant auprès d’un plus large public, je vais aujourd’hui vous parler des recherches de Jean-Marie Seillan, professeur émérite à l’Université de Nice. Il s’est en effet intéressé au roman d’aventures coloniales, un genre en pleine expansion au XIXe siècle.

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Victor Hugo : « Nuits de juin »

Un collègue — et qu’il en soit ici très chaleureusement remercié — m’a fait découvrir un beau poème de Victor Hugo. Impossible pour moi de ne pas vous en parler. Déjà, c’est un poème de saison, qui convient parfaitement en ce début juin. Ensuite, ce poème se trouve publié juste après le très célèbre « Oceano nox » (« Ô combien de marins, combien de capitaines ! ») : il se prête donc parfaitement à la rubrique « Le poème d’à côté ». Voici ce poème…

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Paul Verlaine : « Il faut, voyez-vous, nous pardonner… »

Inutile de présenter longuement Paul Verlaine, tant son nom est des plus célèbres. Inutile de rappeler sa passion pour Rimbaud. Inutile de préciser que la musicalité de ses poèmes, et leur goût pour l’impair, ont profondément marqué la modernité poétique. Et cependant, Verlaine ne me semble pas si connu que cela. En tant qu’élève puis étudiant, jamais je n’eus à étudier ses poèmes, alors que Baudelaire et Rimbaud, notamment, furent au programme de mes études. Dès lors, j’ai découvert Verlaine sans trop d’a priori. Et je demeure convaincu que c’est un immense poète. Dans la logique de la rubrique « Le poème d’à côté », je vous propose de découvrir le poème qui suit immédiatement, dans Romances sans paroles, le célèbre « Il pleure dans mon cœur ».

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Connaissez-vous Charles Cros ?

Ce qu’il y a de bien avec les poètes du XIXe siècle, c’est que leur œuvre, « tombée » (comme on dit) dans le domaine public, est aisément accessible sur Internet. C’est l’occasion de vous faire découvrir quelques poètes moins célèbres que les Baudelaire, Rimbaud ou Verlaine, mais qui, cependant, ont publié de beaux poèmes. Je commence aujourd’hui avec Charles Cros, et le poème liminaire du Coffret de santal.

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L’auto-pastiche de Paul Verlaine

Je dois à mes études supérieures d’assez bien connaître la poésie de Baudelaire et celle de Rimbaud, en revanche je n’ai jamais eu à étudier celle de Verlaine. Et pourtant, plus je la feuillette, plus je la trouve intéressante. Aujourd’hui, en parcourant le recueil Parallèlement, j’ai découvert un poème intitulé « A la manière de Paul Verlaine », qui m’a tout l’air d’être un auto-pastiche, une sorte de caricature de soi-même. Le résultat est assez savoureux. Voyez plutôt.

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Une phrase de Rimbaud

Ecrire un article à propos d’une seule phrase, c’est le pari que je m’assigne aujourd’hui pour ce billet. Mais cette phrase, ce n’est pas n’importe laquelle puisqu’elle est de Rimbaud :

« Je sais aujourd’hui saluer la beauté. »

C’est par cette phrase que se termine « l’Alchimie du verbe », deuxième des « Délires » d’Une Saison en Enfer. C’est une phrase remarquable, qui justifiait bien, à elle seule, que j’y consacre un billet. Jugez plutôt.

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Le poème d’à-côté : Marceline Desbordes-Valmore

Marceline Desbordes-Valmore est une poète du XIXe siècle, dont l’un des poèmes les plus connus est sans doute « Les roses de Saadi ». Dans la logique de la catégorie « Le poème d’à côté », je vous invite à découvrir un autre poème de Marceline Desbordes-Valmore…

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Quand Louise Colet visite Nice

Surtout connue pour avoir été l’amante de Flaubert et de Musset, Louise Colet était aussi une écrivaine renommée. Dans L’Italie des Italiens, elle décrit notamment son arrivée et son séjour à Nice, ville italienne récemment passée sous administration française. Quel visage de la ville apporte-t-elle ?

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Info : Une conférence sur Les Misérables

Ilias Yocaris, maître de conférences HDR à l’Université de Nice, prononcera la semaine prochaine une conférence sur Les Misérables de Victor Hugo, intitulée « Les deux barricades : complexité et objectivation des faits de style dans un extrait des Misérables ». Elle abordera l’épisode de la description parallèle de la barricade Saint-Antoine et de la barricade du faubourg du Temple, dans le chapitre V-1-1.

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