Archives du mot-clé XIXe siècle

Introduction à la littérature du XIXe siècle

On peut dire du XIXe siècle qu’il est le siècle des révolutions. S’il fallait en effet ne retenir qu’une chose de ce siècle si divers, ce serait cela. Le XIXe siècle a connu une succession incroyable de régimes, de révolutions, de contre-révolutions, de guerres et de bouleversements en tous genres.

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Un poème à la loupe : Arthur Rimbaud

Rimbaud fut une comète dans le paysage poétique du XIXe siècle. En deux ans, de 1870 à 1872, il rédige l’essentiel de son œuvre poétique, avant d’abandonner définitivement tout intérêt pour la littérature. Et que d’évolutions dans un temps si resserré ! Le poème que l’on va lire se situe vers la fin de ce parcours : Rimbaud y ose un mètre bref (cinq syllabes). La vigueur de la jeunesse côtoie une immense amertume.

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La poésie française au XIXe siècle

Avis aux amateurs de littérature et aux amoureux des mots ! Aujourd’hui, nous allons entreprendre un voyage littéraire et poétique au cœur du XIXe siècle. Une période passionnante et riche en rebondissements, qui a vu notre pays se transformer radicalement, et où les bouleversements sociétaux et politiques nourrissent l’inspiration des poètes. On assiste au XIXe siècle à un profond renouvellement des esthétiques poétiques. Cette époque ouvre une ère qui nous concerne encore aujourd’hui. Que vous soyez simple amateur de littérature, élève en quête d’une synthèse agréable ou encore enseignant préparant des cours, laissez-vous embarquer dans l’aventure des mots !

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Le corps en poésie

C’est le thème du corps qui a été proposé par Marilyne Bertoncini pour la prochaine anthologie numérique de « Jeudi des mots.com ». J’ai bien envie de participer si j’en ai le temps, la date butoir se trouvant le 11 janvier. En attendant, je voudrais proposer une petite réflexion sur le corps en poésie.

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Que lire le soir d’Halloween?

À l’approche du 31 octobre, je voudrais vous parler du fantastique et du merveilleux en littérature. Très souvent, trop souvent sans doute, la littérature réaliste a toutes les faveurs, seule jugée digne d’être nommée Littérature avec un grand L. Même lorsque de grands écrivains ont écrit des histoires où le merveilleux et le surnaturel ont leur place, ce n’est pas ce qui est mis en avant. Je pense à Balzac, dont La Peau de chagrin est un chef d’œuvre, moins souvent cité que Le Père Goriot. Alors, aujourd’hui, en cette journée d’Halloween, faisons place au fantastique, au merveilleux, à l’étrange, voire au monstrueux.

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Promenade niçoise au dix-neuvième siècle

J’aime Nice. Certes, je préfère la campagne à la ville, mais, pour une ville, Nice est très intéressante. Dans une surface somme toute assez réduite, on y trouve une très grande diversité de témoignages du passé. Toutes les périodes historiques, de la Préhistoire à nos jours, sont représentées. Ces monuments nous racontent une histoire sensiblement différente des grandes lignes de l’Histoire qu’on nous apprend à l’école : Nice n’est française que depuis 1860, et est donc restée étrangère aux grandes dates de l’Histoire de France. Pour ce cinquième épisode de nos « promenades historiques », je vous propose de découvrir quelques unes des traces que le dix-neuvième siècle a laissées dans Nice.

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« Le vin du solitaire » de Charles Baudelaire

Si j’ai choisi de vous parler aujourd’hui de ce poème, c’est qu’il fait partie de ma liste des poèmes les moins connus des Fleurs du Mal. En effet, je me suis amusé à compter le nombre de résultats proposés par Google pour chacun des poèmes du célèbre recueil. Il semblerait ainsi que ce sonnet ne fasse pas partie des plus fréquemment évoqués. Sa lecture ne manque pourtant pas d’intérêt.

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« Pas sur la neige » : poésie, peinture, musique

La rencontre de la poésie, de la peinture et de la musique dans l’œuvre de Jean-Michel Maulpoix a été au cœur de l’un des chapitres de ma thèse. Peinture et musique apparaissent, pour le poète, comme des idéaux convoités mais inaccessibles. Au-delà du rêve d’une écriture picturale ou musicale, le poète fait référence à des œuvres précises. C’est ainsi que le recueil Pas sur la neige, paru en 2004 aux éditions du Mercure de France, rend hommage au prélude éponyme de Claude Debussy, tout en évoquant de nombreuses représentations impressionnistes de la neige

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Autres poètes du XIXe siècle : les Romantiques

Nous, lecteurs du XXIe siècle, sommes encore très imprégnés de la poésie du XIXe siècle. C’est que, de la poésie dite « moderne » à celle dite « contemporaine », il n’y a pas rupture mais continuité. Nous sommes les héritiers directs de Hugo, Baudelaire, Rimbaud, Verlaine, Mallarmé. Ces cinq poètes constituent, à coup sûr, les phares de la modernité. Ils sont parmi les plus lus, et les plus enseignés. Pourtant, le XIXe siècle ne saurait se réduire à ces quelques figures. Je vous propose de découvrir d’autres noms de la poésie française du XIXe siècle, en commençant, pour aujourd’hui, par des Romantiques.

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« À une passante » de Charles Baudelaire

C’est aujourd’hui d’un poème extrêmement connu que je voudrais vous parler. Je n’entends pas en proposer un énième commentaire, puisque vous en trouverez déjà une multitude sur Internet. Je voudrais simplement montrer en quoi ce poème mérite pleinement d’être versé au dossier de « L’éphémère », thème du Printemps des Poètes 2022.

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« La femme sauvage et la petite maîtresse » de Baudelaire

Quel nom, plus que celui de Baudelaire, est étroitement associé à l’idée même de poésie ? Presque tous les poètes contemporains vous le confirmeront : Baudelaire reste le père de la modernité poétique, une référence incontournable, un visionnaire doublé d’un génie des mots. Il n’a pas eu besoin de publier des dizaines de recueils pour se forger cette réputation. Un livre tel que Les Fleurs du Mal se suffit à lui-même. Moins connu est cet autre chef-d’œuvre que sont les Petits Poèmes en Prose, également appelé Le Spleen de Paris. Et c’est de ce dernier ouvrage qu’est extrait le poème dont je vais vous entretenir aujourd’hui.

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Desbordes-Valmore : « La jeune fille et le ramier »

Née en 1786 et morte en 1859 à l’âge de 73 ans, Marceline Desbordes-Valmore est l’une des figures féminines de la poésie les plus connues. Son poème le plus célèbre s’intitule Les roses de Saadi : le dessinateur de bande dessinée Gotlib a d’ailleurs proposé, dans une de ses planches, une parodie d’analyse critique de ce poème, dans laquelle il se moque non pas de la poète, mais de ceux qui se laissent aller trop facilement à une lecture misogyne. Dans la logique de la rubrique « Le poème d’à côté », je vous propose aujourd’hui la lecture du poème qui suit immédiatement celui-ci dans le recueil des Poésies de Marceline Desbordes-Valmore, paru en 1860, un an après la mort de la poète.

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Napoléon à travers ses monuments

On m’a récemment offert un beau livre d’Histoire, qui retrace la vie de Napoléon à travers les différents lieux et monuments qui ont marqué son parcours, et qui demeurent des traces de son règne. Ce livre, co-écrit par Stéphane Bern et Lorànt Deutsch, est tiré d’une émission télévisée diffusée sur France 2. Intitulé Laissez-vous guider sur les pas de Napoléon, il se situe à mi-chemin du livre d’Histoire et du guide touristique. Il est paru en avril 2021 aux éditions Michel Lafon.

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Le « Florilège » du mois de juin

Chaque trimestre, donc quatre fois par an, paraît la revue dijonnaise Florilège, qui rassemble, dans chacun de ses numéros, un grand nombre de poèmes, souvent inédits, mais aussi des chroniques et des critiques qui informent de l’actualité éditoriale de la poésie.

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« Brumes et pluies » de Charles Baudelaire

Je commentais il y a quelque temps le « Soir d’octobre » de Paul Verlaine, où le poète faisait l’éloge de cette saison pourtant froide et humide. Je voudrais aujourd’hui rester dans le même ton en vous invitant à découvrir « Brumes et pluies », un poème de Charles Baudelaire extrait des Fleurs du Mal.

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« Un soir d’octobre » de Paul Verlaine

C’est en octobre 1862, à l’âge de dix-huit ans, que Paul Verlaine écrivit le poème dont je vais vous parler aujourd’hui. Ce poème, classé par Wikisource parmi les « Premiers Vers » du poète, est antérieur aux pièces plus célèbres des Poèmes Saturniens. Il a été publié dans un ouvrage d’Edmond Lepelletier consacré au poète, et paru en 1907. J’ai choisi ce poème car il est bien de saison.

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« L’hirondelle au printemps » de Victor Hugo

En cette fin avril, il est bon de relire ces beaux vers de Victor Hugo, certes rédigés en juin (si l’on en croit la date indiquée en fin de poème), mais qui parlent pourtant du mois d’avril. Suivons avec le poète l’hirondelle et la fauvette, et savourons la quiétude et l’harmonie qui émanent de ces vers…

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