Archives du mot-clé Gabriel Grossi

Ma thèse de doctorat en quelques mots

Il y a dix ans, le 15 janvier 2015, je soutenais ma thèse de doctorat devant un jury de spécialistes venus de différentes universités françaises. C’était l’aboutissement de plusieurs années de recherches, incarnées dans deux volumes formant un ensemble de près de mille pages. Une passionnante aventure personnelle dans l’œuvre d’un des plus grands poètes de notre temps : Jean-Michel Maulpoix.

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Enfance effacée : poème

La poésie ne peut se taire face à l’injustice. Il y en a une, particulièrement intolérable, parce qu’elle concerne des enfants. Des enfants innocents, qui n’ont rien à se reprocher, sinon de se découvrir différents. Des jeunes rejetés par leurs familles, mis à la porte, et niés jusqu’à leur existence même. Cette situation terrible m’a inspiré un poème, paru dans mon recueil Du Néon aux Etoiles.

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Soirée « Du Néon aux étoiles » à Nice

Marquez vos calendriers ! Le jeudi 12 décembre à 19 h, je vous invite à me rejoindre au Bistrot Poète, au cœur de Nice, pour une soirée dédiée à la poésie, à la communauté LGBT+, et à l’espoir.

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Parution de mon recueil « Du Néon aux Étoiles »

Deux ans après Concordance en 2022, mon deuxième recueil paraît aujourd’hui. Il s’intitule Du Néon aux étoiles. Il est centré sur une dimension de mon existence qui est devenue essentielle, après avoir été très un temps refoulée, à savoir mon homosexualité. Pour autant, son sujet principal n’est pas ma petite personne, loin de là. Ce livre entend s’adresser à tout le monde, et explorer en poésie les multiples facettes de la vie gaie, rassemblées en un parcours Du Néon aux étoiles… Alors, aujourd’hui, je vous présente ce nouveau livre !

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L’anthologie serbo-niçoise présentée demain à Nice

Demain soir, à Nice, le Bistrot Poète accueillera un événement littéraire aussi singulier qu’enthousiasmant, dans le cadre de l’association « Embarquement poétique » : la présentation d’une anthologie poétique serbo-niçoise, intitulée Nouveau pont de l’esprit. Ce projet original réunit vingt poètes niçois et vingt poètes novosadiens, offrant un dialogue inédit entre les vers et les voix des poètes de ces deux villes jumelées, entre Méditerranée et Danube. Une soirée qui promet d’être riche en émotions et en découvertes. Venez nombreux !

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Concordance : vos ressentis sur mon recueil

Cela va faire bientôt deux ans que mon premier recueil, Concordance, est paru. Je voudrais recenser ici les merveilleux messages que j’ai reçus depuis sa parution, et qui vous donneront peut-être envie de le lire. Je vous rappelle que vous pouvez le commander très facilement sur Amazon.

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Grabuge n°2 : la Hargne

Ça va faire du bruit. Ce sera sauvage et libre. La poésie, ce soir, est une lionne, une panthère, une fauve. Ce soir, la poésie va sortir du petit sillon bien ordonné des vers. Le poème va rugir la vie. Le poème halète, il glapit, il hurle. Avec hargne.

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Qu’est-ce qu’un doctorat en littérature ?

Dans le langage courant, on assimile fréquemment le docteur et le médecin. Pourtant, le diplôme du doctorat existe dans toutes les disciplines universitaires, y compris, bien entendu, dans le domaine des lettres.

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Ecole : enseigner le futur

Après mes articles sur « Enseigner le présent », « Enseigner le passé composé » et « Enseigner le passé simple », voici aujourd’hui un article sur la conjugaison au futur. Ce tiroir verbal n’est pas très difficile, dans la mesure où ses terminaisons sont remarquablement stables pour les trois groupes, mais il présente malgré tout des difficultés en raison de variations de radical…

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Quatre histoires qui se ressemblent trop

Cette suite de poèmes dénonce la multiplication des guet-apens homophobes qui ont eu lieu ces derniers jours. En l’espace de seulement quelques jours, la presse a rapporté plusieurs histoires tristement semblables, d’une violence insupportable. Ces poèmes sont là pour le rappeler. Ils s’inscriront au sein de mon prochain recueil.

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La revue Nu(e) consacre un dossier à mon recueil

Je dois vous faire part aujourd’hui d’une immense joie. Le quatre-vingt-quatrième numéro de la revue Nu(e) vient de paraître, et je fais partie des quatre poètes qui y sont présentés, avec Françoise Delorme, Patrick Quillier et Marie Joqueviel. Je vous parlerai prochainement de ces trois poètes que je connais tous plus ou moins, dont je possède certains recueils et que j’apprécie beaucoup. Il faudra que je prenne le temps de lire attentivement leurs dossiers respectifs, mais je voulais dès aujourd’hui vous dire ma joie et mon bonheur.

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La porte bleue

C’est une porte de bois, d’un beau bleu roi, ornée de métal, une porte à l’ancienne avec son gros heurtoir noir. N’ouvrant sur rien, sinon le vide, surplombant la mer et l’horizon infini. Une porte impossible à franchir, sauf à tomber de plus de deux mètres avant d’atteindre les galets. Simplement offerte à l’imaginaire, invitant à la rêverie. N’ouvrant sur rien, ne fermant pas davantage, mais donnant envie, par sa présence même, de la franchir. À quelle autre dimension accéderait celui qui en aurait la clef ? Car c’est bien cela qu’elle suggère. Il n’est pas de promeneur qui n’ait imaginé un monde derrière cette porte. Chacun a rêvé son univers, sa conception personnelle du paradis, son idée particulière du bonheur. Cette porte nous interroge : que voudrions-nous trouver derrière ? Que désirons-nous vraiment ? De quoi avons-nous besoin pour être heureux ? Quelle forme donnerions-nous au manque qui nous constitue ? Cette porte n’est pas magique, elle n’en a pas besoin, puisqu’il suffit qu’elle soit là pour que nous nous posions les bonnes questions. Elle nous rappelle à l’infini de l’horizon, comme un doigt pointé sur l’énigme. Bien vite, le promeneur reprend sa marche, retrouvant le fil de ses préoccupations quotidiennes, sa liste de tâches et d’obligations toutes plus urgentes les unes que les autres, ayant tôt fait d’oublier la porte bleue. Peut-être aura-t-elle malgré tout fait germer l’idée d’autre chose, d’un plus grand bonheur à trouver.

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Lectures parmi les livres à la librairie Masséna

Hier soir, la librairie Masséna, à Nice, a accueilli une rencontre poétique entre deux des poètes invités du Festival Poët Poët, Katerina Apostolopoulou et David Giannoni, que j’ai eu l’honneur et le plaisir d’animer. Cette soirée a été l’occasion d’un échange émouvant entre deux poètes d’horizons différents mais liés par la passion commune des mots, où ils ont partagé leurs visions lors d’une interview suivie d’une lecture croisée. Cet échange a traversé les frontières géographiques et culturelles, offrant aux spectateurs une expérience singulière où les langues se sont mêlées, ouvrant une fenêtre sur le monde intime de chaque poète, tout en renvoyant chacun à des questions universelles.

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Instants suspendus au monastère de Saorge

Un ancien couvent franciscain du XVIIe siècle, en bordure du village de Saorge, domine la vallée de la Bendola, affluent de la Roya. C’est dans ce lieu privilégié que se sont poursuivies les Journées Poët Poët, avec nos poètes David Giannoni, Katerina Apostolopoulou et Eve-Line Berthod, accompagnés par un formidable duo d’acrobates circassiennes.

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Ce siècle

Ce poème fait suite à « Être humain » et à « Aire » qui sont sur le même thème, à savoir l’anachronisme d’un siècle prétendument moderne, et le désarroi généralisé de notre époque. Le premier m’est venu en lisant et en côtoyant Laurence Vielle lors d’un précédent festival Poët Poët. Le second est assez nettement inspiré par Apollinaire. On reconnaîtra aisément que ce troisième poème s’est nourri de la lecture de Claude Ber, avec la reprise d’un procédé (la répétition), mais une finalité différente. Ces trois poèmes formeront une manière de triptyque. J’espère que vous aimerez ce poème !

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Le Vivant, le Mourant

Annonce de publication

Il y a quelque mois, j’ai été invité par Béatrice Bonhomme à participer à un ouvrage collectif, qu’elle codirige avec Jean-Pierre Triffaux et Françoise Salvan-Renucci, sur le thème « Le Vivant — le Mourant ». Ces deux notions, à la fois opposées et complémentaires, sont sans doute très intéressantes pour penser bien des aspects de la littérature et des arts vivants.

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