Le thème du Printemps des Poètes 2025 est connu

Le site du Printemps des Poètes a récemment fait connaître le thème de l’édition 2025. La vingt-septième édition de cette manifestation d’ampleur nationale imaginée par Jack Lang. Un thème décalé, qui sort de la logique alphabétique mise en place ces dernières années. Et qui me semble porteur à la fois pour les adultes et pour les enfants…

Un fond rouge, une police de caractères futuriste… Le design de l’affiche laisse penser que la volonté a été de prendre le contre-pied du bleu-roi de l’an dernier. L’édition 2024 était en effet consacrée à la Grâce. Un thème intéressant en soi… Mais pas forcément porteur pour des actions poétiques en public, ou des séances avec des enfants. Le thème de l’édition 2025 me paraît beaucoup plus adapté, du moins me semble-t-il beaucoup plus facile de s’en emparer.

La poésie volcanique

Photo de Andrew Schwark sur Pexels.com

Ne faisons pas durer le suspense : le thème de l’édition 2025 du Printemps des Poètes est… la poésie volcanique. Un thème plutôt inattendu, qui sort des associations d’idées qui viennent immédiatement à l’esprit, comme l’amour, le rêve, la nature, le temps, le voyage, la liberté, etc.

Le grand avantage de ce thème, c’est que tout le monde visualise immédiatement ce qu’est un volcan. Pour une fois, le thème choisi n’est pas une grande notion abstraite. Cela permet de partir de la chose même, avant d’envisager des prolongements métaphoriques. C’est particulièrement utile lorsqu’il s’agit de faire écrire des enfants, qui disposeront ainsi de supports concrets à leur imagination.

Et bien sûr, libre à chacun d’imaginer ce que l’on a pu vouloir dire en qualifiant la poésie de « volcanique ». On perçoit ainsi la poésie comme animée de forces telluriques. Un volcan est une force tranquille, dont la menace est le plus souvent latente et invisible… Jusqu’au moment où il entre en éruption. Il est évidemment tentant de rapprocher les profondeurs de la terre des profondeurs de l’âme humaine, en suggérant que le poète puise dans des forces souterraines pour écrire. On imagine ce magma souterrain qui s’accumule progressivement jusqu’à l’éruption : transposée à la poésie, cette image peut suggérer l’idée d’un temps où s’ourdit le poème dans le tréfonds de l’âme avant qu’il ne jaillisse sous la forme de mots.

Il existe deux grands types de volcanisme : le volcanisme effusif, où la lave s’écoule de façon fluide, et le volcanisme explosif, caractérisé par des projections de roches, de gaz et de cendres. On peut se demander si l’on ne peut pas y voir deux régimes de la poésie, deux formes différentes de l’ardeur poétique : l’une serait un feu intense, l’autre serait davantage percutante, voire violente, usant de procédés explosifs comme l’interjection, le cri, la déstructuration de la syntaxe.

Un thème riche et ouvert

Ce qui m’a séduit dans ce choix de la « poésie volcanique », c’est qu’il s’agit d’un thème ouvert, qui n’enferme pas la poésie dans une conception plutôt qu’une autre. C’est aussi un thème qui permet à la poésie de montrer qu’elle est vivante. La poésie n’est pas l’apanage d’ados romantiques ou de retraités en manque d’occupations. Il faut casser cette image, montrer que la poésie, non seulement est l’affaire de tous, mais est indispensable au sein de la Cité. Et le volcan peut métaphoriser les forces de la poésie. Celles visibles comme celles plus souterraines.

On peut imaginer tout un tas d’actions poétiques : des sculptures éphémères de volcans, des chorégraphies incantatoires adressées au volcan, des proférations de poésie éruptive, des collaborations avec des volcanologues, le recours à des fils rouges pour symboliser des coulées de lave… Je me réjouis à l’avance des manifestations de l’année 2025, et en particulier du Festival Poët Poët 2025 à l’organisation duquel je participerai.

La « poésie volcanique », c’est aussi une aubaine pour les élèves et leurs enseignants, qui vont pouvoir s’inspirer de ce thème pour présenter pléthore de productions dans le cadre du Printemps des Poètes. Vous trouverez ci-dessous une proposition de mise en oeuvre pédagogique, avec des idées pour des élèves de Petite Section à la Terminale…

Quelle mise en œuvre pédagogique ?

On peut commencer par solliciter la réflexion spontanée des élèves, sans orienter leur pensée au préalable. Cette approche permet de révéler leurs conceptions initiales sur la poésie et le volcanisme, à la manière de ce que je proposais dans un article précédent. Partir des idées des élèves permet d’établir un point de départ pour les apprentissages et de nourrir une réflexion collective enrichissante. Utiliser un brainstorming ou un nuage de mots, par exemple, donne aux élèves l’opportunité d’exprimer librement ce que ces deux notions évoquent pour eux, que ce soit des images, des émotions, ou des souvenirs.

Cette activité peut être adaptée à différents niveaux.

En maternelle, on peut inviter les enfants à passer par le dessin, avant de rassembler les productions et de faire parler les élèves.

En cycle 2 (CP, CE1, CE2), les élèves peuvent participer à un brainstorming oral, enrichi de dessins et de mots simples, pour identifier des éléments qu’ils associent à la poésie et aux volcans.

Pour des élèves de cycle 3 (CM1, CM2), les élèves commenceront par chercher des mots seuls à l’écrit, avant la mise en commun. L’activité pourrait inclure une discussion plus structurée, les amenant à exprimer des idées plus complexes et à établir des liens entre les deux concepts (énergie, création, explosion), avant de construire un nuage de mots collectif. Ces réflexions spontanées permettent ensuite de mieux structurer la suite de la séquence pédagogique.

La rencontre avec des œuvres de diverses natures va permettre aux élèves d’enrichir ce premier réservoir de mots. Il est important que les élèves aient accès à un grand nombre de textes, et il n’est pas nécessaire qu’ils les comprennent exhaustivement, si l’on a à l’esprit que ces textes peuvent servir simplement de déclencheurs à l’écriture, en y prélevant des mots.

Documentaires

Il existe pléthore de livres documentaires destinés à la jeunesse consacrés aux volcans. Une rapide recherche sur Internet permet d’en trouver un grand nombre. Par exemple, chez Gallimard Jeunesse, Les volcans de Sylvaine Peyrols est présenté comme adapté à des enfants de 2 à 5 ans. Chez Larousse, dans la collection « À la loupe », vous avez Séismes et volcans de Ken Rubin, qui est indiqué pour des enfants de 9 à 12 ans.

Le site éducatif « Lumni », dont on a beaucoup entendu parler pendant le confinement, propose une vidéo sur la catastrophe de Pompéi. Les professeurs de latin en collège et lycée pourraient d’ailleurs profiter de ce thème du Printemps des Poètes pour proposer un retour aux textes, et faire lire Pline le Jeune, qui, dans ses lettres à l’historien Tacite, raconte l’éruption du Vésuve en 79 après J.-C., où son oncle Pline l’Ancien a trouvé la mort.

Textes littéraires (collège, lycée)

Jules Verne par Nadar (Wikipédia)
  • Mythologie gréco-latine : le dieu Vulcain (Héphaïstos).
  • Caius Plinius Caecilius Secundus, dit « Pline Le Jeune », Lettres : le récit de l’une des plus dévastatrices explosions volcaniques que l’Europe ait connus.
  • Jules Verne, Voyage au centre de la Terre : une aventure au coeur du Snaeffelsjökull, en Islande, qui conduit dans l’imaginaire de l’écrivain à un monde souterrain fabuleux… Il en existe très probablement une adaptation pour de jeunes enfants.
  • Philippe Minyana, Volcan : Une réécriture de la tragédie de Phèdre où le volcan a un rôle central.

Œuvres plastiques (tableaux, installations)

  • Trois peintres du Vésuve, Pierre-Jacques Volaire, Michaël Vutky, et Frédéric-Henri Schopin, ont représenté leur vision de la catastrophe de Pompéi. La projection de ces tableaux peut permettre aux élèves de trouver des mots en nommant des couleurs, des émotions… Le site L’Histoire par l’image en propose un intéressant commentaire. Lien : https://histoire-image.org/etudes/peintres-vesuve
  • Le site « Finestre sull’arte » propose une série de peintures sur le Vésuve, incluant des tableaux plus contemporains comme celui d’Andy Warhol. Cela peut donner des idées de productions plastiques pour la classe, et faire réagir les enfants en vue des séances de production poétique. Lien : https://www.finestresullarte.info/fr/expositions/le-vesuve-dans-l-histoire-de-l-art-de-de-nittis-a-burri-et-warhol-entre-fascination-et-peur-exposition-a-naples
  • Des tableaux abstraits d’Yves Klein ou de Jackson Pollock peuvent faire penser à des éruptions volcaniques, quoique avec des couleurs différentes. Cela peut aussi être un support pour la réflexion des élèves.
  • La plasticienne Nikki de Saint-Phalle a créé une « grotte », semble-t-il à Hanovre, dont certaines parties évoquent, par leurs couleurs, un arbre enflammé ou un volcan. Lien : https://www.pinterest.fr/pin/501095896022983168/
L’éruption du Vésube, par le Chevalier Volaire, au XVIIIe siècle
(Source : Flickr, image sous licence CC)

Anthologies poétiques

  • Chaque année, la revue Cairns, dirigée par Patrick Joquel, édite une anthologie spécialement adressée aux élèves des écoles, collèges et lycées, sur le thème du Printemps des Poètes.
  • Depuis quelques années, l’association « Embarquement poétique », présidée par Marilyne Bertoncini, édite une anthologie sur le thème du Printemps des Poètes. Il y a eu ainsi une anthologie intitulée Plus de cent frontières, à laquelle j’ai participé.

Une fois que les élèves ont amassé des mots, il importe que ceux-ci soient assimilés et fassent véritablement partie du bagage lexical des élèves. Pour cela, il est essentiel de structurer le lexique, à l’aide d’outils qui permettent d’organiser les mots recueillis de façon cohérente.

Ces différents outils sont à construire par les enfants. En cycle 3 (ou 4), on pourra mettre les enfants par groupes, leur faire chercher les mots dans un texte, leur demander de les surligner puis de les classer dans l’un des outils structurants suivants.

La fleur lexicale

Exemple de fleur lexicale sur le volcan

Le mot-cible (Annie Camenisch)

Proposition de mot-cible autour de « volcan »

L’échelle linéaire

L’échelle linéaire est un outil structurant qui permet de classer du vocabulaire selon un degré d’intensité. Cet outil peut être intéressant s’agissant des volcans, avec par exemple la gradation de la gravité du phénomène, ou encore la gradation des sons. Cet outil peut aider, ensuite, en production d’écrit, pour la recherche de synonymes.

  • Une éruption : Faible, Légère, Modérée, Intense, Violente, Explosive, Catastrophique, Dévastatrice, Apocalyptique
  • Un bruit : Infime, Léger, Discret, Sourd, Étouffé, Modéré, Sonore, Retentissant, Assourdissant, Tonitruant, Fracassant, Détonant
  • Les dimensions (petit/grand) : Microscopique, Minuscule, Infime, Petit, Modeste, Moyen, Grand, Imposant, Énorme, Gigantesque, Immense, Colossal, Titanesque

Ce travail préparatoire, en amont de la production écrite, peut sembler long et fastidieux, mais je le tiens pour un préalable indispensable à toute activité poétique. Ce travail va considérablement enrichir les productions des élèves. Il ne s’agit surtout pas de les formater dans leur imaginaire poétique, mais, bien au contraire, de leur donner les moyens de laisser cours à leur imaginaire et de s’exprimer.

En maternelle : le cut-up

Il s’agit de prélever des mots-clefs (dans une liste de mots, dans un texte…) et de les disposer pour former une image. Cela peut être un seul mot, comme « volcan », en PS et MS. Cela peut être plusieurs mots, en GS et CP.

De la GS au CM2 : le calligramme

Il s’agit de prendre un poème existant et de l’écrire sous la forme d’un calligramme. En GS et au CP, les élèves pourront découper les mots d’un poème préexistant (ou écrit en dictée à l’adulte lors d’une séance précédente) et les coller de manière à former un calligramme. À partir du CE1, les élèves écriront eux-mêmes sur les lignes de leur dessin tracé au crayon gris puis gommé.

Exemple : imaginons que des élèves de maternelle soient collectivement parvenus à la phrase « Ô volcan, tu es fascinant mais tu es terrifiant » écrite en dictée à l’adulte. Cela pourrait donner quelque chose comme cela…

Bien évidemment, cela suppose d’avoir présenté auparavant des calligrammes aux élèves, de leur avoir fait chercher le lien entre le fond et la forme, etc.

Aux cycles 2 et 3 : le haïku

Faire écrire des haïkus à des élèves est également intéressant. Cela s’adresse plutôt à des élèves du CE1 au CM2. C’est également possible, dans les niveaux antérieurs, en privilégiant la dictée à l’adulte.

Habituellement, je fais tout un travail autour de Sous la lune poussent les haïkus, un album présentant une sélection de haïkus de Ryokan illustrés. Je photocopie les images d’une part, les poèmes d’autre part, et je demande aux élèves d’apparier les deux. Cela fait une petite activité individuelle facile, qui permet aux élèves de se familiariser avec ces textes d’une forme nouvelle.

Lors de la mise en commun, l’important réside non pas dans la correction de cet exercice somme toute très simple, mais dans l’expression libre des enfants, qui donnent leurs impressions quant à ces textes. Peu à peu, on dégage les règles du haïku : trois vers, de 5/7/5 syllabes, qui parle d’un moment fugace, d’une émotion subtile, d’une saison…

On pourra alors lancer l’écriture de haïkus au brouillon. Les élèves jettent leurs idées en vrac, et voient ensuite comment ils peuvent les organiser sur trois lignes. Le respect du nombre de syllabes et des rimes n’est pas exigé, mais si les élèves en sont capables, on y va !

Ô stupéfaction
Le ciel s’ourle de fumée
Approche une eau rouge

Les productions des élèves gagnent à être valorisées par la réalisation d’un produit fini destiné au public. Les enfants sont alors fiers d’avoir créé quelque chose qui n’est pas seulement un exercice scolaire, mais bien une œuvre d’art. Le public peut se limiter aux élèves de la classe, mais il est porteur d’élargir aux élèves des autres classes, aux parents d’élèves, voire aux médias.

Attention, cependant : toute œuvre d’élève relève de son droit d’auteur. Il est interdit de la diffuser sans autorisation. De même, il est interdit de diffuser l’image (photo ou vidéo) ou la voix d’un enfant sans autorisation. Et l’autorisation générale que beaucoup d’enseignants font signer en début d’année scolaire n’a aucune valeur juridique, car il doit y avoir une autorisation différente par projet. Utilisez le formulaire fourni par l’éducation nationale, à faire remplir à la fois par l’enseignant, par les enfants et par leurs parents.

Une anthologie des poèmes de la classe

Facile à réaliser, les enfants dès le cycle 2 peuvent participer eux-mêmes au façonnage du texte (traitement de texte, illustrations, assemblage des pages, reliure à la ficelle…). En réalisant un exemplaire par élève, ceux-ci repartiront avec un beau souvenir de leur année scolaire. Vous pouvez aussi confier le texte à un imprimeur local, pour un rendu fini qui ressemble à un vrai livre. Attention, les coûts d’impression peuvent être rapidement assez élevés.

Un volcan à poèmes

Déclinaison du traditionnel arbre à poèmes, on peut faire construire aux élèves un volcan géant en papier mâché, où les poèmes seraient écrits sur des papiers rouges, jaunes et orange dissimulés dans la colonne du volcan, et que chacun pourrait piocher.

Des poèmes sonores

Depuis plusieurs années, je participe au projet « La voix est libre » mis en place par les Journées Poët Poët. Il s’agit d’enregistrer les élèves réciter leurs productions, au format audio (mp3). Les enregistrements sont ensuite diffusés sur les haut-parleurs de la Promenade du Paillon, à Nice, mêlés aux voix d’autres classes, mais aussi de poètes adultes, confirmés comme amateurs. Chaque année, j’enregistre aussi les retraités de l’EHPAD du CHU de Nice, à Cimiez.

Un spectacle poétique

Enfin, il est possible — mais c’est un projet de plus grande ampleur — de préparer un spectacle poétique. Les élèves réaliseraient les décors et les costumes. Ils pourraient s’habiller en monstre volcan, et trouver un fil rouge qui permettrait de relier les différentes productions des élèves.

Conclusion

Je n’avais pas prévu que cet article, destiné au départ à présenter le nouveau thème du Printemps des Poètes, prenne un tour autant pédagogique. Mon but initial était de faire une sorte de panorama des multiples possibilités offertes par ce thème, que l’on soit enfant ou adulte. Mais finalement, ces propositions pédagogiques pourront aussi donner des idées aux adultes…

Aux collègues professeurs qui voudraient se lancer dans l’aventure de l’écriture poétique, ce serait sympa de me faire un petit retour dans l’espace des commentaires. Est-ce que ce thème vous séduit ? Est-ce que vous comptez le mettre en œuvre dans votre classe ? Ce serait intéressant de partager nos réflexions…

Pour ma part, j’aime beaucoup ce thème, je trouve qu’il y a beaucoup de choses à faire avec. Pour tout dire, cela me donne envie d’écrire…


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17 commentaires sur « Le thème du Printemps des Poètes 2025 est connu »

  1. Bonjour,

    Tout de même un peu choquée de votre formulation – « la poésie n’est pas l’apanage d’ados romantiques ou de retraités en manque d’imagination. » Vous dites que la poésie est l’affaire de tous, alors pourquoi cette remarque discriminante ?

    Je suis retraitée, bénévole pour l’association Lire et Faire Lire, je lis des poésies auprès d’enfants très jeunes (moins de 5 ans), je parviens à capter leur attention et leur intérêt, toujours spontané chez les petits. S’ils n’aiment pas, vous le savez tout de suite…

    Je ne pense pas que mon imagination, soit limitée, au contraire, avec l’ âge, je ressens plus de liberté dans mon imagination. J’écris moi-même des poésies pour les enfants. Ils écoutent, sourient, posent des questions.

    Aimé par 1 personne

    1. Bonjour,
      J’ai volontairement usé d’une formulation un peu percutante pour faire réagir. Il est un fait que la plupart des personnes qui prennent le temps de s’intéresser à la poésie sont soit des retraités qui ont le temps et le loisir de le faire, soit des adolescents romantiques qui ont besoin de mettre des mots sur leurs émotions nouvelles. Ce sont effectivement, à mon sens, les deux catégories de public qui s’intéressent le plus à la poésie. Or, je pense qu’il est beaucoup trop réducteur de faire de la poésie un simple loisir pour ados ou un passe-temps pour retraités. Par cette formule volontairement un peu provocante, j’appelle de mes voeux un public plus large pour la poésie, un « grand » public, plus vaste, qui ne soit pas limité à cette audience plutôt confidentielle.

      J’aime

      1. Merci d’avoir pris le temps de préciser votre pensée, je comprends mieux s’il est vrai qu’un retraité a plus de temps pour lire de la poésie, je souhaite préciser que l’on peut avoir l’amour de la poésie à tout âge. Pour les touts petits, la poésie sonne à leurs oreilles telle une comptine, les ados romantiques aiment l’expression des émotions très fortes qu’ils peuvent ressentir dans les textes et les mots d’une poésie. Peut être que les adultes, pris par leur vie et par la multiplicité des supports audios et visios qui s’offrent à eux, s’éloignent du monde de la poésie, de la musicalité et de la sonorité des textes. Comme pour la médiation, il faut prendre le temps de s’arrêter, de se poser pour lire une poésie et se laisser pénétrer par la beauté des mots.

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  2. Je suis professeure de Français en lycée. Je trouve ce thème riche, puissant et inspirant. Vous donnez des pistes intéressantes. L’écriture de haïkus plaît beaucoup aux élèves. Je leur ai aussi fait étudier Mes Forêts d’Hélène Dorion. L’aspect méditatif de ses vers et sa sensibilité écologique ont résonné avec les préoccupations des élèves. Je les invite à écrire sur les éléments : eau, terre, air et feu. Et le thème du volcan y correspond bien!

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  3. Est ce que l ordre alphabétique est toujours de rigueur ?

    en 2025 le thème devrait commencer par H

    il y a beaucoup de possibilités..mais je ne le vois pas ..c est important de dévoiler le thème.. qu on puisse y travailler Merci

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  4. Merci pour ce travail fort intéressant que je lis ce 14 mars à l’ouverture du printemps des poètes 2025. Peut-être auriez-vous pu inclure le 7eme Art, par exemple le film de Werner Herzog « Au coeur des volcans » mais d’autres sont tout autant intéressants .

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