bonheur d’être
se reposer en paix
dans un transport en commun
Daniel Biga, Le sentier qui serpente, Tarabuste, 2015, p. 13.
bonheur d’être
se reposer en paix
dans un transport en commun
Daniel Biga, Le sentier qui serpente, Tarabuste, 2015, p. 13.
Je viens d’apprendre que la poète Béatrice Bonhomme, professeur à l’Université de Nice, fondatrice de la revue Nu(e) et auteur de recueils poétiques, nouvelles, essais et d’une pièce de théâtre, lira quelques-uns de ses poèmes au Théâtre Garibaldi, au Consulat d’Italie, le vendredi 6 avril à 18 h. Cette manifestation, organisée par Giampiero Scafoglio, permettra d’entendre la poésie de Béatrice Bonhomme à la fois en français et dans une traduction italienne.
Change de regard : ce que tu prenais pour poussière et cendre
est un brillant, inaltérable et lumineux flocon de neige.
Gabriel Grossi, texte personnel, vers 2011.
C’est un roman très agréable à lire que L’amie prodigieuse, premier tome d’une saga qui, à terme, en comptera quatre, paru en 2014 aux éditions Gallimard dans une traduction de l’italien par Elsa Damien. Nous voici transportés dans l’Italie des années cinquante, dans un faubourg populaire de Naples, tel qu’il est perçu par une petite fille et sa meilleure amie.
« Je ne suis qu’un frimeur en prose. »
Yves Charnet, Nu(e) n° 40, 2009, p. 12.
Hier soir, des clameurs inhabituelles ont résonné dans l’enceinte de l’éco-musée de La Gaude. À l’heure où, d’ordinaire, ce beau bâtiment orné d’une coupole de verre est plongé dans la nuit, toutes les pièces de ce centre-culturel étaient éclairées d’ardentes lueurs. Et pour cause ! La poésie s’était en effet invitée pour la soirée. Pour célébrer comme il se doit le printemps des poètes.
Continuer à lire La poésie s’enflamme sous la coupole gaudoise
Je vous racontais dans un billet précédent avoir participé à une soirée poétique à la Cave Romagnan, à Nice, où, dans le cadre du Printemps des Poètes, était organisée une scène ouverte de slam-poésie. Les journalistes de France 3 étaient également présents. Voici ce qu’ils ont retenu de cette soirée.
Les manifestations du Printemps des Poètes continuent ! Lundi 12 mars, la poète Valérie Rouzeau, marraine des journées Poët Poët, dialoguait avec ses auditeurs dans le cadre d’une table ronde organisée dans les locaux du Centre Transdisciplinaire d’Épistémologie de la Littérature et des arts vivants (C.T.E.L.), à l’invitation de Béatrice Bonhomme, Sandrine Montin et Sabine Venaruzzo.
« La pluie bat l’odeur de la terre
Et enfle son poison rouillé
De feuille morte
Un peu gluante
Abandonnée. »
Béatrice Bonhomme, La Maison abandonnée, Melis, Colomars, 2006, p. 51.
Les manifestations du Printemps des Poètes continuent… Aujourd’hui, à Nice, à la Bibliothèque Nucéra, Valérie Rouzeau nous a offert une lecture de ses plus récents poèmes, accompagnée au trombone à coulisses par Christiane Bopp.
Le très intéressant blog Textualités a récemment publié un article sur Georges Perec, qui nous donne à voir une autre image de ce « magicien des contraintes ». En effet, il a également écrit un poème non-contraint, que le billet donne à lire dans son intégralité. Bref, je vous recommande d’y faire un tour !
Georges Perec est connu et reconnu comme LE magicien des contraintes : il fonde son œuvre sur les contraintes formelles (comme le lipogramme ou les monovocalismes), littéraires, mathématiques et même spatio-temporelles (comme dans Les Lieux) variant les formules, systèmes et autres manières élaborées de façonner un texte. Nous sommes souvent revenus ici sur les tours de […]
via Avez-vous déjà lu… un poème non-contraint de Georges Perec ? — TEXTUALITÉS
Quoi ? C’est déjà le printemps ? Mais oui : le Printemps des Poètes ! Les « Journées Poët Poët » organisées chaque année dans les Alpes-Maritimes ont commencé hier soir à la Cave Romagnan. Chaque premier mercredi du mois, cette cave à vins organise une soirée de slam-poésie. C’est l’occasion pour les poètes débutants ou confirmés de se confronter à un public et de faire sonner leurs textes à haute voix.
Continuer à lire Le Printemps des Poètes a commencé à la cave Romagnan
L’audace dans l’innovation formelle n’est en rien une spécificité du vingtième siècle surréaliste ou oulipien. On peut penser aux Grands Rhétoriqueurs qui, au XVe siècle, firent preuve d’une grande virtuosité. Plus près de nous, je voudrais vous parler aujourd’hui de Verlaine, dont on loue plus souvent la musicalité et la douceur que la virtuosité. Il a pourtant eu l’audace d’écrire, entre autres choses, un sonnet phonétique, et, donc, un sonnet inversé. Celui-ci s’intitule « Résignation » et il fait partie des Poèmes saturniens.
Continuer à lire « Résignation » : le sonnet inversé de Verlaine
Le slam est une pratique poétique plutôt récente, puisqu’il serait né en 1987 à Chicago, dans un quartier défavorisé où une troupe de poètes décide de tenir une scène ouverte à tous. L’idée du poète Marc Smith était de démocratiser la poésie. Selon le magazine Auféminin, le mot « slam » viendrait d’un mot anglais signifiant « claquer la porte », à moins qu’il ne s’agisse d’une déformation de « chelem » au sens de « tournoi de poésie ». Je ne suis pas du tout spécialiste de slam, mais comme je vais participer à une scène ouverte de slam mercredi soir, je me suis un peu renseigné. Voici ce que j’ai trouvé.
Le nom de Robert Desnos est bien connu du grand public, tant nombreux furent ceux qui, sur les bancs de l’école, apprirent ses vers par cœur. Tout le monde, ou presque, a entendu parler de sa « fourmi de dix-huit mètres, avec un chapeau sur la tête ». En revanche, bien moins nombreux sont ceux qui se sont aventurés au-delà. Or, la poésie de Robert Desnos n’est pas réservée aux enfants, tant s’en faut ! Aujourd’hui, je vous présente un poème assez célèbre, intitulé « Un jour qu’il faisait nuit », paru dans le recueil Corps et Biens en 1930.
Continuer à lire « Un jour qu’il faisait nuit » de Robert Desnos
Comme je l’avais indiqué dans un précédent billet, les manifestations du Printemps des Poètes commencent cette semaine ! Et, pour commencer, je me rendrai après-demain soir, mercredi 7 mars 2018, 19 h, à la Cave Romagnan, à Nice, pour une soirée slam. J’y lirai sans doute quelques uns de mes textes… Si vous êtes dans le coin, sachez que l’entrée est libre et gratuite !
Parmi les nombreux thèmes et motifs qui parcourent la poésie contemporaine, il en est un qui, au premier abord, passe peut-être un peu inaperçu, mais qui se retrouve, de loin en loin, dans un nombre important de recueils, et qui constitue même l’objet central de plusieurs ouvrages : il s’agit du motif de la neige…
Je viens de lire un article écrit par Jean-Paul Brighelli et « Jennifer Cagole » paru en septembre 2017 sur le site Causeur. Cet article traite d’un sujet qui me tient à cœur : l’enseignement de la littérature et de la langue françaises. La thèse des auteurs peut se résumer en une phrase : les tendances actuelles de l’enseignement seraient toutes absolument mauvaises. Je trouve ce point de vue exagérément caricatural, et je voudrais ici apporter quelques nuances.
(Texte personnel)

Elle sera la marraine des journées « Poët Poët », la semaine prochaine, dans les Alpes Maritimes. Vous pourrez la rencontrer notamment à Nice, à la Gaude, à Saorge… C’est l’occasion de nous intéresser de plus près à sa poésie.