
C’est une question passionnante qu’explore un article du site « Littérama » : écrit-on différemment lorsqu’on est une femme ? Y a-t-il une façon d’écrire qui soit propre aux femmes ?
La question est légitime, du moment que l’on prend conscience de l’inégalité de traitement qui a très longtemps marqué la littérature, et qui, dans une certaine mesure, la marque encore aujourd’hui. Cependant, force est d’admettre que les femmes, comme les hommes, sont libres de s’emparer de tous les sujets et de toutes les formes : pourquoi, dès lors, écriraient-elles autrement ? Ne serait-ce pas une autre forme de sexisme que de supposer qu’elles ne puissent pas écrire comme les hommes ? Et pourtant, les femmes n’ont-elles pas quelque chose de plus, en tout cas quelque chose d’autre, à apporter à la littérature ?
Je vous recommande donc chaleureusement cet article très stimulant. Si je devais y ajouter quelque chose, ce serait peut-être de réfléchir aussi en termes de réception : beaucoup de grands romans écrits par des hommes sont destinés implicitement à un lectorat féminin. Certes, tout le monde peut lire ces romans, mais les écrivains savaient, au moment où ils écrivaient, qu’ils seraient davantage lus par des femmes. Donc, c’était des hommes qui s’adressaient à des femmes. Et quand c’est une femme qui écrit, alors ? La relation auteur-lecteur n’est peut-être plus tout à fait la même. Cela expliquerait ainsi une différence esthétique de l’écriture féminine, sans pour autant enfermer les femmes dans des formes particulières.
Bref, je vous invite à lire cet article : https://femmes-de-lettres.com/lecriture-feminine-est-elle-une-ecriture-specifique/
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