En mars 2026, nous fêterons les 20 ans des Journées Poët Poët. Mais c’est la dix-neuvième édition, celle de 2025, qui a changé ma vie…
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En mars 2026, nous fêterons les 20 ans des Journées Poët Poët. Mais c’est la dix-neuvième édition, celle de 2025, qui a changé ma vie…
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J’ai choisi ces vers d’Albert Lozeau parce qu’ils évoquent à merveille la beauté d’un matin froid, comme ceux que nous connaissons en ce moment. Le poète décrit comment la lumière hivernale et la neige peuvent apaiser le cœur. Une façon de rappeler que, même quand il fait très froid, le paysage peut offrir une vraie douceur.
Continuer à lire Citation du dimanche : Albert Lozeau
Je vous propose aujourd’hui de découvrir l’un des poèmes qui conclut Du Néon aux Étoiles, mon deuxième recueil de poèmes, paru à l’automne 2024.
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Voici une petite chanson sur le thème du feu, que j’ai écrite pour des enfants. Qu’en pensez-vous ?
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Rudyard Kipling, célèbre écrivain britannique du XIXe siècle, est surtout connu pour Le Livre de la jungle, mais il a aussi marqué la poésie avec des textes forts et inspirants. Parmi eux, le poème Si (If… en anglais), écrit en 1910, s’impose comme un véritable guide de sagesse. Il s’adresse à son fils et lui livre, en vers, une série de conseils pour devenir un homme digne et équilibré. Alors, comment Si parvient-il à transmettre un idéal de vie avec autant de puissance et de simplicité ?
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« Posidonie, j’aurais voulu, pour qu’un fleuve s’effondre dans son lit, l’embrasser sur les deux hémisphères, et poursuivre jusqu’au bout du corps, la prairie terminale, de quelle magie parlons-nous, j’aurais pu, me noyer dans les vagues de cyprine, grotesque désir, s’il n’est pas sublime, pour qu’une forêt pousse hors de son orée, l’avancée, l’attente, tout de nacre vêtue. »
Tristan Blumel, Avant-musique, Abordo, Port-Sainte-Marie, 2022.
La poésie ne peut se taire face à l’injustice. Il y en a une, particulièrement intolérable, parce qu’elle concerne des enfants. Des enfants innocents, qui n’ont rien à se reprocher, sinon de se découvrir différents. Des jeunes rejetés par leurs familles, mis à la porte, et niés jusqu’à leur existence même. Cette situation terrible m’a inspiré un poème, paru dans mon recueil Du Néon aux Etoiles.
Continuer à lire Enfance effacée : poème
Victor Hugo fait partie des poètes français les plus connus. On ne compte pas le nombre d’établissements scolaires et de rues à son nom. Il faut dire qu’il a, à lui seul, profondément marqué le roman, le théâtre et la poésie. Victor Hugo est un géant, et son œuvre n’est pas moins titanesque. Il est notamment l’auteur d’une épopée monumentale, sans doute insuffisamment lue de nos jours, intitulée La légende des siècles.
Continuer à lire « Puissance égale bonté » de Victor Hugo
Un poème dédié à tous ceux qui ne rentrent pas trop dans les cases, et à tous ceux qui souffrent.
Continuer à lire À ceux
Sans doute Jacques Prévert était-il un poète de la liberté. Lui qui refusait de s’enfermer dans une étiquette, fût-elle celle du surréalisme, ou dans un genre d’écriture, lui qui aimait à jouer avec les mots et leurs sonorités, lui qui écrivit des textes d’agit-prop et protégea des amis juifs pendant la guerre, avait la liberté chevillée au corps. On sait qu’il n’aimait pas l’école et que, enfant, il faisait parfois l’école buissonnière, avec la complicité de son père. « Le cancre », l’un des poèmes les plus connus de Jacques Prévert, est ainsi avant tout une ode à la liberté, face à une autorité scolaire uniquement perçue comme menaçante et répressive.
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La citation du jour, qui arrive un lundi au lieu d’un dimanche (on fait ce qu’on peut…), est de Philippe Leuckx, un poète belge né en 1955 dans le Hainaut, reconnu par de nombreux prix, dont le plus récent est le prix François Coppée, décerné en ce mois de juin 2024 par l’Académie française. C’est en l’honneur de ce prix que je souhaite aujourd’hui vous faire connaître un poème de Philippe Leuckx. Il est extrait de Doigts tachés d’ombre, paru aux éditions du Cygne en 2020.
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Elizabeth Guyon-Spennato m’a fait une belle surprise aujourd’hui. Elle a choisi deux de mes « Haïkus d’été », publiés dans mon recueil Concordance, et elle les a traduits en chinois mandarin, puis déclamés sur les réseaux sociaux.
Continuer à lire Deux de mes haïkus traduits en chinois
Poème adressé à celles et ceux qui découvrent leur différence.
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Cette suite de poèmes dénonce la multiplication des guet-apens homophobes qui ont eu lieu ces derniers jours. En l’espace de seulement quelques jours, la presse a rapporté plusieurs histoires tristement semblables, d’une violence insupportable. Ces poèmes sont là pour le rappeler. Ils s’inscriront au sein de mon prochain recueil.
Continuer à lire Quatre histoires qui se ressemblent trop
A rouge, E orange, I jaune, O vert, U bleu, Y violet,
Voyelles, vous avez désormais des couleurs pailletées,
A, rouge bouche ouverte, langue pourpre,
Sang de nos pères, de nos frères, victimes de stupre.
E, orange comme la Terre, version acidulée du fruit défendu,
Couleur de soleil dans nos cœurs perdus.
I, jaune acide, cri strident, peur panique,
Jaune intense, sensations excentriques.
O vert, ronde fraternelle, liens solidaires,
Nature généreuse, orifices légendaires,
U, bleus les coups reçus,
La peur et la honte, les espoirs déçus.
Et voici le mâle Y grec, fourche violette,
Fierté farouche de nos cœurs de midinette,
Virilité dressée de courage revendiqué,
Y, lettre phallique de notre gaieté.
Voyelles, dansez sous la pluie, mélangez
Les couleurs de l’arc-en-ciel fabuleux,
Marchez avec nous sur la Promenade des Anglais,
Dans un grand élan fier, solidaire et généreux.
Ajoutez-y bien sûr quelques consonnes,
L, grandes ailes de nos sœurs lesbiennes,
Suivies du G, lui aussi grand oiseau coloré,
Unis dans la joie, la gaieté, les peines,
Puis les deux boucles du B au front doré,
Enfin le T, de liberté, de fierté, d’identité,
Et bien sûr le + pour n’oublier personne.
Voyelles, consonnes,
Marchez, dansez sous notre drapeau,
Somewhere over the rainbow.
Gabriel GROSSI
24/04/24
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C’est une porte de bois, d’un beau bleu roi, ornée de métal, une porte à l’ancienne avec son gros heurtoir noir. N’ouvrant sur rien, sinon le vide, surplombant la mer et l’horizon infini. Une porte impossible à franchir, sauf à tomber de plus de deux mètres avant d’atteindre les galets. Simplement offerte à l’imaginaire, invitant à la rêverie. N’ouvrant sur rien, ne fermant pas davantage, mais donnant envie, par sa présence même, de la franchir. À quelle autre dimension accéderait celui qui en aurait la clef ? Car c’est bien cela qu’elle suggère. Il n’est pas de promeneur qui n’ait imaginé un monde derrière cette porte. Chacun a rêvé son univers, sa conception personnelle du paradis, son idée particulière du bonheur. Cette porte nous interroge : que voudrions-nous trouver derrière ? Que désirons-nous vraiment ? De quoi avons-nous besoin pour être heureux ? Quelle forme donnerions-nous au manque qui nous constitue ? Cette porte n’est pas magique, elle n’en a pas besoin, puisqu’il suffit qu’elle soit là pour que nous nous posions les bonnes questions. Elle nous rappelle à l’infini de l’horizon, comme un doigt pointé sur l’énigme. Bien vite, le promeneur reprend sa marche, retrouvant le fil de ses préoccupations quotidiennes, sa liste de tâches et d’obligations toutes plus urgentes les unes que les autres, ayant tôt fait d’oublier la porte bleue. Peut-être aura-t-elle malgré tout fait germer l’idée d’autre chose, d’un plus grand bonheur à trouver.
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Ce poème fait suite à « Être humain » et à « Aire » qui sont sur le même thème, à savoir l’anachronisme d’un siècle prétendument moderne, et le désarroi généralisé de notre époque. Le premier m’est venu en lisant et en côtoyant Laurence Vielle lors d’un précédent festival Poët Poët. Le second est assez nettement inspiré par Apollinaire. On reconnaîtra aisément que ce troisième poème s’est nourri de la lecture de Claude Ber, avec la reprise d’un procédé (la répétition), mais une finalité différente. Ces trois poèmes formeront une manière de triptyque. J’espère que vous aimerez ce poème !
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Un petit poème de circonstance, pour les grands et les petits…
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Je n’avais pas pensé que je pleurerais. Je n’avais pas anticipé cela. Se retrouver un peu bête, au téléphone, en ne pouvant parler. À cet ami, avec lequel j’avais décidé de commencer, avant le grand pas, avant la famille. Dire ces mots-là, enfin. Les laisser sortir. Dire, pour la première fois, à voix haute, à un ami, au téléphone, je suis homosexuel. Faire de cette idée, en la prononçant enfin à voix haute, une réalité. Beaucoup de tensions, beaucoup de poids, soudain libérés, d’un seul coup. J’ai compris, à ce moment-là, que je vivais, jusqu’alors, comme écrasé. Je n’avais pas imaginé ce poids, je ne m’en rendais pas compte, et il s’est soudain volatilisé. Je découvrais la légèreté.
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Le néon rose grésille sous la pluie grise. Un arc-en-ciel se devine sur la porte. Cela sent l’alcool et la solitude. Quelques visages tristes, les traits tirés, regardent leurs verres, pour tuer le temps. Les yeux glauques se perdent dans le vague, suivant les fissures du plafond. Un vieux haut-parleur crachote « It’s raining men ». La drag queen ne danse plus. Son maquillage à moitié décomposé dessine des ombres étranges sur son visage fatigué. Elle a enlevé ses talons aiguilles. Au fond de la salle presque vide, un client est absorbé par son téléphone, le visage bleui par la lumière de son écran. Le serveur désœuvré a abandonné ses poses maniérées et ses clins d’œil aguicheurs. Un homme sans âge, affublé d’une tenue improbable, tente d’attirer l’attention, se déhanchant en vain sur la piste déserte. La boule à facettes ne tourne plus. Quelques dépliants ont été oubliés sur une table basse. La gay pride est terminée, l’homosexualité redevient quelque chose de triste.
Gabriel GROSSI, mardi 12 décembre 2023
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