Jean-Michel Maulpoix :
« Il reste tout là-haut de vieilles neiges perchées que l’on dit éternelles. Elles font briller les sommets de la montagne comme des pâtisseries recouvertes de sucre glace. Tard, elles restent allumées le soir, quand la vallée est déjà plongée depuis longtemps dans la pénombre. Il se pourrait qu’y veille un dieu chagrin et insomniaque dont cette lueur blanche éclaire le grimoire en qui il va chercher l’oubli des laideurs d’en bas. »
Jean-Michel Maulpoix, Pas sur la neige,
Paris, Mercure de France, 2004, p. 96.
Je me permets de vous signaler cet article du blog « BuencaRmino » selon lequel une tendance de la littérature du XXIe siècle serait de « reprendre pied dans le monde ». Il s’agit d’une note de lecture de Réparer le monde, la littérature française au XXIe siècle, par Alexandre Gefen (Corti). Une réflexion stimulante.
Au hasard de mes pérégrinations sur les réseaux, j’ai découvert
