Grabuge n°2 : la Hargne

Ça va faire du bruit. Ce sera sauvage et libre. La poésie, ce soir, est une lionne, une panthère, une fauve. Ce soir, la poésie va sortir du petit sillon bien ordonné des vers. Le poème va rugir la vie. Le poème halète, il glapit, il hurle. Avec hargne.

Voici venu le temps où le poète sort ses griffes. Le vers porte une estocade. La phrase s’arme d’une hache. Le hurlement apparaît comme un extrême possible de la poésie. Hirsute, le poème s’ensauvage. La poésie n’est pas une vieille fille trop bien peignée. Toujours, le langage poétique sera hérétique.

Ne croyez pas que cette hargne soit gratuite. Cette rage ne vient pas de nulle part. Elle est née d’un « non » authentique, salutaire, émancipateur. Face à ce qui indigne, la poésie ne saurait rester silencieuse.


Un grand merci à tous les participants, et les participantes, à ce deuxième « grabuge » poétique. Vous avez été nombreux à répondre à l’appel à textes. Merci beaucoup à vous ! Je vous invite à télécharger cette anthologie, proposée cette année au format PDF pour davantage de confort de lecture.


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9 commentaires sur « Grabuge n°2 : la Hargne »

  1. Intéressante moisson avec quelques belles réussites.

    Je remarque un seul poème en vers réguliers (assez savant, d’ailleurs, l’ordre des rimes masculines et féminines embrassées s’inversant à chaque verset).

    C’est un signe des temps. Les vers réguliers sont complètement passés de mode. Pourtant Baudelaire a bien expliqué que le poète ne perd rien en se donnant des contraintes, au contraire.

    Gageons qu’ils reviendront à la mode, comme dans la peinture où le réalisme a fait un retour en force, mais ce n’est visiblement pas demain la veille.

    Aimé par 1 personne

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