Archives du mot-clé homophobie

Nous les tapettes

Hier, samedi 12 juillet 2025, a eu lieu la Pink Parade de Nice, une gigantesque marche des fiertés rassemblant des milliers de personnes, afin d’affirmer haut et fort les valeurs humanistes et inclusives de la communauté LGBTQIA+, menacées en France et dans le monde par une hausse significative de l’homophobie.

Continuer à lire Nous les tapettes

Enfance effacée : poème

La poésie ne peut se taire face à l’injustice. Il y en a une, particulièrement intolérable, parce qu’elle concerne des enfants. Des enfants innocents, qui n’ont rien à se reprocher, sinon de se découvrir différents. Des jeunes rejetés par leurs familles, mis à la porte, et niés jusqu’à leur existence même. Cette situation terrible m’a inspiré un poème, paru dans mon recueil Du Néon aux Etoiles.

Continuer à lire Enfance effacée : poème

Quatre histoires qui se ressemblent trop

Cette suite de poèmes dénonce la multiplication des guet-apens homophobes qui ont eu lieu ces derniers jours. En l’espace de seulement quelques jours, la presse a rapporté plusieurs histoires tristement semblables, d’une violence insupportable. Ces poèmes sont là pour le rappeler. Ils s’inscriront au sein de mon prochain recueil.

Continuer à lire Quatre histoires qui se ressemblent trop

Que faire à l’école contre l’homophobie ?

La presse en a abondamment parlé : début janvier, dans les Vosges, le petit Lucas, 13 ans, s’est donné la mort, probablement à force d’être moqué pour son homosexualité. Ce fait, particulièrement grave, s’accompagne d’une multitude d’autres, moins tragiques et donc moins médiatisés, mais malgré tout préoccupants. Cela doit nous amener à réfléchir sur ce qu’il est possible de faire à l’école pour prévenir ce genre de drame. L’Éducation Nationale s’est emparée de la question.

Continuer à lire Que faire à l’école contre l’homophobie ?

Laurence Vielle lit mon poème à la radio belge

C’est un immense honneur que me fait l’amie Laurence Vielle, marraine du Festival Poët Poët 2022 et autrice de nombreux recueils de poésie, en lisant l’un de mes poèmes sur les ondes de la RTBF, la radio nationale publique belge. La vidéo de cette lecture est disponible sur Facebook.

Continuer à lire Laurence Vielle lit mon poème à la radio belge

Poème pour le 17 mai

Pour Lucas, 13 ans, poussé au suicide
À force de brimades, parce qu'il
Avait assumé aimer les hommes,

Pour Jefferson, violemment agressé
À la sortie d'une boîte de nuit,
Juste avant son mariage avec Pedro,

Pour Arturo, Adriano et Killian
Insultés, menacés et frappés
Sur le cours Saleya,

Pour Clément, agressé au taser
Électrique et frappé,
Au sortir d'une discothèque de Lyon,

Pour les deux femmes de Fontenay-sous-Bois
Rouées de coups parce qu'elles
Avaient osé s'embrasser sur un banc,

Pour ces deux toulousains, jetés au sol et
Violemment battus un dimanche matin,
Parce qu'ils se donnaient la main,

Pour ce couple d'hommes
Insultés et frappés
Dans le métro de Lyon,

Pour ces deux amoureux
Suivis par une dizaine de personnes,
Dans le tramway de Clermont-Ferrand,

Pour ces femmes, frappées
Par un alcoolique
Dans le RER parisien,

Pour le jeune Guinéen jeté au sol et frappé au visage
Par cinq hommes qui ne supportaient pas
La vue de son drapeau arc-en-ciel,

Pour tous ceux et celles
Qui ont été insultés, menacés,
Frappés du poing et du pied,

Pour celles et ceux
Que l'on regarde de travers
Pour une simple différence,

Pour tous ceux et celles
Abandonnés par
leurs familles,

Pour tous ces jeunes youtubers
Qui n'ont que vingt ans de moins que moi
Et qui parlent de leur différence

Avec une facilité, une liberté
Impressionnantes et inimaginables
Jusqu'à il y a quelques années,

Pour celles et ceux,
À qui il n'est rien arrivé
Mais qui ont peur,

Pour tous ceux et celles, contraints
De surveiller gestes et postures,
De sans cesse dissimuler qui ils sont,

J'écris ce poème pour vous tous,
Parce qu'on a recensé selon la presse
Plus d'une agression par semaine en un an,

J'écris ce poème
Parce qu'il faut rappeler
Qu'aimer une personne du même sexe

N'est pas une aberration,
Pas une maladie mentale,
Mais juste de l'amour,

Pas une abomination,
Pas une erreur fatale,
Mais juste de l'amour,

Pas une monstrueuse aspiration,
Pas une folie létale,
Mais juste de l'amour,

Et que l'amour ne se commande pas,
Il plante sa flèche là où il veut,
Et où qu'elle se fiche c'est merveilleux,

J'écris ce poème
Pour dire cette chose toute simple
Que l'amour est le plus beau

Et sans doute aussi
Le plus fort et le plus grand
Sentiment de l'univers,

Et que personne ne devrait
Avoir honte d'être amoureux
Ni peur de le montrer,

Fût-ce en le criant sur tous les toits,
En dansant, en chantant, en hurlant,
Face à la terre entière,

Fût-ce avec exubérance,
Avec énergie, folie et sans tempérance,
Avec joie, passion et fierté

D'être tout simplement gay.
Continuer à lire Poème pour le 17 mai