Mot composé de « mal » et le « gré », malgré est une préposition, qui s’utilise en tête d’un groupe nominal : « Je suis venu malgré la pluie ». Il est généralement fautif d’employer cette préposition en composition avec que. En effet, la locution conjonctive malgré que ne s’utilise guère que dans l’expression « malgré qu’il en eût », au sens de « bien qu’il lui en coûtât ». Il est ainsi recommandé d’éviter d’employer malgré dans des phrases telles que « Il l’a écouté jusqu’au bout malgré qu’il en avait marre ».
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« Il faut qu’on voie »
Vous avez sûrement déjà entendu cette prononciation pour le subjonctif du verbe voir : « il faut qu’on se voye / qu’on se voille ». Soit, phonétiquement : [kõ sə vwaj]. Cette prononciation n’est pas celle du français standard, qui est, bien entendu, « qu’on se voie », prononcé [kõ sə vwa]. Comment expliquer cette prononciation alternative ?
Voire !
« Il est intéressant, voire passionnant, de constater que les mots que nous utilisons tous les jours ont une histoire millénaire. » On le voit, le mot voire sert à surenchérir, et son sens est celui de la locution « et même ». Il est souvent mal orthographié, par confusion avec le verbe voir, avec lequel il n’a pourtant aucun rapport. L’adverbe voire est en effet issu de l’adverbe latin vera, formé sur le neutre pluriel de l’adjectif verus signifiant « vrai », comme le rappelle Alain Rey dans son Dictionnaire historique de la langue française.
Voyage dans le temps et dans les mots (2)
Quand on lit des textes du Moyen-Âge, on est confronté à une autre langue, avec son vocabulaire, sa syntaxe, ses déclinaisons… Les textes de la Renaissance présentent encore de nettes particularités orthographiques. Qu’en est-il aux dix-septième et dix-huitième siècles ? Poursuivons notre petit voyage littéraire et linguistique dans le temps, après notre première excursion qui nous a conduits des romans arthuriens à l’épopée joyeuse du géant Gargantua.
Non, les bus ne sont pas blindés !
Si vous avez l’habitude de prendre les transports en commun, peut-être avez-vous déjà entendu quelqu’un grommeler :
« Je n’ai pas pu monter dans le bus, il était blindé ! »
Le français, une langue difficile ?
Le français, une langue difficile ? Allons donc ! Elle n’est pas composée de milliers d’idéogrammes comme le chinois, elle ne comporte pas de déclinaisons comme le latin ou l’allemand. Plus simple en apparence, la langue française comporte malgré tout une indéniable complexité, qui explique que sa maîtrise exige de longues années d’étude.
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La langue française en chroniques
Comme nous sommes en pleine « Semaine de la langue française et de la francophonie », j’avais pensé écrire deux ou trois articles sur quelques curiosités de la langue française. Or, évidemment, je n’aurais pas été le premier à m’adonner à ce genre d’exercice. Petite sélection…
Le français, langue très vivante
Quand j’étais ado, un article de Science et Vie Junior m’avait fort intéressé (loué soit, au passage, ce magazine scientifique pour les jeunes, qui incluait une rubrique linguistique à côté des non moins intéressants articles de sciences physiques et naturelles) : j’y avais appris que 130 millions de personnes parlaient français dans le monde (1). Un nombre qui signifie qu’il y a davantage de francophones en dehors de l’Hexagone qu’à l’intérieur de ses frontières.
A l’occasion de la Semaine de la Langue Française et de la Francophonie, j’ai un peu navigué dans les sites officiels, et il semble que cette estimation doive être revue très largement à la hausse ! Le site francophonie.org affirme ainsi que « près de 274 millions de personnes peuvent être définies comme francophones de façon certaine ».