Archives pour la catégorie Un poète contemporain

Bac ES/S 2019 : la poésie à l’honneur

Les épreuves du Baccalauréat ont lieu cette semaine. Si les médias ont, comme de coutume, beaucoup parlé de l’épreuve inaugurale de philosophie, je voudrais, quant à moi, évoquer le sujet de français. Cette année, la poésie a été à l’honneur pour les élèves de Première des sections ES et S. À l’heure où une pétition circule qui juge cette épreuve trop difficile, je voudrais vous donner mon propre point de vue.

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Béatrice Bonhomme primée

Je viens d’apprendre que Béatrice Bonhomme se verra décerner le Prix Vénus Khoury-Ghata le mercredi 26 juin prochain. La cérémonie aura lieu à la Maison de la Poésie de Paris à 18 h 30. L’entrée est libre.

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Béatrice Bonhomme, Marges, 2002 :

« Cette fois, je t’ai vu totalement et pour toujours, j’ai vu ton âme en plein, et dans ce regard nous avons tout échangé, tu étais là dans l’intemporel, tu avais traversé le temps et tu me revenais de si loin que je t’ai reconnu, et j’ai pris ta main, désormais nous avions dépassé le temps, dans ton regard j’ai tout traversé, j’ai pris ta main, c’était devant le même lycée, vingt ans après, tu étais le même, dans l’absolu, et notre amour, notre pauvre amour, ce grand amour avait gagné. »

« Le poète ne cotise pas à la sécurité sociale »

Les poètes sont-ils maudits ? Sont-ils voués, depuis Platon, à demeurer des sortes de parias de la société ? Sont-ils des fainéants, des inutiles, des bons à rien ? Des cigales qui ne savent que chanter ? De tels clichés ont la vie dure… Et Daniel Biga, dans « Le poète ne cotise pas à la sécurité sociale », retourne le stigmate, assumant pleinement cette image pour en faire une force.

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Comme, de Robert Desnos

Desnos et Youki, By Menerbes (Archives Desnos) [Public domain], via Wikimedia Commons)

[…] Poème, je ne vous demande pas l’aumône,
Je vous la fais.
Poème, je ne vous demande pas l’heure qu’il est,
Je vous la donne.

Poème, je ne vous demande pas si vous allez bien,
Cela se devine.
Poème, poème, je vous demande un peu…
Je vous demande un peu d’or pour être heureux avec celle que j’aime.

Robert Desnos, « Comme », Fortunes, 1942.

Charles Pennequin à Nice

Manifs, venue du président chinois… Samedi dernier, 23 mars 2019, les rues de Nice étaient presque vides. En revanche, l’auditorium de la Bibliothèque Nucéra était, lui, bien rempli. En effet, le public niçois n’a pas manqué l’occasion d’entendre la lecture-performance de Charles Pennequin.

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Un autre Desnos

Quel élève n’a jamais entendu parler de la fameuse fourmi de dix-huit mètres de Robert Desnos ? Mais oui, celle qui traîne un char plein de pingouins et de canards ! Cette comptine est fort savoureuse, mais elle risque de laisser croire que le poète n’a écrit que des poèmes pour enfants. Rien n’est moins exact. Je voudrais donc aujourd’hui vous présenter un autre Desnos.

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« Domaine public » de Jean-Michel Maulpoix

Je voudrais aujourd’hui vous présenter Domaine public, recueil paru en 1998 aux éditions du Mercure de France, qui est assez singulier dans l’œuvre de Jean-Michel Maulpoix. J’espère ainsi contribuer à faire mieux connaître ce grand poète auquel j’ai consacré ma thèse de doctorat.

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« Lucrèce le savait » d’Yves Bonnefoy

Une vidéo publiée en novembre 2018 sur YouTube permet de lire en musique l’un des poèmes de Début et fin de la neige, magnifique recueil publié au début des années quatre-vingt-dix par Yves Bonnefoy. Si je suis tombé sur cette vidéo, c’est que sa description (vous savez, les quelques lignes de texte sous la vidéo) renvoie à l’un de mes articles sur Bonnefoy. Alors, pour remercier le youtubeur, je me permets à mon tour de citer cette vidéo…

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A Marie-Claire Bancquart

Je viens d’apprendre le récent décès de la poète Marie-Claire Bancquart. Je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises de son œuvre que j’aime beaucoup. Je l’ai rencontrée à l’occasion du colloque de Cerisy-la-Salle qui lui était consacré en septembre 2011. Je voudrais aujourd’hui présenter son œuvre en guise d’hommage.

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« Toute la place est pour la beauté »

Comme je l’ai déjà indiqué, le Printemps des Poètes qui approche à grands pas aura cette année pour thème « la Beauté ». Il s’agit là d’un thème particulièrement fécond pour la poésie. Je suis presque sûr qu’une citation de René Char sera maintes fois proférée au cours de ces quelques journées…

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Prêts pour les Journées Poët Poët ?

Elles se tiennent chaque année dans les Alpes-Maritimes au mois de mars, dans la période du Printemps des Poètes : les Journées Poët Poët sont organisées par la compagnie « Une petite voix m’a dit ». J’ai eu la chance d’assister à plusieurs éditions de cette manifestation, toujours d’une grande qualité, et je compte bien continuer cette année. Aujourd’hui, j’ai interrogé Sabine Venaruzzo qui nous en dit un peu plus.

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Je découvre Marcelin Pleynet

Disons-le tout net : je ne connais presque rien de la poésie de Marcelin Pleynet. Je n’ai lu de lui qu’un seul livre, Premières poésies (Cadex éditions, Montpellier, 1987). Pourquoi alors un article sur ce poète ? Parce que j’ai à cœur de présenter progressivement les différentes facettes de la poésie française contemporaine, et que je n’ai pour l’instant que très peu parlé de la poésie, disons, « textualiste ». Parce que, en parcourant les rayonnages de la bibliothèque municipale, j’ai été attiré par ce nom, revenu plusieurs fois dans mes lectures. D’où le titre très humble de cet article : je vous livre ici des impressions de lecture, avec tout ce que cela implique de subjectif.

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Dans la cuisine de Guy Goffette

Je voudrais consacrer mon article du jour à un grand poète que je n’avais pas encore évoqué dans les colonnes de ce blog, alors qu’il est incontestablement l’une des grandes voix du lyrisme français contemporain. Il n’était que trop temps que je répare cette injustice. Je vous invite donc aujourd’hui à visiter la cuisine de Guy Goffette

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Transmettre les voix éclatées de la Grande Guerre

Il n’aura échappé à personne que nous avons commémoré cette semaine le centenaire de l’armistice de 1918. Il y a cent ans, en effet, prenait fin une guerre d’un caractère inédit, par sa durée, par son ampleur, par son nombre de morts, par son caractère particulièrement inhumain. Elle a laissé de nombreuses cicatrices dans l’âme de l’humanité, dont certaines, cent ans après, sont encore bien visibles. Pour porter cette mémoire dans notre vingt-et-unième siècle, il fallait un poème. Et Patrick Quillier l’a composé.

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La salle Gaveau accueillera le Salon des poètes

Le chef d’orchestre Hugues Reiner m’a contacté, il y a quelques jours, afin de me faire part de son projet :  il a réservé, pour le 2 décembre prochain, la prestigieuse salle Gaveau, à Paris, pour y faire venir, non pas seulement des musiciens comme il en a l’habitude, mais aussi des poètes.

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En ce temps là la guerre était en terre
l'europe dilacérée labourait
ses plaines pour planter des boisseaux d'hommes
malheureux tous ces morts tels des épis
cueillis trop verts malheureux tous ces morts
aux moissons innommables de l'histoire
malheureux tous ces morts pour six arpents
de terre malheureux tous ces morts pour
satisfaire morgue et cupidité

Patrick Quillier, Voix éclatées (de 14 à 18), Gardonne, éditions Fédérop, 2018, p. 13.

Chanter les possibles

Marc Alexandre Oho Bambe n’est pas un poète comme les autres. Sa poésie se déclame plus qu’elle ne se lit. Ses livres ne sont que la trace écrite d’une performance avant tout orale. Et c’est avec sa voix en tête que j’ai lu Le Chant des possibles, paru en 2017 aux éditions de La Cheminante.

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