Je dois vous faire part aujourd’hui d’une immense joie. Le quatre-vingt-quatrième numéro de la revue Nu(e) vient de paraître, et je fais partie des quatre poètes qui y sont présentés, avec Françoise Delorme, Patrick Quillier et Marie Joqueviel. Je vous parlerai prochainement de ces trois poètes que je connais tous plus ou moins, dont je possède certains recueils et que j’apprécie beaucoup. Il faudra que je prenne le temps de lire attentivement leurs dossiers respectifs, mais je voulais dès aujourd’hui vous dire ma joie et mon bonheur.
Je voudrais tout d’abord remercier Béatrice Bonhomme pour l’immense honneur qu’elle me fait en choisissant de consacrer un dossier à Concordance, mon recueil paru en novembre 2022, dans la revue Nu(e), qui est une revue que je lis assidûment depuis que je l’ai découverte, c’est-à-dire depuis 17 ans.
Qu’est-ce que la revue Nu(e) ?
La revue Nu(e) est une très belle revue de poésie contemporaine, qui existe depuis trente ans, et qui est incontournable dans le paysage poétique contemporain. Son titre en résume l’esprit : un goût de l’épure, un refus de toute ornementation superflue, au profit d’une nudité qui n’est pas ostentatoire, d’une authenticité placée au service de la poésie elle-même.

Fondée en 1994 par Béatrice Bonhomme et Hervé Bosio, la revue Nu(e) a d’abord été imprimée sur papier glacé, sous une couverture colorée, sobre et unie dessinée par la plasticienne Sonia Guerin. La couverture des premiers numéros était d’un beau bleu d’encre. Les suivants ont diversifié le nuancier. Une couleur différente pour chaque numéro.
Après soixante-cinq numéros papier, dont les sommaires et la présentation sont accessibles sur le site revue-nue.org, la revue Nu(e) a trouvé une deuxième vie en ligne, désormais hébergée par le site Poezibao tenu par Florence Trocmé. Avec le temps, le site lui-même a évolué et changé d’adresse. Vous trouverez donc les premiers numéros numériques sur Poezibao avec un Z, du numéro 66 au numéro 78. Les numéros les plus récents sont sur Poesibao avec un S, à partir de 2023.
Les numéros sont diffusés au format PDF et conservent ainsi la même mise en page que la revue papier.
Depuis trente ans, la revue Nu(e) a su consolider sa réputation et s’est imposée comme une référence dans le paysage littéraire et artistique d’aujourd’hui. Chaque numéro de la revue est dédié à un poète contemporain, offrant ainsi une plongée approfondie dans l’univers créatif d’un artiste émergent ou établi. Il s’ouvre par un entretien, présente des inédits du poète, mais aussi des articles critiques et des interventions plastiques.
Ce dialogue entre poésie et arts plastiques fait l’originalité de cette revue et explique d’ailleurs le choix du papier glacé. Une approche qui permet non seulement de mettre en lumière la diversité et la richesse de la poésie contemporaine, mais aussi d’établir un dialogue fécond entre les différentes formes d’expression artistique, rappelant que, pour Michel Deguy, « la poésie n’est pas seule ».
Trente ans au service de la poésie
Depuis 1994, en 84 numéros, la revue Nu(e) a présenté un grand nombre de poètes contemporains. Refusant tout esprit de chapelle, elle veut lutter contre toute forme de sectarisme et se montrer résolument ouverte à la diversité des écritures contemporaines. Elle a notamment consacré des numéros à Yves Bonnefoy, Anne-Marie Albiach, Jean-Yves Masson, Yves Charnet, Valérie Rouzeau, Michèle Finck, Jean-Michel Maulpoix, Salah Stétié, Guy Goffette, Henri Meschonnic, Marie-Claire Bancquart, Lorand Gaspar, Jean-Pierre Lemaire, Jean-Marie Gleize, Esther Tellermann, Jacques Darras, Sylvestre Clancier, Bernard Noël, Antoine Émaz, Heather Dohollau, Pierre Chappuis…
Ces derniers temps, Nu(e) a entrepris un projet ambitieux en consacrant cinq numéros spéciaux aux écritures féminines. Ces publications ont permis d’offrir une grande visibilité à une multitude de femmes poètes, mettant en lumière leurs voix et leurs contributions à la scène littéraire contemporaine. Chaque numéro était composé de poèmes, d’études critiques, d’entretiens et d’interventions plastiques, offrant ainsi une exploration approfondie et multidimensionnelle de la poésie féminine. Comme je le disais dans un précédent article, ce projet, loin de tout militantisme, a été conçu dans un esprit d’équité et de reconnaissance, visant à réparer une injustice qui perdure depuis des siècles : la sous-représentation des femmes dans le domaine de la poésie. J’ai eu l’honneur et le plaisir d’y apporter ma très modeste contribution en rédigeant un article critique sur la poésie de Michèle Finck.
Le numéro 84
Et donc, un quatre-vingt-quatrième numéro vient de paraître cette semaine, qui est un peu différent des autres puisqu’il est consacré, non pas à un, mais à quatre poètes contemporains, Françoise Delorme, Patrick Quillier, Marie Joqueviel et Gabriel Grossi. La couverture (virtuelle) de ce numéro arbore donc, non pas une, mais quatre couleurs, dans un beau dégradé qui évoque l’arc-en-ciel.

Chaque dossier comprend un entretien, une étude critique, une bio-bibliographie et un choix de textes inédits.
Je suis enchanté — et extrêmement honoré — de figurer aux côtés de ces trois grands poètes, que j’apprécie beaucoup et que j’ai déjà eu l’occasion de rencontrer. Je les présenterai dans de prochains articles, afin que vous puissiez découvrir leurs univers respectifs.
Vous trouverez donc, dans le dossier qui m’est consacré, un entretien avec Cyrielle Létang, dans lequel je reviens notamment sur la genèse de Concordance et annonce plusieurs projets à venir, une très belle étude critique de Béatrice Bonhomme, une suite de poèmes inédits, qui n’ont jamais été publiés ailleurs que sur mon blog, et une présentation bio-bibliographique.
Je remercie infiniment Béatrice Bonhomme pour l’intérêt qu’elle a porté à mon recueil, pour sa belle étude critique, et plus largement pour toutes ces années de partage et d’étude, animés par une même passion pour la poésie. Je n’oublie pas de remercier Cyrielle Létang pour l’entretien, Ariel Tonello pour la photo prise à « Rauba Capéu » lors des Journées Poët Poët 2024, et Danielle Pastor pour l’énorme travail de mise en pages qu’elle a effectué.
Je vous invite donc à parcourir ce dossier que vous trouverez, je le rappelle, dans le 84e numéro de la revue Nu(e), hébergé par le site Poesibao.
Je vous rappelle également que vous pouvez aisément vous procurer Concordance, en le commandant en ligne, et vous le recevrez directement chez vous, où que vous vous trouviez sur la planète. Le livre sera imprimé à la demande dans l’imprimerie partenaire la plus proche de votre domicile.


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Bravo 🙂
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Merci beaucoup !
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À lire pour tout savoir sur Gabriel Grossi, poète qui a plus d’une corde à son arc.
« Ça veut sortir » : Eh oui, la poésie c’est comme ça.
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Merci beaucoup !
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À sa lyre eût été mieux approprié…
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😉
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Bravo ! 🙏
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Merci !
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Félicitations !!
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Merci beaucoup !
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Très intéressant l’article te concernant. J’aime bien la question introductive :
« Il y a si peu de gens qui s’intéressent à la poésie, que
j’ai envie de commencer par demander comment tu es venu à la poésie. » (très fort !) je trouve important que l’université s’intéresse à la poésie auto-éditée trop souvent ignorée voire méprisée.
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Merci beaucoup Pascal !
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