« La poésie n’est pas une solution.
Aucune solution n’est une poésie. »
Serge Pey, Nous sommes cernés par les cibles,
CD audio, Éditions du Tilleul / Labeluz, 2002.
Voir ici la vidéo d’une performance de Serge Pey à La Gaude.
« La poésie n’est pas une solution.
Aucune solution n’est une poésie. »
Serge Pey, Nous sommes cernés par les cibles,
CD audio, Éditions du Tilleul / Labeluz, 2002.
Voir ici la vidéo d’une performance de Serge Pey à La Gaude.
Marie-Claire Bancquart est une voix importante de la poésie contemporaine, à laquelle j’ai déjà consacré plusieurs billets de ce blog. Mais elle n’est pas seulement une voix, elle est aussi un cri…
« Ah ! quel beau matin, que ce matin des étrennes !
Chacun, pendant la nuit, avait rêvé des siennes »
Arthur Rimbaud, « Les étrennes des orphelins », Poésies (1870),
d’après l’édition Vanier, 1895.
Voir sur Wikisource le texte complet.

Jean-Michel Maulpoix, Journal d’un enfant sage,
Paris, Mercure de France, 2010, p. 76.
Je voudrais vous parler aujourd’hui des débuts de romans. Les tout débuts. Je n’entends pas par là ce que l’on appelle, un peu pompeusement il est vrai, l’incipit, mais beaucoup plus court que cela, à savoir la toute première phrase. Ces premiers mots par lesquels s’ouvre le récit, et qui nous font entrer dans l’univers du roman.
Continuer à lire Les débuts de romans
Surtout connue pour avoir été l’amante de Flaubert et de Musset, Louise Colet était aussi une écrivaine renommée. Dans L’Italie des Italiens, elle décrit notamment son arrivée et son séjour à Nice, ville italienne récemment passée sous administration française. Quel visage de la ville apporte-t-elle ?
Je suis tombé, il y a quelque temps, sur La Métaphysique des tubes, d’Amélie Nothomb. Je l’ai lu, et je l’ai trouvé agréable et sympathique.
Continuer à lire J’ai lu la « Métaphysique des tubes » d’A. Nothomb
Je vous proposais, il y a quelque temps, une petite suite d’énigmes grammaticales, qui a rencontré un certain succès. Il est temps d’en apporter la solution.
La revue Traversées s’intéresse aux aphorismes…
Un vocable savant pour quelque chose qui l’est beaucoup moins, l’aphorisme est essentiellement ludique.
Comme l’on s’en doute, cela vient du grec : « aphorismos » qui signifie définition.
Mais le sens a évolué : « courte maxime », nous dit le Larousse encyclopédique.
« Un énoncé autosuffisant » qui « peut être lu, compris, interprété sans faire appel à un autre texte », explicite Wilipédia qui propose « sentence » comme synonyme.
Bref, l’aphorisme est indispensable, puisqu’il ne sert à rien (ce qui, en soi, est déjà un aphorisme !)… sinon à relativiser, à vous divertir. Il a été pratiqué de tous temps. En particulier par les poètes et les philosophes. Plus près de nous, par un Prévert. Et chez nous, par les surréalistes : Louis Scutenaire dans ses Inscriptions, Achille Chavée dans ses Décoctions… Du cher Achille, «Chassez le naturel, il revient à vélo» ou «
Voir l’article original 74 mots de plus
« Et le beau corps de la chair
Un bleu interrompu de quelques tirets d’or
Ou son entracte parmi les aromates
Car la mer chante où un nageur s’épanche
La transparence et la rotonde
Sans nul appui devant la corde du silence
Et la péripétie s’isole
Quelque regard vacant se rappelle un baiser
Dans une tâche d’ombre ornée par le rivage
Quand le soleil parfait a dissipé l’émoi »
Gabrielle Althen, La raison aimante, Sud, Marseille, 1985, p. 19.
« Inventer une langue » : la formule est de Rimbaud, et certains semblent l’avoir prise littéralement. En effet, il existe sur Internet des communautés d’usagers qui se renseignent et partagent autour de la création d’idiomes imaginaires, dans la lignée notamment de Tolkien qui faisait parler les personnages du Seigneur des Anneaux dans leur propre langage. Petit tour d’horizon de ces « langues construites »…
Continuer à lire « Inventer une langue »
Il est une faute d’usage courante, qui consiste à écrire le verbe pallier avec un complément d’objet indirect, alors que ce verbe est transitif direct. Autrement dit, il convient d’écrire que l’on pallie un problème, et non que l’on pallie à un problème. Si vous tenez absolument à utiliser une construction indirecte, choisissez plutôt le verbe remédier, qui, lui, est bien transitif indirect.
Berceuse pour chaque jour
jusqu’au dernier« Nombreuses fois, nombre de fois,
L’homme s’endort, son corps l’éveille ;
Puis une fois, rien qu’une fois,
L’homme s’endort et perd son corps. »
René Char, La bibliothèque est en feu et autres poèmes,
dans Œuvres complètes, Paris, Gallimard, Bibl. de la Pléiade, 1983-2004, p. 387.
Depuis que je me suis lancé dans l’écriture de ce blog, j’ai eu l’occasion de découvrir d’autres blogs également consacrés à la littérature. Voici une petite sélection.
La langue française a ses subtilités qui font toute sa saveur. Au-delà de la grammaire scolaire, qui parfois simplifie les choses, les recherches des grammairiens montrent qu’une pluralité d’interprétations est parfois possible dans l’analyse d’une phrase ou d’un énoncé. Voici quelques énigmes…
Je vous proposais, il y a quelques jours, de jouer à retrouver le poème qui se cachait derrière la liste alphabétique de ses mots. Cela n’était pas forcément très facile, même si le texte choisi était l’un des plus célèbres poèmes du XIX° siècle. Il s’agissait en effet du prologue de la Saison en Enfer d’Arthur Rimbaud…
Plusieurs fois par an, le château de Mouans-Sartoux résonne de voix poétiques. Une centaine environ de convives se réunissent, dans une ambiance chaleureuse, autour d’un poète invité, accompagné de musiciens. Vendredi soir, 20 novembre, c’était le poète Daniel Biga qui était l’invité de Pierre-Jean Blazy et de son association, les Mots d’Azur.
Continuer à lire Daniel Biga au château de Mouans-Sartoux
Ilias Yocaris, maître de conférences HDR à l’Université de Nice, prononcera la semaine prochaine une conférence sur Les Misérables de Victor Hugo, intitulée « Les deux barricades : complexité et objectivation des faits de style dans un extrait des Misérables ». Elle abordera l’épisode de la description parallèle de la barricade Saint-Antoine et de la barricade du faubourg du Temple, dans le chapitre V-1-1.
Continuer à lire Info : Une conférence sur Les Misérables
La poésie contemporaine est un continent aussi vaste qu’il est méconnu. Rarement placé à la lumière des projecteurs médiatiques, il demeure en retrait de l’actualité, fût-elle littéraire. Il s’agit pourtant d’un monde bien vivant, rythmé par des dizaines de publications annuelles, qui connaît un succès à son échelle, et qui mériterait d’être davantage connu. Pour vous aider à vous y repérer, je vous propose quelques (modestes) jalons.
Continuer à lire Comment se repérer dans la poésie contemporaine ?
Je vous propose aujourd’hui un petit jeu. Vous trouverez ci-dessous un poème très célèbre. Mais voilà ! Il est passé à la moulinette du logiciel « Iramuteq« . Du coup, les mots grammaticaux ont disparu, et les autres ont été rangés dans l’ordre alphabétique sous leur forme canonique (masculin singulier pour les noms et adjectifs, infinitif pour les verbes). Saurez-vous, malgré tout, reconnaître ce poème ? C’est à vous de jouer ! Réponse dans une semaine !