Archives du mot-clé poésie française

Lecture de poèmes de Jean-Michel Maulpoix

Quoi de mieux, en ces temps d’enfermement, que de s’évader par la lecture ? Profitons de cette période où nous sommes fréquemment à la maison pour lire de la poésie, et pour découvrir des poètes contemporains. Aujourd’hui, je voudrais vous lire quelques poèmes extraits d’Une histoire de bleu, le plus célèbre recueil de Jean-Michel Maulpoix.

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« L’éveil de Pâques » de Verhaeren

En ce lundi de Pâques, je vous propose la lecture d’un poème d’Émile Verhaeren, intitulé L’éveil de Pâques. Il est publié dans la troisième série de Poèmes parue au Mercure de France, qui rassemble les recueils Les Villages illusoires, Les Apparus dans mes chemins et Les Vignes de ma muraille. C’est dans ce dernier ensemble que l’on trouvera le sonnet de L’éveil de Pâques.

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« Neige danse vent dans les feuilles
Ce mouvement sans fin des herbes
Cette en-allée que rien ne peut rompre
Une beauté nue que la main ne peut prendre »

Laurence Chaudouët, La Grâce ou l’Oubli, Les Presses Littéraires, coll. « Florilège », 2020.
Prix de poésie 2020 « Yolaine et Stephen Blanchard »

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« J’ai serré mon ami contre mon cœur. C’était
après la grande traversée des rêves,
et le matin pesait sur nous avec son grand secret de flamme
qui brûle à neuf le monde ancien.
J’ai dit : cette journée doit être belle,
marchons parmi les rues, sachons
saluer la lumière, fût-elle grise,
viens avec moi.
Mais il tournait son visage contre mon cœur.
Alors je dis : sachons inventer la lumière
qui est cachée dans un regard. »

Jean-Yves Masson, Onzains de la nuit et du désir,
d’après l’édition bilingue italienne Stanze della notte e del desiderio,
trad. Marco Vitale, Jaca Book, Milan, 2008,
via « Google Livres ».

« Sensation » de Rimbaud

Je vous l’accorde, il n’y a rien de très original à déclarer aimer « Sensation » de Rimbaud, dans la mesure où il s’agit de l’un de ses poèmes les plus célèbres. De fait, vous en trouverez déjà de nombreux commentaires. Aussi, je voudrais vous proposer ce soir rien de plus qu’une lecture personnelle de ces vers incontestablement sublimes.

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« Brumes et pluies » de Charles Baudelaire

Je commentais il y a quelque temps le « Soir d’octobre » de Paul Verlaine, où le poète faisait l’éloge de cette saison pourtant froide et humide. Je voudrais aujourd’hui rester dans le même ton en vous invitant à découvrir « Brumes et pluies », un poème de Charles Baudelaire extrait des Fleurs du Mal.

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Des poèmes qui font du bien

C’est peu dire que nous vivons une période anxiogène. Une pandémie qui dure et ne faiblit pas, des violences et des assassinats, des catastrophes naturelles… Sans doute importe-t-il de se préserver un peu. Pourquoi ne se détournerait-on pas, pour un temps, des nouvelles angoissantes des journaux télévisés, pour découvrir quelques poèmes ? La lecture de poésie peut-elle faire du bien ? Un peu de beauté dans ce monde de brutes !

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« Pleure comme si la rivière était entrée en toi
disent les gens de l’eau
Et laisse ta voix derrière toi pour mieux t’écouter par temps de pluie »

Vénus Khoury-Ghata, Gens de l’eau,
Paris, Mercure de France, 2018,
via « Google Livres ».

Le poème d’à côté: Henri Michaux

Le poème d’à côté

Né en 1899 et mort en 1984, le poète d’origine belge Henri Michaux aura connu la plus grande partie du XXe siècle. Son œuvre inclassable le range aux côtés des plus grandes voix poétiques de son temps, comme celles de Valéry, Supervielle, Perse ou encore Guillevic. L’un de ses poèmes les plus connus et les plus enseignés s’intitule « Le grand combat » : l’auteur y multiplie les inventions lexicales, au point de donner l’impression d’avoir créé une langue nouvelle, tout en demeurant capable de suggérer un violent combat, un corps à corps qui peut rappeler certaines chansons de geste, dans un poème truculent et jubilatoire. Je vous invite aujourd’hui à considérer le poème d’à côté, du moins celui qui est publié juste avant dans l’anthologie L’espace du dedans.

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Élitiste, la poésie contemporaine ?

C’est un fait : les ventes de poésie sont dérisoires à côté de celles du roman. Et il n’est pas rare de rencontrer des personnes qui, bien que plutôt cultivées par ailleurs, seraient bien en peine de nommer ne fût-ce qu’un seul poète vivant. Est-ce à dire que la poésie contemporaine serait trop élitiste ? C’est en tout cas le ressenti de plusieurs lecteurs de ce blog, qui m’ont témoigné de leur difficulté à réellement apprécier certains poèmes. Plutôt que de me contenter de répondre de façon personnelle, j’ai posé la question sur les réseaux sociaux, à de nombreux spécialistes et passionnés de poésie. Voici ce qu’il ressort de tout cela.

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« Hopkins forest » d’Yves Bonnefoy

Depuis les années cinquante jusqu’à sa mort en 2016, Yves Bonnefoy n’aura eu de cesse de poursuivre l’idéal d’une poésie tout à la fois simple et authentique. En 1991, il publie le très beau recueil intitulé Début et fin de la neige, où c’est avec une grande sobriété et une économie de moyens qu’il dit cette réalité insaisissable de la neige. Le poème intitulé « Hopkins forest » est précédé de deux sections où la neige apparaît tout à la fois ordinaire et extraordinaire, inscrivant la possibilité d’un émerveillement au sein même du quotidien. La troisième section, en vers libres comme les précédentes, est centrée sur un lieu, cette « forêt de Hopkins » qui semble située « entre Princeton Junction et Newark », aux États-Unis d’Amérique.

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Dictionnaire Jaccottet

Difficile de présenter un poète sans être trop scolaire, de donner un aperçu de la diversité de sa poésie sans être trop long, et si possible de donner envie de le lire. Aujourd’hui, je voudrais vous présenter l’une des plus grandes voix de la poésie française contemporaine, à savoir Philippe Jaccottet. Afin d’éviter les réflexions trop magistrales, j’ai choisi la forme du dictionnaire. J’ai donc retenu quelques concepts-clefs qui me paraissent éclairer la poésie de Philippe Jaccottet.

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« Juin » de Leconte de Lisle

Je vous présente aujourd’hui un poème de saison, puisqu’il s’intitule « Juin ». Ce poème fait partie des Poëmes antiques de Leconte de Lisle, recueil paru en 1852, la même année donc que les Fleurs du Mal de Baudelaire.

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D’autres « Amours »

Si vous me parlez du recueil des Amours, je comprendrais que vous évoquiez le célèbre recueil de Ronsard paru en 1552. Le grand poète de la Pléiade y célébrait son amour pour Cassandre Salviati, une jeune fille que le poète, clerc tonsuré, ne pouvait que rêver. Dans la logique de la rubrique « Le poème d’à côté », je vous invite aujourd’hui à découvrir d’autres recueils du même titre.

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La revue Nu(e) célèbre Salah Stétié

Le dernier numéro de la revue Nu(e) a été mis en ligne à la fin du mois de mars. Cette revue a déjà dédié soixante-et-onze numéros à la poésie contemporaine, chaque opus s’intéressant à un poète à travers un entretien, des inédits, des poèmes d’amis, des œuvres plastiques et des articles critiques. Ce dernier numéro est consacré à Salah Stétié, poète français d’origine libanaise qui, depuis les années soixante, fait œuvre de passeur poétique entre Orient et Occident.

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Baudelaire : « Le joujou du pauvre »

Si vous aimez les Fleurs du Mal de Baudelaire, vous découvrirez avec plaisir les Petits poèmes en prose, certes différents dans leur forme même comme dans leur style, plus légers sans doute par leur forme narrative, mais non moins plaisants à lire. Aujourd’hui, je voudrais vous faire découvrir le dix-neuvième de ces poèmes en prose, à savoir, donc, « Le joujou du pauvre ».

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« Magnitudo parvi » de Victor Hugo

Durant toute ma scolarité, secondaire comme supérieure, je n’ai que très rarement eu affaire à Victor Hugo, lequel est donc un poète que j’ai largement découvert par moi-même. Aujourd’hui, je voudrais vous présenter un très long poème des Contemplations, intitulé « Magnitudo parvi ».

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