Chaque semaine jusqu’au début du festival PoëtPoët, qui se tiendra du 13 au 23 mars 2025, je vous présente l’une de ses marques de fabrique. Et un aspect qui rend les Journées Poët Poët uniques en leur genre, c’est le Poët Buro, que je suis fier d’avoir rejoint il y a quelques années.
Un joyeux groupe de bénévoles
Le Poët Buro, c’est une joyeuse équipe de passionnés, qui ont à cœur de faire vivre le festival, d’accueillir les poètes, d’échanger avec le public, de distribuer des programmes, de recueillir des ressentis… Je suis très heureux de vous présenter aujourd’hui les membres de cette fine équipe, qui sont tous devenus des amis.

Il faut d’abord nommer la mère des Journées Poët Poët, celle qui en assure la direction artistique avec un goût infaillible et un sens de l’humain extraordinaire. J’ai nommé Sabine Venaruzzo, poète, autrice de deux sublimes recueils aussi engagés que profondément authentiques. Elle a le sens des relations humaines, sait trouver le mot juste pour que chacun se sente bien accueilli, et se montre très attentive à tous et à chacun. Elle sait faire dialoguer les poètes et les artistes, orchestrer juste ce qu’il faut pour laisser sa place à l’imprévu, et faire aimer à tous la poésie. En dehors du festival, elle est artiste à plein temps, vivant de ses interventions dans les écoles, de résidences d’écriture, d’invitations à des festivals, quand elle ne se produit pas en tant que chanteuse lyrique.

Présentons ensuite Eric Clément Demange, photographe et compagnon de route du festival depuis de nombreuses années. Il est le président de la compagnie « Une petite voix m’a dit ». Auteur d’une bonne partie des visuels qui illustrent le programme chaque année, il a réalisé l’affiche de l’édition 2025, représentant l’artiste Louis Dollé en plein travail au milieu d’étincelles. Vous aurez un aperçu de son travail de photographe sur son site Internet.
Olivier Debos est également un fervent compagnon du festival. Comédien, clown, formateur de clowns, animateur de stages de Qi-Kong, poète performeur, toutes ces casquettes ne sont chez lui que des dimensions d’une même vocation artistique, où il s’engage tout entier, corps et âme. Il y a chez Olivier Debos une importante réflexion sur le corps qui se retrouve dans chacune des facettes de son activité, et une forte présence corporelle dans chacune de ses performances. C’est pour moi un artiste d’une grande authenticité, et je regrette de n’avoir pas encore pu participer aux stages qu’il a proposés dans le cadre du centre culturel de Cagnes-sur-Mer, parce que je suis convaincu que ça doit être de grands moments.
Marie-Hélène Clément est un peu moins active depuis quelque temps, après de nombreuses années de participation très intense au festival. J’ai moins eu l’occasion de la fréquenter que les autres, cependant cela m’a suffi pour me convaincre de sa grande gentillesse et de sa tout aussi grande culture.
Frédéric Loison, disquaire, a été employé notamment chez Harmonia Mundi. Il a une culture musicale impressionnante, tant en musique classique qu’en pop-rock. Il est l’homme en blanc du festival : je ne pense pas l’avoir jamais vu vêtu d’une autre couleur. J’apprécie beaucoup sa conversation.
Morgane Mortelmans est comédienne et danseuse, tout en étant très investie dans diverses associations en faveur des personnes en situation de handicap. Par sa pratique artistique, elle montre un autre visage du handicap. Elle est très présente tout au long des Journées Poët Poët, pour accompagner les poètes, recueillir des mots ressentis, et elle s’investit également beaucoup dans la diffusion du festival via les réseaux sociaux.

Sandrine Montin enseigne la littérature comparée à l’Université de Nice, où elle a été ma collègue alors que j’y enseignais. Elle est membre, comme moi, du CTELA. Elle fait partie du collectif « Cételle » qui a traduit la poésie d’Audre Lorde. Elle s’intéresse aux relations entre littérature et cinéma, entre poésie et cinéma. Elle a notamment travaillé sur le personnage de Charlot comme poète. Elle est engagée sur les questions féministes, sur la place des minorités en littérature. Elle fait partie d’une troupe de théâtre.
Christelle Ceccon, institutrice en maternelle, est aussi conteuse. Elle est toujours fidèle au rendez-vous lors des journées très intenses du festival. Ses racines italiennes, son métier, sa culture font que nous avons beaucoup de choses à nous raconter.
Murielle Gnutti est professeur documentaliste au lycée Apollinaire à Nice, où elle sensibilise ses élèves à la poésie. Elle est également actrice au sein du « Collectif du Trom ». J’ai plusieurs fois assisté à de belles représentations de cette troupe, avec des pièces comme Un air de famille d’Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri ou encore Une maison de poupée d’Henrik Ibsen. Le collectif est également intervenu dans le cadre des Journées Poët Poët, où il s’est associé au PoëtBuro pour une lecture chorale d’un poème de Laurence Vielle.

Tristan Blumel est poète. Il nous régale régulièrement par des performances à la fois oniriques et engagées, qui sous une apparence parfois loufoque disent des choses très profondes. Tristan Blumel est poète à temps plein, vivant d’interventions en milieu scolaire, de résidences d’écriture, de performances publiques. Il a publié le recueil Avant musique aux éditions Abordo, dont j’ai récemment parlé dans le cadre d’une « Citation du dimanche ». Sa connaissance du milieu culturel niçois et son goût artistique sont très précieux pour les Journées Poët Poët.

Ariel Osvaldo Tonello est poète, il est l’auteur d’un magnifique ouvrage intitulé Les monstres sous le lit, dont j’ai déjà parlé dans les colonnes de ce blog. En septembre dernier, il a présenté ce livre au Bistrot Poète. Il est également intervenu dans le cadre de l’association « Embarquement poétique » avec une mémorable performance de shibari. En parallèle, il est aussi professeur d’anglais et de français dans l’enseignement secondaire et dans des écoles supérieures privées. Et il entame une thèse de doctorat en création littéraire au sein du Centre Transdisciplinaire d’Epistémologie de la Littérature et des Arts Vivants. Il interviendra dans le cadre des Journées Poët Poët 2025 notamment avec des traductions en français des poètes étrangers invités.

Hoda Hili est philosophe de formation. Elle enseigne à la Haute Ecole du Travail Social de Nice. Elle est aussi poète, autrice de deux recueils, Nuits diphoniques (Maelström) et Abris perdus (Abordo). Elle vit à Aiglun, dans la vallée de l’Estéron, où elle cultive l’olive et le safran. Elle y organise, chaque année, avec Patrick Quillier, les « Rencontres de paroles », au mois d’août, où les partages poétiques sont toujours d’une très grande richesse et d’une immense chaleur humaine.
J’espère que ces petits portraits vous auront permis d’entrevoir pour quelle raison je suis immensément heureux de faire partie du PoëtBuro. Ce sont tous de beaux humains, qui ont de belles valeurs, des personnes qui croient en ce qu’elles font, et qui ne le font pas pour elles-mêmes, qui ne le font pas pour se mettre en avant, mais par amour pour l’art, la culture et la poésie, et avec une conception de la poésie qui demeure sans cesse attentive à l’autre, à l’accueil de l’autre. Chaque année, je me redis la même chose : les Journées Poët Poêt sont un grand moment d’humanité, au point que l’on est toujours triste lorsqu’elles doivent se terminer…
Une équipe qui s’agrandit
Cette année, le PoëtBuro a fait appel à des volontaires pour l’assister dans l’organisation des Journées. Les nouvelles « petites mains » du festival ont été accueillies vendredi dernier au Bistrot Poète, lors d’une soirée très chaleureuse qui s’est terminée par une scène ouverte. Nous avons été très heureux de constater qu’une bonne dizaine de personnes a répondu à l’appel. Cette première rencontre a permis de leur présenter l’esprit des Journées Poët Poët. Lors d’une prochaine réunion, chacun se verra attribuer des missions précises, en fonction des souhaits et des possibilités de chacun.

Lors de cette soirée au Bistrot Poète, nous avons fait une photo de groupe qui résume bien l’esprit familial de cette joyeux équipes. Pour célébrer la poésie volcanique, thème du Printemps des Poètes 2025, nous portions des casques de spéléologues, prêts à explorer les tréfonds du volcan de la poésie.
Du 13 au 23 mars 2025
Retenez bien les dates du festival, qui se tiendra du 13 au 23 mars 2025. Le détail du programme arrivera bientôt !


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Message de Murielle Gnutti : « Merci pour ce premier article Gabriel. J’attends impatiemment les autres car tu as L’art de mettre en lumière les artistes ! Toi le poète journaliste.
Je suis heureuse d’appartenir à ce poet buro car je rencontre chaque année des auteurs fabuleux et je vis des moments uniques de convivialité portée par les mots et parfois les mets. Hâte car le festival poetpoet fait vraiment le printemps! »
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Message de Sabine Venaruzzo : « Tu es incroyable ! Merci à toi Gabriel Vittorio ! Tu rayonnes! Poète, érudit, musicien, amoureux des mots et de la vie, amoureux sensible, passionné, curieux, généreux, fidèle. Merci !! »
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Message d’Ariel Tonello : « Formidables descriptions.
Il manque Gabriel Vittorio lui-même !
Poète et performeur à la voix puissante, professeur des écoles, propriétaire du blog Littérature Portes Ouvertes, que tous connaissent déjà et où il écrit des articles avec beaucoup de soin et d’amour. Et auteur de deux recueils de poésie, le premier plein de douceur, le deuxième plus engagé avec la cause LGBT (et d’ailleurs très coloré).
Docteur en lettres, il n’a jamais autre chose qu’un beau sourire et de la bienveillance poétique pour tout le monde…
D’où il sort toute cette énergie ? »
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Je viens de découvrir tous vos messages. Je reviens vers vous quand je les aurai lus …
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En attendant d’écouter brûler le Volcan de vos ėlèves le 24 et 25 mars , vidéo sur école du cerisier, YouTube, « Crache la lave, » de mes anciens élèves, Le livre sera exposé à la Bibliothèque de Carlone.
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Ah super, j’irai voir ça !
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