Carnaval

Un petit poème de circonstance, pour les grands et les petits…

C'est Carnaval en son habit
De plumes, de feston, de broderie,
De velours et de plaisanterie,
En tenue de roi d'Arabie.

Voici princesses, chevaliers, nabis,
Pirates, sorcières, et la cavalerie,
C'est Carnaval en son habit
De plumes, de feston, de broderie.

Dansez, elfes, fées, sultans penjabis,
Nous pardonnons vos forfanteries,
Vos malices, votre roublardise, votre finauderie,
Lancez, lancez donc vos confettis,
C'est Carnaval en son habit.

Gabriel Grossi, le vendredi 9 février 2024, à cinq heures du matin


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6 commentaires sur « Carnaval »

  1. L’esprit rondeau à la manière de Charles d’Orléans… C’est charmant.
    Cadeau : quelques-uns des haïkus carnavalesques de mon recueil Non loin de l’Alitani, inspirés par le carnaval guyanais…

    – Tambours –
    C’est le feu qui frappe
    Le ventre vide des touques
    Et la terre tremble

    – La Moïna –
    Rivières salées
    Versant à seaux les sueurs
    Des danseurs collés

    – Coupeuses de cannes –
    D’un sabre imprécis
    Elles fauchent l’invisible
    Champ des mauvais jours

    – Manaré –
    Caparaçonnés
    Scarabées coruscants aux
    Elytres de braise

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  2. Le monde va mal et Bernard DIMEY, le poète qui avait composé la célèbre
    chanson « Syracuse » et écrit 4 recueils dans sa courte vie, parlerait de quoi en 2024 ? Je viens rendre hommage en écrivant ce texte à un très bon poète du 20 siècle qui n’avait pas une langue de bois ! :

    À BERNARD DIMEY

    Il reviendra l’barbu s’dégraisser les chailles
    Près du Pont d’Austerlitz ou d’ la rue Marbeuf
    Y’aura des cons partout, des potes et des canailles
    Des mendigots sans foi dormant sous l’ pont Neuf.

    Il traînera ses guêtres autour de Notre Dame
    Pour y voir un copain soigné au Muscadet
    C’est son clodo Marcel qui dort sous les étoiles
    Et qui s’beaujolise en rêvant sur les quais.

    Au quatre coins perdus de son Paris d’avant
    Il ira, barbe au vent, trimballer sa bedaine
    Dans un petit bordel de la rue Saint Vincent
    Où Marco montre encore sa jambe artificielle.

    Il ira chez Louisette aux abords de la Seine
    Où chez la mère Max goûté son bourguignon
    Le borgne sera là au creux du Cours-La-Reine
    Il faut bien du savoir quand on n’a pas un rond.

    Il parlera d’amour aux putains de Grenelle
    Il ira voir Michel sa guenon sur le dos
    Et la vie sera belle dans la rue d’la Mad’leine
    Les imbéciles heureux seront tous au bistrot.

    Certains r’feront le monde en clamant des poèmes
    D’autres un peu pintés chanteront pour Margot
    Le verbe sera haut et puis quand bien même
    L’orgueil n’aura pas sa place ou l’on aura sa peau.

    De vénérés pontifes achèteront les mers
    Et des poètes en rade remonteront le temps
    Des chantres du Chat Noir aux jardins de naguère
    A chacun ses plaisirs, à chacun ses tourments.

    Quand l’barbu reviendra bourlinguer sur la terre
    La trogne un peu flétrie par le vent des saisons
    Il n’aura plus le cœur à vous payer un verre
    Les troquets seront morts sous le feu des canons.

    Stephen BLANCHARD
    19, allée du Maconnais 21OOO DIJON (France)
    aeropageblanchard@gmail.com

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  3. Bonjour! Je suis moi-même poète depuis mon enfance. J’ai participé à des lectures sur plusieurs scènes. J’aimerais lire certains de mes textes en public. Plusieurs de mes écrits ont été publiés à compte d’éditeur…Merci de me répondre; RYDANIEL

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    Aimé par 1 personne

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