Éléments de culture religieuse nécessaires à la compréhension des textes littéraires

Les textes littéraires fourmillent de références culturelles. Celles-ci sont parfois explicitées par l’auteur, mais le plus souvent, il y est fait simplement allusion, parce que l’auteur suppose ces éléments connus, partagés par tous. L’univers de référence privilégié par les auteurs français, c’est le christianisme, pour des raisons historiques évidentes. Aussi l’étudiant en lettres françaises, quelle que soit sa position personnelle à l’égard de cette religion, doit-il connaître quelques éléments.

Des références omniprésentes

L’article qui va suivre n’a d’autre but que d’aider à comprendre les grands textes de la littérature française. Ceux-ci, bien souvent, ont été écrits dans un contexte où la religion avait une place plus importante qu’aujourd’hui. Le christianisme, en particulier, constituait un univers de référence connu de tous.

Comment comprendre « Le reniement de Saint-Pierre » de Charles Baudelaire si l’on n’a aucune idée de cet épisode biblique ? Même un poète farouchement anticlérical comme Arthur Rimbaud reste imprégné de culture religieuse, il suffit de lire la Saison en Enfer pour s’en rendre compte. C’est, a fortiori, encore plus vrai lorsqu’il s’agit de lire Athalie de Jean Racine, pièce de théâtre entièrement consacrée à un épisode biblique, ou encore les Pensées de Pascal, bercées par les débats religieux de l’époque, ou même Le Soulier de Satin de Claudel…

Il serait faux de penser que le conseil ne vaudrait que pour des œuvres d’Ancien Régime. Charles Péguy, Georges Bernanos, Roger Peyrefitte, Samuel Beckett… Les noms d’auteurs du XXe siècle ne manquent pas, pour lesquels on a tout intérêt à avoir quelques notions, même basiques, de christianisme.

Histoire du fait religieux

Je commencerai par rappeler un propos de mon professeur de philosophie en hypokhâgne, qui avait trouvé dans plusieurs copies l’expression de « religion judéo-chrétienne ». Selon lui, cette expression est un abus de langage. Même si ces religions sont fortement liées par leur histoire, il y a une religion juive et une religion chrétienne. Ces deux religions ont en commun d’être des monothéismes, point commun partagé avec l’Islam qui apparaîtra au début du Moyen Âge.

De l’animisme au polythéisme

Les historiens et archéologues ont mis en évidence des traces de pratiques religieuses remontant à la Préhistoire, témoignant de la quête humaine d’un sens transcendant dès les premiers âges de l’humanité. Les vestiges archéologiques, comme les sépultures accompagnées d’offrandes ou les gravures rupestres représentant des scènes symboliques, laissent penser que les premières religions étaient marquées par des croyances animistes et chamanistes.

L’animisme repose sur l’idée que chaque élément de la nature — arbres, rivières, rochers ou montagnes — est imprégné d’une force spirituelle ou divine. Ces forces étaient souvent perçues comme étant accessibles ou interprétées par des figures de chamans, à la fois guides spirituels et guérisseurs, dont le rôle consistait à servir d’intermédiaires entre le monde visible et l’invisible. Ces pratiques existent encore aujourd’hui dans certaines sociétés dites « traditionnelles », comme celles de Sibérie, d’Afrique ou d’Amazonie.

Avec la sédentarisation, qui a marqué le passage des sociétés de chasseurs-cueilleurs à des communautés agricoles, puis avec l’invention de l’écriture, les sociétés humaines se sont structurées de manière plus complexe, donnant naissance à des civilisations urbaines. C’est dans ce contexte que le polythéisme a émergé, introduisant une vision plus organisée et anthropomorphique du divin. Les dieux, désormais associés à des noms, des formes et des fonctions spécifiques, composaient des panthéons (du grec pan, « tout », et theon, « dieux ») qui structuraient les récits mythologiques, les pratiques rituelles et les représentations culturelles.

Un exemple emblématique est la mythologie grecque, avec ses dieux comme Zeus, souverain du ciel et des éclairs, Athéna, déesse de la sagesse, ou Poséidon, maître des mers. Les Romains associeront leur panthéon à celui des Grecs. Ces figures divines, aux caractères complexes et souvent humains, ont inspiré d’innombrables œuvres littéraires et philosophiques. Leur influence est encore visible dans la littérature française, qu’il s’agisse des tragédies de Racine ou des poèmes de Victor Hugo.

Outre le polythéisme gréco-romain, il faut rappeler l’existence du polythéisme égyptien, ou encore de celui de civilisations mésopotamiennes.

Les trois monothéismes

Sont apparus enfin les monothéismes, qui ont marqué une étape fondamentale dans l’histoire des religions et des civilisations. Le judaïsme fut le premier à promouvoir une vision d’un dieu unique, Yahvé, créateur de l’univers, transcendant et distinct de sa création. Ce dieu est perçu comme un guide pour son peuple, lié à lui par une Alliance, et révélé par des textes sacrés comme la Torah.

Le christianisme, né du judaïsme avec l’enseignement de Jésus de Nazareth, reprend cette conception d’un dieu unique tout en y ajoutant l’idée de la Trinité : un seul dieu en trois personnes (le Père, le Fils et le Saint-Esprit). Ce développement théologique, accompagné de la promesse du salut universel par la foi et la rédemption, a élargi la portée du monothéisme en touchant des populations bien au-delà du contexte juif. Le christianisme s’est rapidement répandu grâce à ses premiers missionnaires et aux structures de l’Empire romain. En particulier, pour ce qui nous intéresse, le christianisme s’est développé en Europe occidentale où, de religion persécutée, il deviendra religion officielle.

Enfin, l’Islam, fondé par le prophète Mohammed au VIIe siècle, vient clore cette série des grands monothéismes abrahamiques. Il affirme la foi en un dieu unique, Allah, décrit dans le Coran comme omniscient et omnipotent, dont les desseins sont inscrits dans chaque détail de la création.

Ces trois grandes traditions monothéistes partagent des caractéristiques essentielles : elles voient le divin comme une figure unique, créatrice et souveraine, dotée d’attributs transcendants comme l’omniscience (du latin omnes, « tout », et scire, « savoir ») et l’omnipotence (posse, « pouvoir »). Ce dieu unique est à la fois source de l’ordre cosmique et garant d’une morale universelle, ce qui a profondément façonné les systèmes de pensée, les institutions et les valeurs des sociétés influencées par ces traditions.

Les historiens des religions ont montré que les cultes polythéistes étaient poreux les uns aux autres : les Romains ont identifié leurs dieux à ceux des Grecs, et le monde gréco-romain a même absorbé des éléments issus d’autres religions, notamment des cultes égyptiens. Au contraire, les monothéismes se caractérisent par le rejet de toute croyance autre que celle en le dieu unique (le Credo). Selon les historiens, les guerres de religion sont un produit du monothéisme (on trouvera cette affirmation notamment dans les livres de Frédéric Lenoir).

La répartition géographique des religions du monde selon Wikipédia

Le christianisme

Catholicisme, orthodoxie, protestantisme

Le christianisme est une religion monothéiste fondée sur la vie, les enseignements et la résurrection de Jésus-Christ, considéré comme le Fils de Dieu et le Sauveur de l’humanité. Il s’appuie sur les Écritures saintes, principalement la Bible, composée de l’Ancien et du Nouveau Testament. Le christianisme se divise en trois grands courants : le catholicisme, centré sur l’autorité du pape à Rome et caractérisé par ses sacrements, sa liturgie riche et son universalisme ; l’orthodoxie, qui se développe dans l’Orient chrétien ; et le protestantisme, né de la Réforme au XVIe siècle, qui met l’accent sur la Bible comme seule autorité, tout en rejetant certaines pratiques catholiques comme le culte des saints. Ces trois courants partagent une base commune mais se distinguent par leurs théologies, leurs pratiques et leurs organisations.

L’enseignement de Jésus-Christ : ruptures et continuités

Le mot vient de « christ » qui signifie « oint » en grec ancien. Il désigne Jésus, reconnu par les fidèles comme étant le Christ, identifié par ses fidèles comme le Messie qu’attendaient les Juifs (évidemment, les Juifs ne partagent pas ce point de vue). Les historiens admettent l’existence historique de l’homme Jésus. Frédéric Lenoir rappelle que, à cette époque, de nombreux prédicateurs tentaient d’éveiller les foules, et Jésus n’était au départ que l’un d’entre eux, avant de connaître le succès que l’on sait.

Le Sermon sur la Montagne, par Carl Bloch (XIXe siècle) (Wikipédia)

Jésus s’inscrit dans la continuité du judaïsme, qu’il souhaite faire évoluer sur certains points mais sans rompre avec lui. C’est ce qu’on peut retenir du « sermon sur la Montagne », où à plusieurs reprises, Jésus part de la conception juive (« On vous a dit que ») pour apporter ensuite des nuances ou des infléchissements (« Moi je vous dis »).

« Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes ; je ne suis pas venu les abolir, mais les accomplir. »

« Vous avez appris qu’il a été dit : « Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi. » Et moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent »

Le Sermon sur la Montagne présente à de nombreuses reprises cette opposition entre la loi ou la tradition telle qu’elle était courante à cette époque, et l’infléchissement que lui apporte Jésus. Vous trouverez le texte de ce sermon à partir du cinquième chapitre de l’Evangile selon Matthieu. J’ai cité, par commodité, une édition en ligne, celle de Wikisource, qui reprend la traduction d’Augustin Crampon (XIXe siècle).

C’est ainsi que les Chrétiens ont conservé la totalité de la Bible hébraïque dans ce qu’ils ont appelé l’Ancien Testament, auquel ils ont ajouté un Nouveau Testament. Vous trouverez les adjectifs vétérotestamentaire et néotestamentaire pour qualifier ces deux parties de la Bible. Notons au passage que Jésus (comme Socrate, comme Bouddha) a donné un enseignement strictement oral, et que ce sont ses Apôtres qui ont rapporté par écrit ses enseignements. Il a fallu du temps et plusieurs conciles avant que le tout soit organisé sous la forme que l’on connaît.

La composition de la Bible

La Bible est donc le livre saint des Chrétiens.

La Bible telle qu’on la connaît aujourd’hui, considérée comme le livre le plus lu et le plus imprimé au monde, se compose donc :

  • d’un Ancien Testament lui-même divisé en plusieurs livres dont les cinq premiers forment le Pentateuque : Genèse, Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome. Ces cinq livres correspondent à la Torah juive et content l’histoire du peuple d’Israël depuis la création du monde, la Genèse.
  • d’un Nouveau Testament, consacré à la vie et aux enseignements de Jésus. Il s’agit des quatre Évangiles, d’un ensemble d’épîtres rédigés par les tout premiers chrétiens, et de l’Apocalypse de Saint-Jean.

On notera que les trois premiers Évangiles sont dits « synoptiques », dans la mesure où on peut les mettre en parallèle. Celui de Jean est plus original. Jean est également considéré comme l’auteur de l’Apocalypse.

La Bible représente ainsi un énorme corpus. Ce sont des milliers de pages imprimées en tout petits caractères sur du papier très fin. Sans cela, une édition classique occuperait facilement un rayonnage entier. Certains passages sont très souvent évoqués dans les textes littéraires.

Pour ce qui est de l’Ancien Testament :

  • La création du monde
  • L’interdit bravé par Adam et Ève
  • Caïn et Abel
  • Le Déluge et l’Arche de Noé
  • Le jugement de Salomon
  • Les trompettes de Jéricho
  • L’histoire de Moïse et les Dix commandements

Pour ce qui est du Nouveau Testament :

  • L’Annonciation par l’archange Gabriel de la naissance de Jésus
  • La naissance de Jésus
  • L’arrivée des Rois Mages
  • Le soutien de Jésus à une femme adultère (« jetez-lui la première pierre »)
  • Le sermon sur la montagne
  • Les noces de Cana
  • La Passion, la mort et la Résurrection

Nul doute que cette liste pourrait être augmentée d’autres épisodes, mais je crois que ceux que j’ai cités sont ceux qui reviennent le plus souvent dans les textes littéraires français.

Épisodes célèbres de l’Ancien Testament

La création du monde

La création de la lumière, gravure de Gustave Doré (Wikipédia)

La Bible débute avec un récit de la création du monde, la Genèse. Il serait intéressant, mais cela ferait un autre article, de comparer les récits de création du monde dans plusieurs religions.

Pour les chrétiens, c’est Dieu qui crée le monde. Voici les premiers versets de la Bible, dans la traduction de Crampon retenue par Wikisource :

Au commencement Dieu créa le ciel et la terre.

La terre était informe et vide ; les ténèbres couvraient l’abîme, et l’Esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux.

Dieu dit : « Que la lumière soit ! » et la lumière fut. Et Dieu vit que la lumière était bonne ; et Dieu sépara la lumière et les ténèbres. Dieu appela la lumière Jour, et les ténèbres Nuit.

Et il y eut un soir, et il y eut un matin ; ce fut le premier jour.

Le premier chapitre de la Genèse raconte ainsi comment Dieu créa le monde en six jours et se reposa le septième, donnant ainsi une justification mythique à la durée de notre semaine de sept jours.

La Genèse évoque ensuite la création du premier homme, Adam, la nomination des créatures par ce dernier, la formation de la femme à partir d’une côte d’Adam.

Le péché originel et la Chute

D’après la Bible; Dieu avait placé Adam et Eve dans un jardin paradisiaque appelé Eden. Ils ne manquaient de rien, et en particulier pouvaient se nourrir de tous les fruits du jardin, à l’exception de ceux de l’Arbre de la Connaissance du Bien et du Mal. Tentée par le serpent, Eve ne tarda pas à goûter du fruit défendu, et à en faire goûter à Adam. Tous deux se rendirent compte alors qu’ils étaient nus, et se firent une ceinture de feuilles, indice visible du fait qu’ils possédaient désormais la connaissance du bien et du mal. Yahvé les chassa donc du paradis, avec une condamnation sévère : la femme enfantera désormais dans la douleur, et l’homme gagnera son pain à la sueur de son front.

Caïn et Abel

Adam et Eve eurent deux enfants : Caïn, qui devint cultivateur, et Abel, qui devint berger. Tous deux firent des offrandes à Dieu, mais ce dernier ne s’intéressa qu’à celles d’Abel. Jaloux, Caïn tua son propre frère.

Ce récit, situé au chapitre IV de la Genèse, marque ainsi symboliquement l’origine du meurtre. Il a fallu une seule génération après les premiers humains pour qu’apparaisse un meurtre, qui est même un fratricide. Caïn est alors voué à l’exil.

Cet épisode biblique a été rendu célèbre par Victor Hugo, qui l’a développé dans La Légende des Siècles. On se souvient de ce vers mémorable : « L’Œil était dans la tombe et regardait Caïn ».

Le Déluge et l’arche de Noé

Le chapitre VI de la Genèse rapporte l’épisode du Déluge et de l’arche de Noé. Voici les versets 5 à 8, dans la traduction de l’AELF :

05 Le Seigneur vit que la méchanceté de l’homme était grande sur la terre, et que toutes les pensées de son cœur se portaient uniquement vers le mal à longueur de journée.

06 Le Seigneur se repentit d’avoir fait l’homme sur la terre ; il s’irrita en son cœur et il dit :

07 « Je vais effacer de la surface du sol les hommes que j’ai créés – et non seulement les hommes mais aussi les bestiaux, les bestioles et les oiseaux du ciel – car je me repens de les avoir faits. »

08 Mais Noé trouva grâce aux yeux du Seigneur.

C’est ainsi que Dieu scelle une alliance avec Noé et les siens, sauvant quelques humains et un couple de chaque espèce animale, en ordonnant à Noé de construire une arche qui sera préservée du déluge.

17 Et ce fut le déluge sur la terre pendant quarante jours. Les eaux grossirent et soulevèrent l’arche qui s’éleva au-dessus de la terre.

Les pluies diluviennes finirent par tarir, et il ne restait plus à la surface de la terre qu’un immense océan où flottait l’arche. Les jours passant, les eaux baissèrent peu à peu. Noé envoya un corbeau puis une colombe en reconnaissance, et ces oiseaux revinrent d’abord bredouilles, avant qu’un beau jour, la colombe revint avec, au bec, un rameau d’olivier, signe que les eaux avaient baissé. Une semaine plus tard, elle ne revint plus.

C’est ainsi que Noé put faire sortir sa famille et tous les animaux de l’arche, et qu’ils furent invités par Dieu à se répandre et à se multiplier sur la Terre. Dieu scelle une alliance avec les Hommes, en leur promettant que ce déluge serait le seul et le dernier.

Le jugement de Salomon

Un autre épisode célèbre de l’Ancien Testament est celui du Jugement de Salomon. Salomon était alors roi d’Israël. On lui amena deux femmes, deux mères, dont l’une était mère d’un enfant en bonne santé, tandis que l’autre avait accouché d’un enfant mort-né. Toutes deux se disputaient la maternité de l’enfant survivant.

Le jugement de Salomon représenté par le peintre Nicolas Poussin (Wikipédia)

Voici quelle fut la décision du roi Salomon, telle que rapportée dans le Premier Livre des Rois, chapitre 3, versets 23-28 :

23 Le roi dit alors : « Celle-ci affirme : Mon fils, c’est le vivant, et ton fils est le mort. Celle-là affirme : Non ! Ton fils, c’est le mort, et mon fils est le vivant ! »

24 Et le roi ajouta : « Donnez-moi une épée ! » On apporta une épée devant le roi.

25 Et le roi poursuivit : « Coupez en deux l’enfant vivant, donnez-en la moitié à l’une et la moitié à l’autre. »

26 Mais la femme dont le fils était vivant s’adressa au roi – car ses entrailles s’étaient émues à cause de son fils ! – : « De grâce, mon seigneur ! Donnez-lui l’enfant vivant, ne le tuez pas ! » L’autre protestait : « Il ne sera ni à toi ni à moi : coupez-le ! »

27 Prenant la parole, le roi déclara : « Donnez à celle-ci l’enfant vivant, ne le tuez pas : c’est elle, sa mère ! »

28 Tout Israël apprit le jugement qu’avait rendu le roi. Et l’on regarda le roi avec crainte et respect, car on avait vu que, pour rendre la justice, la sagesse de Dieu était en lui.

Les trompettes de Jéricho

Autre épisode célèbre de l’Ancien Testament, situé au sixième chapitre du livre de Josué, celui des trompettes de Jéricho. D’après Wikipédia, « Josué est le successeur de Moïse dans la conduite du peuple hébreu vers la Terre promise. Il mène la conquête du pays de Canaan puis y installe les tribus d’Israël. »

L’encyclopédie précise : « L’ancienne ville de Jéricho est la première conquête des Israélites sous la direction de Josué. Il y envoie des espions. Le récit raconte comment les murailles de la ville s’effondrent après que les prêtres eurent tourné 7 fois pendant 7 jours autour de la ville en sonnant du schofar. La ville est rasée et une malédiction est prononcée contre tout ce qui existait à Jéricho. Tous les habitants et le bétail sont tués, à l’exception de la famille de Rahab qui avait abrité les espions israélites. »

Voici le texte biblique, dans l’édition de l’AELF :

01 Jéricho était fermée, enfermée à cause des fils d’Israël : nul ne sortait et nul n’entrait.

02 Le Seigneur dit à Josué : « Regarde, je livre entre tes mains Jéricho, son roi et ses meilleurs guerriers.

03 Vous, tous les hommes de guerre, vous ferez le tour de la ville. Vous tournerez une fois, et tu feras de même six jours durant.

04 Devant l’arche, sept prêtres porteront sept trompes en corne de bélier. Le septième jour, vous ferez sept fois le tour de la ville, et les prêtres sonneront du cor.

05 Quand retentira la corne de bélier – quand vous entendrez le son du cor –, tout le peuple poussera une grande clameur ; alors, le rempart de la ville s’effondrera sur place et le peuple montera à l’assaut, chacun droit devant soi. »

06 Josué, fils de Noun, appela les prêtres et leur dit : « Portez l’arche d’Alliance, et que sept prêtres portent sept trompes en corne de bélier devant l’arche du Seigneur. »

07 Il dit au peuple : « Passez, faites le tour de la ville, et que l’avant-garde passe devant l’arche du Seigneur. »

Moïse et les Dix commandements

Moïse est un prophète essentiel à la fois pour le judaïsme, le christianisme et l’Islam. Il est traditionnellement considéré comme l’auteur du Pentateuque, à savoir les cinq premiers livres de l’Ancien Testament. Selon la Bible, ce guide spirituel a conduit le peuple d’Israël hors d’Egypte, après que les dix plaies aient été infligées au peuple égyptien.

Ces dix commandements, ou « décalogue », sont énumérés à la fois dans le livre de L’Exode et dans celui du Deutéronome. Vous en trouverez le texte intégral sur Wikipédia. On y trouve, entre autres, la proclamation du monothéisme (« Tu n’auras pas d’autre dieu que moi ») ou encore l’interdiction du meurtre (« Tu ne tueras point »).

Il faudra donc attendre dix plaies avant que le Pharaon ne consente à laisser partir les Juifs d’Egypte. Le peuple juif, guidé par Moïse, traverse alors un bras de mer, où les eaux se retirent de façon miraculeuse, avant de se refermer sur l’armée égyptienne lancée à leur poursuite.

C’est ainsi que Moïse guida son peuple jusqu’au mont Sinaï (Exode, chap. 19) :

01 Le troisième mois qui suivit la sortie d’Égypte, jour pour jour, les fils d’Israël arrivèrent dans le désert du Sinaï.

02 C’est en partant de Rephidim qu’ils arrivèrent dans ce désert, et ils y établirent leur camp juste en face de la montagne.

03 Moïse monta vers Dieu. Le Seigneur l’appela du haut de la montagne : « Tu diras à la maison de Jacob, et tu annonceras aux fils d’Israël :

04 “Vous avez vu ce que j’ai fait à l’Égypte, comment je vous ai portés comme sur les ailes d’un aigle et vous ai amenés jusqu’à moi.

05 Maintenant donc, si vous écoutez ma voix et gardez mon alliance, vous serez mon domaine particulier parmi tous les peuples, car toute la terre m’appartient ;

06 mais vous, vous serez pour moi un royaume de prêtres, une nation sainte.” Voilà ce que tu diras aux fils d’Israël. »

07 Moïse revint et convoqua les anciens du peuple, il leur exposa tout ce que le Seigneur avait ordonné.

08 Le peuple tout entier répondit, unanime : « Tout ce que le Seigneur a dit, nous le mettrons en pratique. » Et Moïse rapporta au Seigneur les paroles du peuple.

On peut lire, un peu plus bas :

Quand le Seigneur eut fini de parler avec Moïse sur le mont Sinaï, il lui donna les deux tables du Témoignage, les tables de pierre écrites du doigt de Dieu. (Ex., 31, 18)

C’est également dans l’Exode, mais un peu plus haut, qu’il est question du fameux « buisson ardent », un arbuste enflammé mais qui ne se consume pas, et d’où émane la voix de Dieu (Exode, chap. 3) :

01 Moïse était berger du troupeau de son beau-père Jéthro, prêtre de Madiane. Il mena le troupeau au-delà du désert et parvint à la montagne de Dieu, à l’Horeb.

02 L’ange du Seigneur lui apparut dans la flamme d’un buisson en feu. Moïse regarda : le buisson brûlait sans se consumer.

03 Moïse se dit alors : « Je vais faire un détour pour voir cette chose extraordinaire : pourquoi le buisson ne se consume-t-il pas ? »

04 Le Seigneur vit qu’il avait fait un détour pour voir, et Dieu l’appela du milieu du buisson : « Moïse ! Moïse ! » Il dit : « Me voici ! »

05 Dieu dit alors : « N’approche pas d’ici ! Retire les sandales de tes pieds, car le lieu où tu te tiens est une terre sainte ! »

06 Et il déclara : « Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob. » Moïse se voila le visage car il craignait de porter son regard sur Dieu.

07 Le Seigneur dit : « J’ai vu, oui, j’ai vu la misère de mon peuple qui est en Égypte, et j’ai entendu ses cris sous les coups des surveillants. Oui, je connais ses souffrances.

Bien entendu, il y aurait de nombreux autres épisodes de l’Ancien Testament à citer, mais il me semble que ceux que j’ai évoqués sont les plus célèbres. Passons donc, à présent, au Nouveau Testament, centré sur la vie de Jésus.

Épisodes célèbres du Nouveau Testament

Jésus enfant

La Bible raconte brièvement l’enfance de Jésus. On y lit que c’est l’archange Gabriel qui a annoncé à Marie de Nazareth qu’elle serait porteuse d’un enfant divin. L’ange est également apparu à Joseph pour le convaincre de ne pas répudier Marie.

C’est alors que Joseph et Marie étaient en déplacement pour un recensement que Jésus est né, dans une étable. C’est la fameuse scène de la crèche, représentée dans les églises aux alentours de Noël. La tradition chrétienne met ainsi en avant la simplicité de la famille dans laquelle Dieu s’est incarné sous la forme de Jésus.

Cette naissance miraculeuse est célébrée par l’arrivée des Rois Mages, qui offrent de précieux présents à l’enfant Jésus. C’est cet événement qui est célébré par la fête de l’Epiphanie, début janvier. Citons l’Evangile de Saint-Mathieu, chapitre 2, verset 11 :

Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe.

La Bible n’apporte guère de détails sur toute la période qui va de la prime enfance à l’âge adulte, et l’on retrouve ensuite un Jésus adulte, qui se fait baptiser par Jean le Baptiste, et qui commence à prêcher en s’entourant de fidèles. L’Evangile de Mathieu raconte que Jésus, par ses prêches et ses miracles, commence à devenir célèbre (chap. 4, vv. 23-25).

23 Jésus parcourait toute la Galilée ; il enseignait dans leurs synagogues, proclamait l’Évangile du Royaume, guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple.

24 Sa renommée se répandit dans toute la Syrie. On lui amena tous ceux qui souffraient, atteints de maladies et de tourments de toutes sortes : possédés, épileptiques, paralysés. Et il les guérit.

25 De grandes foules le suivirent, venues de la Galilée, de la Décapole, de Jérusalem, de la Judée, et de l’autre côté du Jourdain.

Jésus et la femme adultère

Les Evangiles détaillent donc la période où Jésus commença à prêcher publiquement jusqu’au moment de sa mort et de sa résurrection. Des épisodes célèbres, il y en aurait beaucoup à citer, et je n’en ai retenu que quelques uns. J’ai choisi ceux qui vont suivre pour montrer que Jésus va à l’encontre de la pensée qui dominait à son époque.

  • Contrairement aux habitudes locales, Jésus n’hésite pas à s’entretenir avec une Samaritaine, qui est donc à la fois une femme et une membre d’une autre religion, pour lui demander de l’eau. (Jean, IV, 4-29)
  • On présente à Jésus une femme adultère. Selon la loi de Moïse, elle aurait dû être lapidée, c’est-à-dire condamnée à recevoir des lancers de pierres. La réaction de Jésus est bien différente (Jean, VIII, 7-11) :

07 Comme on persistait à l’interroger, il se redressa et leur dit : « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. »

08 Il se baissa de nouveau et il écrivait sur la terre.

09 Eux, après avoir entendu cela, s’en allaient un par un, en commençant par les plus âgés. Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu.

10 Il se redressa et lui demanda : « Femme, où sont-ils donc ? Personne ne t’a condamnée ? »

11 Elle répondit : « Personne, Seigneur. » Et Jésus lui dit : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. »

Les noces de Cana

La Bible relate, outre les enseignements de Jésus, un certain nombre de miracles accomplis par ce dernier : il accomplit des guérisons miraculeuses, il marcha sur l’eau, il multiplia les pains… Parmi ces nombreux épisodes, l’un des plus connus, et qui a donné lieu à tant d’adaptations picturales, est celui des Noces de Cana.

En résumé, Jésus et sa mère Marie étaient invités à un mariage où le vin est venu à manquer. Jésus a demandé que l’on remplisse d’eau les jarres vides, et celles-ci, une fois portées aux convives, étaient pleines de vin, un vin d’une telle qualité qu’il surprit les invités, puisque d’ordinaire on sert le moins bon vin à la fin du repas. C’est l’un des premiers miracles de Jésus, rapporté dans l’Evangile de Jean, II, 1-11.

11 Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana de Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui.

Les noces de Cana par Véronèse (Wikipédia)

La Passion et la Résurrection

Il reste à résumer les derniers jours de la vie de Jésus, extrêmement denses, riches en signification. Ces épisodes ont été désignés sous le nom de Passion du Christ, au sens étymologique de « souffrance ».

Jésus a partagé un dernier repas avec ses disciples avant son arrestation. C’est la dernière Cène. Citons la définition de Wikipédia :

La Cène (terme issu du latin cena, « repas du soir, souper ») est le nom donné dans la religion chrétienne au dernier repas que Jésus-Christ prit avec les douze apôtres le soir du Jeudi saint, avant la Pâque juive, peu de temps avant son arrestation, la veille de sa crucifixion, et trois jours avant sa résurrection. Après avoir célébré avec eux la Pâque, il institue l’eucharistie — selon trois des quatre évangiles canoniques — en disant : « Ceci est mon corps, ceci est mon sang ».

La Bible raconte l’arrestation, le jugement, la flagellation, la couronne d’épines, la crucifixion de Jésus, sa mort, sa mise au tombeau, puis sa résurrection miraculeuse. Il y aurait tant de passages à citer ! Cet épisode biblique est particulièrement dense en passages célèbres, j’en ai choisi un, extrait de Mathieu, XXVII :

45 À partir de la sixième heure (c’est-à-dire : midi), l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure.

46 Vers la neuvième heure, Jésus cria d’une voix forte : « Éli, Éli, lema sabactani ? », ce qui veut dire : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »

47 L’ayant entendu, quelques-uns de ceux qui étaient là disaient : « Le voilà qui appelle le prophète Élie ! »

48 Aussitôt l’un d’eux courut prendre une éponge qu’il trempa dans une boisson vinaigrée ; il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire.

49 Les autres disaient : « Attends ! Nous verrons bien si Élie vient le sauver. »

50 Mais Jésus, poussant de nouveau un grand cri, rendit l’esprit.

51 Et voici que le rideau du Sanctuaire se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas ; la terre trembla et les rochers se fendirent.

52 Les tombeaux s’ouvrirent ; les corps de nombreux saints qui étaient morts ressuscitèrent,

53 et, sortant des tombeaux après la résurrection de Jésus, ils entrèrent dans la Ville sainte, et se montrèrent à un grand nombre de gens.

54 À la vue du tremblement de terre et de ces événements, le centurion et ceux qui, avec lui, gardaient Jésus, furent saisis d’une grande crainte et dirent : « Vraiment, celui-ci était Fils de Dieu ! »

Jésus est ainsi mort dans d’atroces souffrances. Il a ainsi tenu à vivre jusqu’au bout l’expérience de la condition humaine, là où il aurait pu s’y soustraire, rachetant par là les péchés de l’humanité.

Concepts centraux du christianisme

Il reste à présenter quelques notions de doctrine et de liturgie. Notez, encore une fois, que je ne m’exprime pas en spécialiste du christianisme, mais en littéraire désireux de donner aux élèves et aux étudiants des clefs de compréhension des textes littéraires. Il va de soi que j’essaie d’être le plus synthétique possible, aussi je cours le risque d’être trop simpliste. Il me semble cependant qu’il n’est pas inutile de revenir sur quelques concepts centraux que je vais tâcher de résumer de la façon la plus simple possible. N’hésitez pas à intervenir dans les commentaires pour apporter des précisions.

Le mystère de l’incarnation

Je commence avec la notion d’Incarnation, car il me semble que c’est là un point d’originalité du christianisme par rapport à d’autres religions.

Pour les Chrétiens, Dieu s’est fait homme en la personne de Jésus. Il s’est abaissé à s’incarner dans une humble forme humaine, afin d’aider l’humanité. Pour les Chrétiens, Jésus n’est pas un simple guide spirituel parmi d’autres, il est Dieu lui-même qui s’est incarné, qui a pris forme humaine. C’est ce que l’on a appelé le mystère de l’incarnation ; ce n’est pas quelque chose que l’on peut démontrer rationnellement, il faut avoir la foi pour y croire. Les Chrétiens croient que Jésus est Dieu incarné, ce qui nous amène au dogme de la Trinité.

La Trinité

D’après Wikipédia.

Pour comprendre le dogme de la Trinité, on peut utiliser la représentation sous forme de triangle qu’est le Scutum Fidei. Cette illustration montre bien que le dogme de la Trinité a quelque chose d’illogique, et qu’il ne peut donc s’appréhender par la raison mais bien par la foi.

Pour les Chrétiens, Dieu est tout à la fois le Père, créateur de l’Univers, le Fils, c’est-à-dire Jésus, et le Saint-Esprit. Ces trois entités sont bien distinctes les unes des autres (d’où les arêtes du triangle en « non est »), tout en étant chacune Dieu.

Dieu est Amour

Il me semble qu’une spécificité du christianisme est l’insistance sur l’Amour. Je ne doute pas que d’autres religions fassent aussi de l’Amour un élément essentiel, mais c’est le christianisme qui a écrit cette phrase : « Dieu est Amour ». Pour la comprendre, on peut citer la première lettre de Saint-Jean :

07 Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres, puisque l’amour vient de Dieu. Celui qui aime est né de Dieu et connaît Dieu.

08 Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour.

09 Voici comment l’amour de Dieu s’est manifesté parmi nous : Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde pour que nous vivions par lui.

10 Voici en quoi consiste l’amour : ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimés, et il a envoyé son Fils en sacrifice de pardon pour nos péchés.

11 Bien-aimés, puisque Dieu nous a tellement aimés, nous devons, nous aussi, nous aimer les uns les autres.

*

Je ne suis pas un spécialiste du christianisme, ni même un Chrétien pratiquant. J’ai simplement essayé, du mieux que je le pouvais, de rendre compte des points qui me semblent nécessaires à la compréhension d’un certain nombre des grands textes de la littérature française.

L’étude des textes littéraires impose la connaissance d’un certain bagage historique et culturel. Cet article de blog essaie modestement d’y contribuer. Les grands auteurs français avaient une culture que nous n’avons pas toujours.

Bien évidemment, je ne doute pas qu’il y ait beaucoup à redire à cet article, tant il traite d’une matière complexe et sensible. Il y aurait sans doute beaucoup d’autres épisodes à relater, à citer, à commenter. Il va de soi que cet article ne fait qu’effleurer le sujet. J’espère cependant qu’il pourra être utile, comme porte d’entrée, en particulier pour les étudiants en lettres modernes.

Je dois dire que j’ai pris un grand plaisir à l’écrire, car on se confronte là à des textes magnifiques, tant sur le plan esthétique que philosophique et spirituel. On ne compte plus les œuvres musicales, picturales, littéraires, poétiques, architecturales qui se sont inspirées de la Bible, qui reste aujourd’hui le livre le plus imprimé au monde.

J’espère que cet article vous aura intéressés et qu’il vous aura appris quelque chose. N’hésitez pas à donner votre impression dans l’espace des commentaires !

Abonnez-vous gratuitement à Littérature Portes Ouvertes !


En savoir plus sur Littérature Portes Ouvertes

Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.

7 commentaires sur « Éléments de culture religieuse nécessaires à la compréhension des textes littéraires »

  1. Super article, d’utilité bien sûr : on connaît aujourd’hui, en effet, en France en particulier, en Occident un peu plus vastement, un phénomène d’exculturation (religieuse) qui nous fait faire régulièrement des contre-sens dans nos compréhensions des œuvres anciennes et actuelles.

    Concernant l’expression  » religion judéo-chrétienne « , c’est vrai que c’est un raccourci au mieux et une expression impropre au pire.

    Merci pour cet écrit Gabriel — et bonne année 2025 à venir !

    Aimé par 1 personne

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.