Mamie

Quand les poètes dédient des poèmes à leur proches, c’est trop souvent que ces derniers sont disparus. Aujourd’hui, je veux dédier un poème à ma grand-mère de son vivant.

Pas un hommage grandiloquent, non. Quelque chose de simple, pour lui dire que je l’aime. Parce qu’elle me le dit très souvent, en direct ou au téléphone. Cela me touche énormément, et en même temps, il n’est pas facile de répondre à cela. Sauf peut-être par un poème.

Nous nous entendons très bien, elle et moi. Elle aime bien rire et faire rire. Elle aime raconter sa vie et celle de ses propres parents et grands-parents : certains épisodes sont dignes d’un roman, que j’aimerais bien écrire un jour.

Nous avons beaucoup de souvenirs de vacances en commun. De vélo, de rando, de ski, de baignades. De beaux repas de famille dans sa maison de l’arrière-pays varois. De bouquets de fleurs qu’elle adore cueillir.

Depuis que papi n’est plus là, nous passons davantage de temps ensemble. Je vais la voir, le soir, après l’école. Nous nous réunissons aussi chez ma mère, le week-end. L’absence lui est ainsi plus supportable.

Mon poème n’est pas innovant, ni dans la forme, ni dans le contenu, mais, ce soir, j’avais besoin de l’écrire. De dire, publiquement, dans un texte qui puisse être lu par tous, cet amour-là. Dire cette connivence, cette entente, cette compréhension que nous avons par-delà les générations. Ce plaisir que nous avons de nous retrouver.

Alors, comment conclure, sinon par un je t’aime et par un merci ?

Merci. Mamie. Je t’aime.


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4 commentaires sur « Mamie »

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